28.9.26

rien de grave


I 

 

Je nous tu il le sens des choses le poids tu tiens nous venons ils sont abandonnés je reprends cela tourne du dehors au dedans fuis et cherche de cercle en cercle j’y reviens je passe le temps tu verras 

 

Comprends nous ne tournons à rien le grave des heures à sonner le calme tu abandonnes allons plus vite nous montons les sanglots les fenêtres oubliées ce qui arrange tu débarrasses sinon je commence 

 

Nous partirons haut plus en chœur nous avançons je marche à ton pas tu tournes nous inventons les murs débarrassés du sens des choses du calme enfin tu tournes vers le printemps ici tout est sacré

 

II 

 

Des histoires à prendre reprendre comprendre tu viens ici je parle d’émotions tu égrènes le reste il faudrait oublier les heures les saisons matin levé soir finissant jours et nuits les ombres réglées oh largement 

 

Du malheur dans l’effondrement tu cherchais le sommet tu trouverais la rive les choses flottaient copeaux feuilles livres défaits soleil attaché les ombres les sanglots tu te parles de larmes de sacrifices jour pour jour 

 

Nous allons en y pensant nous en reviendrons d’avancées en manquement il reste le fond des choses les verres brisés le moment calme laissons-nous visiter voyons ce qui tourne au calme et connaisse le bien gravé 

 

III 

 

Je n’aurais rien fait pour ce soir le ciel arraché le soleil caché les tables couvertes le ravissement en dessous les pieds nous remuons nous nous tenons de couleurs et de joies pour ce soir si étrange ici  

 

Tu saisiras si rien n’est grave le calme les yeux éblouis le reste des temps tu comptes le fond de la poche tu pardonnes nous sommes revenus nous allons à la vie tu cherches le sourire tu charges ce qui est parti

 

Le reste d’or la main sur la peau le temps à revenir les heures à éblouir attends retiens la vie en ce jardin d’épines et de sensations de cailloux gravés je tourne tu reviens un soir faisons un rêve là rien de grave  


24 décembre 2024.

25.9.26

Je le sais nous allons nous tenons le sens


A

 

Aussi du froid tu tournes vers le soleil oh prendre le ciel noyer les branches les feuilles le calme un mensonge de roi les causes pour tout dire je tourne tu trembles nous avançons il faut tenir tu tiens les fleurs pour nous dire tout 

 

Au commencement nous sommes là nous allons loin nous revenons je le sais je le pose tu tiens les pierres dans le creux main ferme jambes tendue nous allons si tu le sais nous comptons les bourgeons tu rêves ici tu essuies la vie 

 

Au sens tu viens je tourne le poids des choses utiles ce qui vient je ne tiens rien je cherche tu essaies le calme la crainte petites fleurs encore en coin branches tordues écorces effritées je le sais nous allons nous tenons le sens

 

B

 

Dès ce moment pierre tu tiens les sols les astres comprendre je suis nous tenons la vie les heures tout vient je suis sur le socle sous les pieds le sens le compte il nous reste chaque pourquoi les raisons de tout ce qui te tient 

 

Du fond aux âges il faudrait tenir la corde soutiens-moi ne tourne pas tiens bien ce qui me change je suis assis je suis à voir si beau pour faire ce qui nous perd ce qui nous retient : sens le vent souffle un reste d’air en plein ciel

 

Le rêve tourne je tiens tu songes si nous rangeons les pierres laisse le soleil prendre le ciel les branches les feuilles le calme on cherche ce qui tient : sens les heures je tourne tu viens d’un mur à l’autre je le sais tenons le sens


23 décembre 2024.

retour Et

Et naître 
petits et froids
au moins 
nous entendons 
nos rêves

nous allons loin
sommes vilains
nommons les choses
la trame des tempêtes
le calme des évidences
les deux bouts de la chance

l’hiver
nous voyons la jetée
la rive lointaine
en si peu de temps

Et sur la face
le temps fini

24.9.26

Et


I

 

Et n’être si on ne le disait vilain ou pauvre je te suis tu erres nous sommes souffrants tu vois le hère on arrive à l’héritage les mots à profusion l’histoire cherchez la porte ouvrez : ouvrez : nous sommes petits 

 

Et froids fidèles comme cela est vu sans figure sans rien ne comprenons ne disons ne voyons ni la rue ni les marches nous sommes du balcon nous voyons le dessus des vagues et toi et toi noble océan au moins nous t’entendons 

 

Et nous rêvons la vie et la lumière qui commencent nous germerons le verre le souvenir le pied qui tient la vue qui tourne nous ne comprenons plus nous ne disons plus rien les jours commencent ouvrez : ouvrez : nous allons loin 

 

II

 

Et pour être vilain et froid sans fin à la suite les erreurs tu changes nous avançons de sable de cailloux de preuves tu tiens la main sur le pavé tu vois ce qui n’est pas encore je vois j’entends tu tiens toutes les choses par leur nom 

 

Et trame le parcours d’un rayon à un nuage les feuilles les arbres oiseaux nous crions le matin nous volons je te suis tu reviens la clarté entre les heures je ne suis plus je ne tiens plus nous allons du rire aux tempêtes en sac

 

Et calme en évidence les oiseaux dans le ciel dans l’espace au ciel sur l’océan des nuages de silences la vie au-dessus de tout : la lumière : à prendre nous allons nous choisissons nous tiendrons cette chance aux deux bouts

 

III

 

Et par l’hiver quand tu cherches à travers vallons et forêts nous sommes au froid et vilains quel bruit mené il faut en convenir nous racontons la vie nous la voyons et si tout est compris je tremble nous nous voyons la jeter  

 

Et en avant la rive est lointaine sommes-nous dans l’air ou sur les eaux sur ce qui nous contient je suis si peu nous allons et bruit mené et clous jetés en sac en rivière si tu le veux nous allons encore loin depuis si peu de temps 

 

Et sur la face dans l’oubli nous sommes éloignés nous comprenons faces secrètes tout tombe sur la tranche dans le silence du sac de la rivière des heures de l’ensemble je suis atteint nous tenons tant à la réalité ô temps fini

 

21 décembre 2024.

retour entre les doigts

Songes de ciels et de cailloux 
heures oubliées - soleil brouillé
oiseaux sous les nuages 

un arbre appelle un arbre 
leurs troncs sont en fleurs 
les feuilles liées aux branches 
deux cœurs sous l’écorce

doigts de feuilles
_____ cheveux de soie 
__________ fil de l’ange


Les cœurs palpitent sous la peau 
bouches en sang à chaque mot
rare la parole du jour nouveau

sur chaque feuille une perle d’eau
la nuit en larmes refait son lit
un soleil noir souffle la déchirure


Les doigts démêlent les ombres 
souvenirs des heures fiévreuses 
sous l’écorce et les feuilles

les cœurs sont de pierre
sous le feu des épreuves
les heures rognent le temps

la brûlure est sévère
sur les épaules pèse la vie
un reste de plume en sursis

22.9.26

entre les doigts


I

 

On songe on en revient il nous faut je l’entends le ciel les cailloux nous marcherons un pas plus tranquille la vie sur le côté aux heures oubliées le soleil nous conforte il nous reste le ciel les oiseaux au retour les nuages là 

 

La conscience le pied les heures à oublier un arbre plus un arbre des troncs des fleurs des feuilles des branches nous revenons le cœur battant il faut la chaleur les mains sur la peau le pouls entre les doigts un cadeau 

 

Tu retiens un cent un sac plein tu demeures nous achetons des indulgences nous pénétrons on en serait à soulever un à un les cheveux entre les branches au soleil les cailloux l’écorce les petits animaux courent 

 

II

 

Un arbre plus un arbre des troncs des fleurs des feuilles des branches le sort s’acharne nous tenons nous devenons cheveux démêlés touffe par touffe un sac un cent le pouls entre les doigts le sang au-dessus de nous 

 

Nous triompherons nous sommes à l’heure des confidences entre les doigts sous la peau le cœur bat la bouche est libre nous disons chaque mot nous tournons la langue une fois l’émotion sincère un poids au cœur 

 

Nous disons des choses rares jardins entendus tout brille l’eau sur chaque feuille n’oubliez pas un jour il pleuvait une nuit il gelait demain tout recommencera je suis tenu nous rendrons compte au monde du soleil fixé

 

III

 

À l’heure des confidences entre les doigts sous la peau le cœur battu les ombres démêlées les souvenirs les heures inquiètes nous avançons nous tenons une main les doigts sur l’écorce branches feuilles petits animaux 

 

Une idée neuve le carreau le bec pour s’y poser le sang au-dessus d’eux ici ils arrivent nous sommes un peu plus à l’heure du triomphe je te laisse une pierre sur le cœur je te donne le poids une épreuve qui dévaste le feu

 

Nous brûlons nous y sommes nous revenons nous entendons nous comprenons les épaules le tronc la vie les yeux écartés un reste de plume le chant plaintif petit animal perdu entre l’écorce les doigts près de nous

 

IV

 

Pour s’y poser le sang au-dessus d’eux ils arrivent nous y sommes tu entends le sursaut tu tiens ce qui nous emporte rentrons nous tirerons la toile les yeux se fermeront adieu peut-être va-t-il pleuvoir onde chère 

 

Le temps pour revenir les herbes les yeux les cailloux le cœur entre les doigts nous agitons nous comprenons au reste tout est à prendre la vie les yeux les larmes histoires dites cœurs éclairés le ciel d’un cœur soupiré 

 

Un seul moment une seule ouverture les yeux dans les nuages tout commence à brûler comme nous revenons le moment de l’air frais des couleurs nous nous calmons si rien de ce qui nous reste ne reste à l’avenir  

 

V

 

Les herbes les yeux les cailloux le cœur entre les doigts nous agitons nous arrivons nous régnons sur les bois les prairies l’avenir du temps nous cherchons un présent nous défendons ce qui descend de ce qui remonte 

 

Les troupeaux les familles la vie à travers les forêts les vallons perdus les sources secrètes une ferveur pour la reconnaissance nous sommes depuis toujours nous avançons au calme au ciel les yeux ouverts encore sourire

 

La vie les petits animaux entre les doigts nous avançons nous comprenons le sort s’acharne nous tenons nous devenons les cheveux démêlés touffe par touffe un sac un cent le pouls entre les doigts bat le sang 

 

18 décembre 2024.

retour laisse-moi

Nous sommes 

le soleil des sabliers
les insectes sur le fil 
cicatrices du silence 
le temps des nuits d’absence
les mains de chaque jour 

le réveil du temps passé
les pierres du chemin
l’obscurité des jours
la trame d’un ciel absent
les fils de l’espérance

le miroir de l’inconstance
les rivières de sable roux
qui glissent entre nos mains
le grain d’une peau aimée
la douce nuit qui marche

rien de grave

I    Je nous tu il le sens des choses le poids tu tiens nous venons ils sont abandonnés je reprends cela tourne du dehors au dedans fuis et ...