30.6.26

Retours, amants éperdus


"Ne te souviens plus des tourments.

Tout n'est que plaisir.

Que les chagrins s'enfuient de ton cœur !

Tout n'est que jouissance !

Le jour du plaisir, de la jouissance, est arrivé.
Oui, oui, la vie, oui, oui, le cœur, oui, oui"


Dorio 30/06/2026 12:26

assiette décorée par Picasso : « el arrastro » les mules traînent le taureau mort hors de l’arène

https://onlineonly.christies.com.cn/s/picasso-ceramics/pablo-picasso-1881-1973-56/200760

https://www.centrepompidou.fr/fr/ressources/oeuvre/cEnpjdb

UNE PIÈCE RATÉE

Trop tôt Trop tard

Raté Loupé

Les lettres glissent

Et se fracassent

L’alphabet bout

Dans l’encrier

Mais bout à bout

Ça a donné cette pièce

Je la donnerai au potier

De Biot ou de Vallauris

Qui en fera une Picassiette

29.6.26

amants éperdus


J’ai traversé 

tu creuses 

un trou de nécessité 

taureau fondu dans le sable 

un vieux chien qu’on aime 

si je le fais si tu le dois 

du trou de sable tu t’arraches 

corps lié serrant le poing 

au-devant des colonnes : 

ô bien et si bon


Unis un peu : 

de tout le si petit 

je suis à terre

devant tu reviens au seuil 

nous sommes arrêtés 

depuis le jour et derrière 

le temps sans confondre 

une seule fois 

un seul regard levé 

ô fleur ô sable : ô 


Taureau porté grains lavés 

à mon ravissement 

Europe éblouie 

nous sommes devant 

je te cherche 

le vieux chien Argos 

la reconnaissance d’Ulysse 

et de Laërte heureux 

dans votre royaume 

serviteurs amants éperdus : ô furieux 

 


28 août 2024.

26.6.26

Nous y serions


I

 

Nous y serions : d’un bord vers l’autre d’une seconde fois à un reste tu trouves la vertu tu cherches disons que ferons-nous en ces moments dans cette stupeur je te vois tu commences nous allons restons : là 

 

Dire ici cela va et tout bouge je le vois tu es passé nous allons du bleu au rouge un torrent le contournes-tu j’allais mon rêve à son rythme et de toits en cascades du plus profond à l’eau qui dort je te donne : quoi

 

Ici prend l’eau éclatée les yeux ouverts ce qui est pour ton reste : les choses la vie errante tu y reviens toujours la liberté un bond un écart d’un sommet vers le fond les heures nous déposent tu es ce moment en tout  


II

 

Nous y serions : à ce moment tu tournes je commence nous finirons quelle heure quels remords les choses fractionnées les larmes oubliées le petit doigt je tourne tu conviens nous crions je te vois : tu fermes le cœur et les yeux

 

Comment se donner il faut compter avec la chaleur comme ce qui concentre le poids aux épaules la tension bras et jambes tu y reviens la ferveur tu râcles le coffre de fer une chose pour l’autre un regard l’oubli ici tu avances 

 

Je vois : nous formons un deux trois gestes pour atteindre les épaules chargées la peau tordue le coffre le fer les heures d’éblouissement la vie en aventure les armes déposées un poids de bannières les armes tendues  


III

 

Nous y serions je ne te tiendrai plus tu auras sur le front une marque : griffe sur le fer la vie en abondance les coffres ouverts le temps déborde tu comprends de la peau au contenu une vie ouverte au plus grand orage 

 

Au plus long au calme qui revient tu sers ce qu’il te faut de pleurs et de vacarme l’eau pour l’eau le contenu les griffes sur ta peau les yeux ouverts la voix est débordée le cœur respire tu y reviens au coffre le cœur palpite 

 

Je te dis ce qui respire la peau la voix ce qui n’a plus de limite tu ne serres plus : laisse tout avancer tout va je te commande songe bien la vie errante la liberté les profondeurs observe et souviens-toi ce seuil arrêté : ira 

 

28 août 2024.

Retour, Savoir je voudrais bien

bouche ouverte
tu retournes les heures
la vie nous serre

__

aux heures sombres
le temps passé te retient
heures déployées

__

tenir les heures
derrière les paupières
le cœur éprouvé

25.6.26

Savoir je voudrais bien


I

 

Savoir je voudrais bien : tu donnes je comprends nous sommes en faisceau je tourne les phalanges d’un doigt pour l’autre amèrement je tords tu tiens je commence les yeux plissés bouche ouverte tu retiens ce qui est

 

Nous sommes des produits le temps nous affectionne nous comprenons le salé le sucré et l’amertume je prends une couronne nous obéirons pour comprendre je vois j’entends dans son nom tu retournes les heures 

 

La vie nous serre je te tiens tu comprends la main des notes les choses filent sous les doigts je te retiens tu comprends un cœur de pierre les sources aimantes je dis : nous sommes devenus nous apprendrons le reste 


II

 

Savoir je voudrais bien : à la source tout tombe sans force un bien le ciel les feuillages les eaux ensemble le pied les drapeaux tout te retient le bras les heures tu déclares la fin du jour osons ici aux heures sombres je suis  

 

Tu éclaires nous ne pouvons pas tout commencer le temps passé te retient tu considères nous ne prendrons ni outils ni linges pliés le seau reste sur place le fer tient tout te retourne en heures noires : allons 

 

Nous sommes un miracle les heures devenues le bien posé les rangs ouverts tu considères j’écoute nous prendrons pour compter et dire ici je tiens en évidence le poids de ce qui est dû : en rang les heures déployées  


III

 

Savoir je voudrais bien : à tenir les heures encore une vie gagée main posée la griffe pour noter tu considères nous attendons je meurs de soif au-dessus de la rivière et nous avancerons sans comprendre

 

La vie au commencement je suis celui qui vient tu cherches au fond tu trouves le regard au coin de l’œil choses trouvées objets outils en transparence derrière les paupières tu cherches le temps étrange : vois

 

Nous devinons nous avançons sans entendre sans dire je suis à un sommet une vie à comprendre tu suis le chemin cœur éprouvé la force déployée nous construisons je penche au côté du sommeil : figure dévastée

 

27 août 2024.

Retour, Savoir sans se comprendre

Aller sans comprendre
savoir sans apprendre
oublier le ciel bleu
s’accrocher aux nuages

dire sans se méprendre
compter sans reprendre
oublier le temps passé 
et retenir les oiseaux

frémir sans s’éprendre
sacrifier sans prendre
étreindre les arbres
taire la mélancolie

tenir sans redescendre
reposer sans suspendre
amonceler des fleurs
pour éblouir les yeux 

tirer sans distendre
donner sans attendre
à sa bouche de cendre
cinq cœurs rouge sang

rester sans dépendre
partager sans vendre
saisir les vagues
au silence des heures

compenser sans fendre
deviner sans entendre
les mots des phrases
aux cœurs des fleurs 

deviner sans prétendre
préciser sans défendre
traverser le miroir
d’un espace rêvé

retenir sans réentendre
rêver sans entreprendre
penser le bleu du ciel
sur la route des oiseaux

deviner sans pourfendre
penser sans désapprendre
l’éclat du soleil au zénith
ombra mai fu di vegetabile

diviser sans refendre
rester sans surprendre
chercher l’or du temps
dans le cou de l’instant

revenir sans s’étendre
faire le bien et pendre
les regrets aux fanions
usés jusqu’à la corde

être heureux et attendre
le grand soir qui engendre
le réveil de l’espoir
endormi dans l’étable

24.6.26

Savoir sans se comprendre


I

 

Savoir sans se comprendre : tout oublier le ciel et les nuages les oiseaux blancs au bord des routes vignes sèches herbes assoiffées du plus grand des mystères tu fleuris sauge bien bleue au bord tu chemines sentier à l’abandon

 

Je reste sans te voir tu tournes la main encore nous ployons nous comptons tu soutiens je commence pour dire pour comprendre pour reprendre le cours le temps à compter une sauge au bord du chemin bien bleue inutile : allons 

 

Nous ferons le tour attendant la cloche en suspens les heures détournées tu entends les heures anciennes les langues perdues du tout au reste des heures oubliées au calme je te tiens tu cherches tu retiens un reste d’oiseau   


II

 

Savoir sans se comprendre : ce qu’il faut les frissons la peau la source les ombres sous les arbres un sacrifice en plus une coupure en silence en retrait ce qui mord ce qui pique étreins-moi il reste un peu de mélancolie les jours 

 

Arrêtés les fleurs amoncelées pour dire pour faire pour comprendre je tiens à tout cela tu fermes les yeux tu oublies ce qui t’accable je repose tu cherches le tourment je reviens de là-bas et d’en face à temps compté à faire le tour 

 

Pour donner les yeux en spectacle la bouche ouverte le cœur tu tiens en toi le corps pantelant les cendres au-devant du plus pour le moins du grave à l’essentiel tu tires cinq fois les cartes du bonheur et cinq encore devant tout


III

 

Savoir sans se comprendre : le ciel et les nuages les frissons la vie au grand complet le soleil et les vagues le reste des heures jour complet silence partagé une rame un sentiment les yeux ouverts le cœur tendu je tiens tout 

 

Tu compenses nous allons loin avant nous tournons nous devinons je suis ici : certain souvenant et encore devinant les mots aperçus les phrases oubliées il te reste un nom à prononcer je ferme tu soutiens nous devinons les fleurs 

 

Au grand soleil le retour tu reviens figure sans enfants le danger la marque tu devines le jour tu précises ce qui est chargé du plus au moins du bon côté de la vie un miroir dans l’espace rêve sous le flot : oses-tu un cran à serrer


IV

 

Savoir sans se comprendre : tout retenir et y penser le bleu du ciel le bord de la route les oiseaux perdus tu rêves d’un soir clair on se tourne tu dis il te faut non tu dois entendre le silence diriger ce reste de pensée oiseau perdu 

 

La peur est inutile tour au complet tu devines si je rougis si tu cherches le soleil je suis à l’ombre pour oublier l’éclat tu devines ce qui est utile tu dois tu penses nous sommes : y serons-nous encore un peu si tu restes à l’ombre 

 

Le jour nous divise je tourne sur le chemin le pied sur les cailloux il te reste un peu d’or un œil pour l’occasion tu cherches une place tu trouves le chemin entre le cou et l’église sans chemin le retour ici tu comprends la vie 


V

 

Savoir sans se comprendre : tu penses l’occasion en faire le meilleur rester pour tout reprendre je te le dis tu seras avec moi trois doigts levés tu chasses les regrets nous sommes flanc à flanc je reviens j’y étais je pensais 

 

Nous étions si heureux en contre pour attendre les doigts levés tu me réveilles j’y pense encore et pourtant un me dit et un autre nous étions nous serions nous y fûmes je te rejoins aux aurores dans l’eau la peau frissonne 

 

Je le remarque tu penses à l’occasion trois doigts levés le grain de la peau les yeux ouverts grands et bien je te vois tu me comprends le pied sur les cailloux je ferme les yeux je devine en toi j’espérais être né ici précisément   

 

26 août 2024. 

Retour, De rien

penser 
rendre 
tenir
commencer
reposer 
revenir

sembler 
comprendre
dire 
tenir 
oublier

se livrer
tenir
être
tenir
déborder
tenir 
revenir

rêver 
soutenir
falloir 
dire 
reprendre 
abandonner
tenir 
être

être
entendre 
dire 
avancer
je dis 
avancer 
chercher
dire 
commencer

être
tenter
tenir
être
avancer

s’accroupir 
voir
se destiner
avancer
rentrer 
consacrer 
falloir
tourner 
remplir

défendre 
retenir
voir 
écouter
tourner 
marcher 
aller 
comprendre
voir 
concentrer 
penser 

se tourmenter 
imaginer 
éclairer 
aller
allons 
faire 

imaginer 
voir 
soupirer 
rester 
écraser 
penser 
construire

voir 
joindre 
être 
voir
remplir 
viser 
comprendre 
siffler 
répondre 
être 
dire 
être

compter 
suivre 
aller 
compter 

ployer
résister 
suivre 
aller 
revenir 
tenir

tenir 
revenir 
chercher 
penser 
dire 
avancer 
retenir

avancer 
transformer 
aller 
commencer
confirmer 
tresser

21.6.26

De rien


I

 

De rien : pour ce que l’on pense des rires des saisons des chemins ils sont au loin une tour en flamme des formes allongées je rends tu tiens nous commençons de rives en sentiers les pieds à reposer et de loin tout revient

 

Il nous semble que nous comprenons des pieds sur les murs des poches sous les yeux et les pas au plafond un fond de gentillesse un peu de déraison des heures pour dire je te tiens tu as oublié les feuilles sous les arbres et le vent 

 

La liberté livre-toi ne tiens plus nous sommes au retour tu tiens la préférence les iles oubliées le vent les vagues tu débordes nous tiendrons de rives en silence ô joues remarquées tu tiens aux pommettes sommes-nous revenus 

 

II

 

De rien : choses vues je rêve tu soutiens il faut le dire encore je reprends le chemin les heures descendues le calme tout ici nous abandonne nous tenons nous en sommes et le tournant et le sacrifice si Hécate est encore au détour 

 

Heures sonnées nous sommes pour entendre je dis : nous avançons le chemin aiguilles ombres des pins j’avance à ce tournant je cherche le reste des heures et l’ombre le sable sous les pieds pour dire encore je commence 

 

Nous sommes ici pour tenter : direction l’avenir certitude tout tient entre les doigts du pied orgueil et sentiments blessures et confidences nous sommes du tréfonds pour longtemps encore du rien pour rien j’avance sans les signes


III

 

De rien : de ce jour un saint et les auréoles Barthélémy nous sommes accroupis je te vois tu te destines nous avancerons encore dans le soir je rentre tu consacres le temps qu’il faut à tourner remplirais-tu tes paniers  

 

Fleurs et racines fruits à défendre je te retiens ne vois rien n’écoute rien tourne tu marches nous allons en retard nous ne comprenons ni liens ni eau bouillie je te vois : tu concentres nous en étions à penser aux semences 

 

Le temps répandu et le sang à gros bouillon tu te tourmentes : centré pour rien tu imagines le retour une fleur des chansons et source et tourment tu éclaires la nuit nous allons devant faire sans détour un lit pour les intentions


IV

 

De rien : si tu imagines je te vois soupires-tu il te reste un peu de grain à écraser fleur sans parfum une intention des gestes pour les soins des foulards des paniers tu penses encore élan d’un cœur construit en morceaux

 

En habitudes je te vois : tu joins nous sommes utiles et plus encore je te vois agréable pour remplir un panier pour viser pour comprendre je siffle tu réponds nous sommes ici pour dire un jour un jour tout cela sera notre goût

 

En bouquets tu comptes les mots les phrases simples discours énigmes curieuses je te suis nous irons de loin à proche de croche à métal en avance en tas tu comptes les branchages saules osiers romarins malins et souples


V

 

De rien : en souplesse tu ploies et tu résistes chêne ébouillanté de bon sang tu suis le cours des paniers posés aux souches des amariniers on y va et tout reviendra les mots perdus le son des cloches ô rêves oubliés : ils te tiennent 

 

Encore le frisson au bout des mains le cœur défendu la peau de circonstance nous tenons tout reviendra une fleur au bout des dents tu cherches tu y penses les pépins avec plaisir je te dis : nous avançons nous retiendrons 

 

Cœur défendu silence ferme tu avances je transforme nous allons beaucoup plus loin nous commençons je le confirme les sentiments à travers temps à la gorge les sons éparpillés tu tresses les contours des heures effilochées

 

24 août 2024. 

Retour, 21/06/2026 Du plus sombre


sombre est la peur 
au cœur de l’ombre
les heures perdues

sombre est la lune
la fleur est sans âge
l’oiseau dans son nid

sombre est le chemin
cœur entre nos mains
l’œil scrute l’étoile

sombre est le sourire
de nos rêves en allés
sous le sable du temps

sombre est l’écorce
de la joie étouffée
au plus loin de l’été

sombre est chaque mot
teinté de pleur noir
au cœur de la phrase

sombre est la ligne
sur la rive frôlée
par l’ombre de pierre


Jean Jacques DORIO 11h20


Grimoires manuscrits incunables 

Se grimer de grammaire et de sens 

Dans les premières imprimeries 

Composer des bouquets d’immortelles

20.6.26

Du plus sombre


I

 

Du plus sombre : comprends-tu je cherche je marche et tourne et commence il y faut du désir il engendre il comprend la peur et le rejet les forces obstinées tu marques pour certains le rythme sur le bois planche contenue 

 

Silence tu toques je contiens tu tournes tout te sers on regarde on comprend je tiens tu admires le feu sous les branches la vie en perte le calme le plus sûr je ne tiens plus tu commences branches battues cœur détourné : ombres

 

Certains pensent je les convoque nous sommes dans la chaleur nous sommes dans le temps perdus et détournés surpris encore plus ce qui est dit et encore ce que nous ne comprenons pas les heures évoquées la différence  

 

II

 

Du plus sombre : regrets dus les fleurs en évidence montre le doigt cherche la lune il est bon il est bien je me réjouis tu devines nous rougirons peut-être devant la porte seuil sans âge cœur courant je te demande sommes-nous ici

 

Bien et compris et cœur ouvert tu récites la fleur de l’âge ici ou maintenant je romps tu te déploies il ne nous reste : que : il se trouve nous sommes depuis le tout la vie aux éclats le grand tout te contrôle tu deviens je devine 

 

On chante les oiseaux on tourne une patte sur l’autre petit oiseau perdu au bord tu cours chaque chemin il manque regards en croix frissons pour chaque confidence doigt et œil lune et récompenses ici les fleurs aux arbres

 

III

 

Du plus sombre : pour attraper pour comprendre les chemins la vie la gloire les sauts inutiles tu tournes une patte sur l’autre petit oiseau à endormir doucement les heures écoulées la vie sans tenir il compte sur chaque doigt 

 

Il représente je te tiens tu avances en sommes-nous comblés sommes-nous si simples si précis princes et rois tu vois les cœurs serrés les mains aimables sombres penchants tu tournes je devine pour rougir un peu pour dire je suis  

 

Le plus grand : et si et pourtant il te revient : quand même la vie sur les épaules en monceaux les planches tu devines le droit fil le nœud et l’œil le calme pour attendre je suis assis sur les montants meuble : cercueil sombre


IV

 

Du plus sombre : sommes-nous si bien tout heureux des sourires sans force des yeux plissés au bord au temps perdu aux heures inutiles entre le coup du sort et le tac horloge perdue frange dérobée sous le plateau des linges usés 

 

Vêtus de calme et d’or en rêve sur la rive depuis le temps depuis l’été le sel et les saisons les serrures oubliées je te tiens tu me devines de rage d’effroi simples sourires entre le cœur et l’impuissance quelle misère : trop de cœur 

 

Le rire pour les fous les cordes déroulées je tire tu contiens ils sont immenses on avance sans comprendre il faut du sens cœur en absence corde trop sensible je te condamne tu conviens ici il faut entendre le bruit du sable 

 

V

 

Du plus sombre : je te vois et du noir et du rouge une vie sans entraves des comptes pour ce qui te comprend tu inventes je rassure nous sommes devant tu tiens tout recommence on en oublie les murs on raye l’écorce sable 

 

Tes confidences restent de joie surprises et étincelles de rêves et d’abandon de joie au plus sombre au dormir au temps à commencer aux rires sous la dent tu te déploies tu signes les conséquences nous sommes au-devant plus

 

Du plus au moins des riches heures au bord tu comptes sur le retour les heures pardonnées la peau griffée les épines sous les ongles on attend on compte il faut vivre dans l’orage de plus à moins des erreurs aux confidences


VI

 

Du plus sombre : il nous reste le sens tenons la porte ouverte je suis ici tu accumules confidences et pleurs mêlés à chaque jour à chaque mot tu révèles un plus de faiblesse je ne suis pour la force que s’il te reste à poser 

 

Les choses à dire ce qu’il faut révéler la vie sur les nuages les pleurs et les éclaircissements tu teins les heures je vois les nuits tu donnes nous prenons et ceux qui comprennent on cache on ouvre chaque porte des plus des moins 

 

Les heures dites les annonces oubliées un panier un retour des choses pour entendre des signes la main tendue le cœur ouvert on dit il faut on tient encore une vie espérée malgré le temps une heure en plus : jour comptant


VII

 

Du plus sombre : ce qui revient du plus droit au plus court des heures annoncées je rame tu comprends nous allons de ligne en ligne les jours et la gloire il te revient la corde secouée obstinément la mesure de toute chose 

 

Pour apprendre la palme l’empan la coudée ce qui reste ce que tu retrouves nous étions sur le mur entre les doigts des heures les barques poussées les rives frôlées je tiens tu cernes j’accomplis tu tournes d’heure à heure 

 

Des murs de sable des ongles sur la pierre tu râcles nous allons nous sommes pour comprendre nous allons pour tenir rames et barques aussi la peine faite sombre sombrement au sol je suis saisi si je tourne tu contemples

19 août 2024. 

18.6.26

En nous nous tournons


I

 

En nous nous tournons : en eux en nous ils sont à même pour prendre pour comprendre je te donne tu déprends les risques et les conséquences du plus grand du plus loin tu traines et je tourne d’en haut en bas du blanc pur 

 

Le blanc au noir pour espérer tu glisses de ce qui te tiens à ce que tu espères tu cherches la fraîcheur nous trouverons le feu au reste aux grands orages la sève coule tu te dois : de rien à tout du plus long au plus amer 

 

Et froid le risque les paroles je te dois tu me tue nous sommes du plus au plus du risque à la colère on cherche on demande du poivre et du sel la table est longue les jours ne finissent jamais je te dois tu me prends nous sommes 


II

 

En nous nous tournons : ce qui reste de toi pour le total des autres au-devant je suis je tiens nous sommes allant trébuchant le poids de ton âme la lourdeur : les remords sont aveugles la force pour gravir tu montes 

 

Ce qui descend nous sommes au-devant une somme un reste un total de poids de choses incomprises de vent de vague d’espérances nous ne sommes pas devant la fin des petites préoccupations il reste un tour à donner : divise

 

Le contraire les effets tu comptes nous ne tenons rien nous avançons un peu ô fleurs ce qui monte la vie à comprendre les heures à oublier chose unique le grain poli sous les pieds sous la dent langue qui râpe la peine ici même


III

 

En nous nous tournons : du rire au nord aux erreurs épouvantables je tiens je donne tu reprends nous allons on avance du rire aux rayons le soleil sur la pente des heures enfin je comprends tout ce que nous disons la pente raide 

 

Le corps engourdi raides et gourds un doigt un cœur le prolongement des pouces revenir pour conter le bloc rouge si lourd si glacé le frisson et la chaleur été à clore saison marquée je tiens tu devines il vient ici languissant 

 

Du grand chemin la courbe les ombres les cailloux un air de froid dans le nez la mort tourne aux mois d’été nous irons en avance bons saints et bonnes mères sur le toit de ce monde chanterons-nous : je m’engage ici librement  

 

 

IV

 

En nous nous tournons : ici et aujourd’hui du moment qu’on aime qu’on ou que l’on je pose le nez ici et je possède un charme un tour une façon pour changer la liberté en crime une arme un sanglot des choses sans comprendre 

 

On se donnerait presque de ce peu de ces étangs fragiles sans appel sans retour je tourne nous formons et bas et gants et bonnets de laine un monde qui résiste étrangement bonnets de laines bas de soie bonnets carrés voleurs 

 

La potence un service pour un autre un cri pour signaler je meurs ici je coule tu prends mon temps tu glisses la lame entre mes dents tu désosses mon cou je meurs tous le verrons je romprai le silence si devant si je ne perdais 


V

 

En nous nous tournons : une potence tu contemples nous y sommes d’en haut nous verrons tout et puis et qu’est-ce : des choses obstinées des regards sans danger des ombres nous sommes abrités tu tiens et quel asile 

 

La vie le temps les pieds sur le pavé les histoires pour commencer tu ouvres les portes il faut ici contempler l’univers qu’il est grand et d’où suis-je je ne donne rien d’autre petits poissons petits bateaux et quelle peine oh quelles 

 

Quels remords tu avances cousu et décousu devant la vie j’ai vu le ciel je vois et nous sommes en disant la saison en glissant la lame pour trancher les fils un retour des poisons la vengeance il vient ici bien nommé : le noir souci 


12 août 2024. 


Retour, À dire :

Silence sur l’herbe 
les feuilles en bouquet 

pleurs oubliés 
sur l’épaule des fleurs 

fruits sur les branches 
le linge sèche au soleil 
les pinces rient sur le fil 
en ligne détendue 

sur le sol le soleil trace 
ses lettres de lumière
épaule contre épaule 
nous vivons encore 

dans
un
silence délicieux

17.6.26

À dire :


Mais pourquoi tiens-tu le silence tu restes nous demeurons assis sur l’herbe tout sèche j’espère ce que tu veux derrière et devant les mensonges tu dis à qui tu veux reprend les feuilles une à une qu’elle idée un bouquet de feuilles 

 

Sèche les pleurs sur tes épaules tu es encore bien trop grand nous cherchons à voir nous entendions nous disions le bien nous venions je quitte ce terrain je trouve le courage des fleurs et des fruits : alors des branches en silence

 

Mais des feuilles sèches le linge au soleil les pinces sur le fil la ligne détendue le sol est sombre que cherchons-nous arrivons à pied le soleil aux épaules le calme pour toujours je cherche à te dire : au soleil vivons encore 


10 août 2024. 

 

Retour, De temps en temps du temps au temps

De temps en temps 
de temps à autre
des rêves de silences 
agitent les oiseaux 
la mer est de pierres 

nous sommes au bord 
des évidences – une illusion

nous allons de face 
et voyons le sommet 
la lune sur l’étang 
les heures en spirale
au temps des dévotions

nous avançons au bord
des connivences – une apparence

de temps en temps
de temps à autre
sur la route est l’enfer
un retour au repos 
le paradis sur terre

les enfants rêvent d’ailleurs
ils décrochent les étoiles
et assemblent les eaux
contiennent les tempêtes
aux portes des demeures

nous allons sur le bord
pour graver notre route

De temps en temps du temps au temps


I


De temps en temps du temps au temps : de rêves de silences oiseaux de mer pierres perdues je trace tu gouvernes nous sommes au bord des routes en évidence de restes de graviers d’odeurs opportunes tu es le faut-il 

 

Ce qui ce qu’il faut nous allons nous tenons de face de profil au coup un lien toujours je ne sais tu ne comprends et nous voyons encore nous sommes au sommet nous tiendrons ce qu’il faut vers la lune vers les étangs des sacs 

 

Des coquillages des heures pour donner je le sais nous sommes ici pour les sacrifices je t’offre ces moments tu me prends à contrejour en défense sans rien changer je donne tu conçois nous avançons encore plus le calme 


II


De temps en temps du temps au temps : pourrais bien venir tu cherches nous rencontrons je ne sais s’il faut dire je ne comprends pas tout nous sommes sur le temps nous sommes sur la route je te vois tu tiens l’enfer 

 

Un retour le repos le paradis peut-être les outils étranges pour bâtir je le sens pour tenir il le faut nous sommes du détour nous sommes de la force nous reviendrons toujours ou les enfants reviennent tu ne sais rien : si tu 

 

Ne commande rien je suis au devenir je pense tu arrêtes il faut vraiment contempler les étoiles les enfants et ils reviennent où les eaux sont assemblées où le calme retient les tempêtes seul perdu maison ouverte va  

 

III

 

De temps en temps du temps au temps : je penche tu soutiens nous allons il va je reprends les pierres gravées les branches lacérées les souvenirs tu penses la fuite je vois les genoux la force les commencements les genoux 

 

Au sol les yeux sur les carreaux la vie plus dure oublie l’orgueil ferme la bouche pense seulement je te vois tu entends nous allons du calme u frémissement je tiens tu respires un genou au sol tu poses ici ce qu’il te faut 

 

Force la hanche aussi pour ne pas trébucher je te dois tu me veux nous allons hanche et genou sur un lit d’écorces je dis tu hurles nous tenons : rien n'est perdu rien n’est oublié le temps venu le temps compté : l’heure précise


IV


De temps en temps du temps au temps : aussi précisément avec du cœur les heures appliquées le calme comme la chaleur tout nous entoure tout ici calme je le vois nous ne sommes pas du monde de l’oubli je tiens tu sers 

 

Si bien le miracle les objets alternés le risque tout commence nous allons nous irons je le vois tu deviens comme des lettres posées je ne veux que si tu ne comprends que la force les cailloux le courage sensations obstinés 

 

Le cœur au bout des doigts le rêve sous les yeux la vie complète il ne reste rien tout est à commencer je vois j’entends tu commences un jour de plus une vie pour oublier nous étions le silence pour les oiseaux le repos : enfin 


V


De temps en temps du temps au temps : restera-t-il un colloque pour les oubliés ceux qui sont morts loin intranquilles les vagues tout frappe le bord les pierres les armes ce qui reste de toi ce qui s’entend de moi si nous et si

 

Nous sommes à l’épuisement je ne tiens rien tu me devines nous fermons les yeux le jour lève la vie au grand soleil le silence pour les oiseaux et les choses incomparables les émotions nobles le devoir accompli : il en reste 

 

Les choses encore devinées les risques la tempête tout vient tout revient nous allons de silence en silence sur le bord sur le temps rien n’est vraiment accompli tranquillement nous glissons d’un coin sur l’autre : oh recommencer 


09 août 2024. 

bout des doigts

I   De sable de sel de craintes et de doutes de larmes douces et amères je ne sais si tu ne sens rien nous ne tenons ni routes ni supplices ...