I
En cela : pour qui réside au fond du temps pour retrouver pour entendre une fois nouvelle le bruit le choc les émotions nous sommes nous tournons nous commençons comment le dire comment le faire s’il faut voir s’il faut essayer
Je tourne et tu comprends nous sommes au sommet une vie des élans le saut vers l’inconnu les traits les cailloux jetés l’eau est étrange tu es si proche si tendu de mains en mains avec les galets tu tournes aux ricochets
Tu éloignes les ombres à mains perdues le cœur ouvert le silence sur la peau on cherche tu trouves encore plus la raison les outils je pose au sable le métal la vie le cœur apparent pour calmer il faut encore casser le poignet
II
En cela : poignet tu lances les galets polis malédictions tu cherches ici à rompre le sort mauvais anathème simplicité du temps il coule un plus un plus un encore et encore nous allons d’un temps à l‘autre à la vie au sommet
Montagnes et rivages tout pour tout et sans rien entendre il flotte le bras nu le poignet cassé une douleur sur le côté sous le doigt les images nous ne sommes rien ni en plus ni en moins à la surface fermes si contenus au visage
Les rides les expressions je tourne tu affleures et rien pour rien le silence des nuages le calme des forêts au flanc de la montagne au tour il te regarde tu cherches nous irons nous partirons je suis celui qui vient : il lance une pierre
III
En cela : le soleil est une évidence David vers Goliath le poignet cassé libère le galet tu cherches les explications la technique la psychologie les choses de la raison pour effacer les drames je suis au retour nous comptons les pierres
Aussi Jetées tu tournes au bout du bras le poignet cassé la fronde les armes à suspendre je te tiens tu menaces nous sommes à rouler au flanc entre les meules foins fauchés récolte rentrée il nous reste à protéger notre avenir
Son sang sur nous et sur nos enfants je tourne tu comprends il reste à redresser le camp adverse les heures oubliées je tourne tu revois le je le tu ils sont à faire le monde si l’univers je renverserai Ô cœur tu exploses allons
IV
En cela : vers la fin les choses sont cachées un cœur abandonné des lèvres pour toujours muettes les larmes la silhouette les arbres je te tiens encore dans la main je n’ai aucun souvenir de tendresse véritable pour dire je fuis
Tu restes sans trembler il est possible que nous soyons tenus de tout effacer les morts les pauvres morts un rang sous les arbres pour que soit signée la liberté je suis sur le côté au bord de la rivière je plonge ou le regard est
À l’eau entre les feuilles je te suis tu me cherches nous sommes en traces en mains l’un l’autre qui ne nous trouvons plus nous allons je n’en reviendrai pas la vie en ce moment nous échappe tu perds ton sang à gros bouillons
V
En cela : il a fui nous nous sommes cachés tu tiens à effacer il n’y a plus de nom il signe un peu de sainteté au nom de ceux qui nous ont précédés je cherche le retour je te compte trésor parmi les choses les plus précieuses
Tu reviens de l’oubli tu suis le fil de feuilles en feuilles aux branches un jour d’éclipse j’ai vu la lune entre les feuilles nous étions sous le charme tête trop ronde image noire soleil à effacer tu ignores le reste de nos vies : ô ce cœur
Si éloignés deux cœurs dépareillés la vie en alternance je suis celui qui te retiens encore nous n’avons plus jamais parlé nous sommes des ombres David Goliath le petit le grand nous sommes vaincus sur les galets polis
07 août 2024.
En cela
RépondreSupprimeril faut essayer
les ricochets
poignet
galets polis
lancer
vie
au sommet
montagnes
rivages
visage
rides
lancer
la pierre
soleil
pour effacer
au bout du bras
sang de l’avenir
cœur
en éclats
abandonné
fuir
ou bien
rester
tout effacer
et puis
signer
la liberté
au bord de l’eau
entre les feuilles
revenir
de loin
un jour
d’éclipse
de lune ronde
et soleil noir
le cœur en vie
nos cœurs
disjoints
galets polis