18.6.26

En nous nous tournons


I

 

En nous nous tournons : en eux en nous ils sont à même pour prendre pour comprendre je te donne tu déprends les risques et les conséquences du plus grand du plus loin tu traines et je tourne d’en haut en bas du blanc pur 

 

Le blanc au noir pour espérer tu glisses de ce qui te tiens à ce que tu espères tu cherches la fraîcheur nous trouverons le feu au reste aux grands orages la sève coule tu te dois : de rien à tout du plus long au plus amer 

 

Et froid le risque les paroles je te dois tu me tue nous sommes du plus au plus du risque à la colère on cherche on demande du poivre et du sel la table est longue les jours ne finissent jamais je te dois tu me prends nous sommes 


II

 

En nous nous tournons : ce qui reste de toi pour le total des autres au-devant je suis je tiens nous sommes allant trébuchant le poids de ton âme la lourdeur : les remords sont aveugles la force pour gravir tu montes 

 

Ce qui descend nous sommes au-devant une somme un reste un total de poids de choses incomprises de vent de vague d’espérances nous ne sommes pas devant la fin des petites préoccupations il reste un tour à donner : divise

 

Le contraire les effets tu comptes nous ne tenons rien nous avançons un peu ô fleurs ce qui monte la vie à comprendre les heures à oublier chose unique le grain poli sous les pieds sous la dent langue qui rappe la peine ici même


III

 

En nous nous tournons : du rire au nord aux erreurs épouvantables je tiens je donne tu reprends nous allons n avance du rire aux rayons le soleil sur la pente des heures enfin je comprends tout ce que nous disons la pente raide 

 

Le corps engourdi raides et gourds un doigt un cœur le prolongement des pouces revenir pour conter le bloc rouge si lourd si glacé le frisson et la chaleur été à clore saison marquée je tiens tu devines il vient ici languissant 

 

Du grand chemin la courbe les ombres les cailloux un air de froid dans le nez la mort tourne aux mois d’été nous irons en avance bons saints et bonnes mères sur le toit de ce monde chanterons-nous : je m’engage ici librement  


IV

 

En nous nous tournons : ici et aujourd’hui du moment qu’on aime qu’on ou que l’on je pose hui e nez ici et je possède un charme un tour une façon pour changer la liberté en crime une arme un sanglot des choses sans comprendre 

 

On se donnerait presque de ce peu de ces étangs fragiles sans appel sans retour je tourne nous formons et bas et gants et bonnets de laine un monde qui résiste étrangement bonnets de laines bas de soie bonnets carrés voleurs 

 

La potence un service pour un autre un cri pour signaler je meurs ici je coule tu prends mon temps tu glisses la lame entre mes dents tu désosse mon cou je meurs et tous le verrons je romprai le silence si et si devant je ne perdais 


V

 

En nous nous tournons : une potence tu contemples nous y sommes d’en haut nous verrons tout et puis et qu’est-ce : des choses obstinées des regards sans danger des ombres nous sommes abrités tu tiens et quel asile 

 

La vie le temps les pieds sur le pavé les histoires pour commencer tu ouvres les portes il faut ici contempler l’univers qu’il est grand et d’où suis-je je ne donne rien d’autre petits poissons petits bateaux et quelle peine oh quelles 

 

Quels remords tu avances cousu et décousu devant la vie j’ai vu le ciel je vois et nous sommes en disant la saison en glissant la lame pour trancher les fils un retour des poisons la vengeance il vient ici bien nommé : le noir souci 


12 août 2024. 

Retour, À dire :

Silence sur l’herbe 
les feuilles en bouquet 

pleurs oubliés 
sur l’épaule des fleurs 

fruits sur les branches 
le linge sèche au soleil 
les pinces rient sur le fil 
en ligne détendue 

sur le sol le soleil trace 
ses lettres de lumière
épaule contre épaule 
nous vivons encore 

dans
un
silence délicieux

17.6.26

À dire :


Mais pourquoi tiens-tu le silence tu restes nous demeurons assis sur l’herbe tout sèche j’espère ce que tu veux derrière et devant les mensonges tu dis à qui tu veux reprend les feuilles une à une qu’elle idée un bouquet de feuilles 

 

Sèche les pleurs sur tes épaules tu es encore bien trop grand nous cherchons à voir nous entendions nous disions le bien nous venions je quitte ce terrain je trouve le courage des fleurs et des fruits : alors des branches en silence

 

Mais des feuilles sèches le linge au soleil les pinces sur le fil la ligne détendue le sol est sombre que cherchons-nous arrivons à pied le soleil aux épaules le calme pour toujours je cherche à te dire : au soleil vivons encore 


10 août 2024. 

 

Retour, De temps en temps du temps au temps

De temps en temps 
de temps à autre
des rêves de silences 
agitent les oiseaux 
la mer est de pierres 

nous sommes au bord 
des évidences – une illusion

nous allons de face 
et voyons le sommet 
la lune sur l’étang 
les heures en spirale
au temps des dévotions

nous avançons au bord
des connivences – une apparence

de temps en temps
de temps à autre
sur la route est l’enfer
un retour au repos 
le paradis sur terre

les enfants rêvent d’ailleurs
ils décrochent les étoiles
et assemblent les eaux
contiennent les tempêtes
aux portes des demeures

nous allons sur le bord
pour graver notre route

De temps en temps du temps au temps


I


De temps en temps du temps au temps : de rêves de silences oiseaux de mer pierres perdues je trace tu gouvernes nous sommes au bord des routes en évidence de restes de graviers d’odeurs opportunes tu es le faut-il 

 

Ce qui ce qu’il faut nous allons nous tenons de face de profil au coup un lien toujours je ne sais tu ne comprends et nous voyons encore nous sommes au sommet nous tiendrons ce qu’il faut vers la lune vers les étangs des sacs 

 

Des coquillages des heures pour donner je le sais nous sommes ici pour les sacrifices je t’offre ces moments tu me prends à contrejour en défense sans rien changer je donne tu conçois nous avançons encore plus le calme 


II


De temps en temps du temps au temps : pourrais bien venir tu cherches nous rencontrons je ne sais s’il faut dire je ne comprends pas tout nous sommes sur le temps nous sommes sur la route je te vois tu tiens l’enfer 

 

Un retour le repos le paradis peut-être les outils étranges pour bâtir je le sens pour tenir il le faut nous sommes du détour nous sommes de la force nous reviendrons toujours ou les enfants reviennent tu ne sais rien : si tu 

 

Ne commande rien je suis au devenir je pense tu arrêtes il faut vraiment contempler les étoiles les enfants et ils reviennent où les eaux sont assemblées où le calme retient les tempêtes seul perdu maison ouverte va  

 

III

 

De temps en temps du temps au temps : je penche tu soutiens nous allons il va je reprends les pierres gravées les branches lacérées les souvenirs tu penses la fuite je vois les genoux la force les commencements les genoux 

 

Au sol les yeux sur les carreaux la vie plus dure oublie l’orgueil ferme la bouche pense seulement je te vois tu entends nous allons du calme u frémissement je tiens tu respires un genou au sol tu poses ici ce qu’il te faut 

 

Force la hanche aussi pour ne pas trébucher je te dois tu me veux nous allons hanche et genou sur un lit d’écorces je dis tu hurles nous tenons : rien n'est perdu rien n’est oublié le temps venu le temps compté : l’heure précise


IV


De temps en temps du temps au temps : aussi précisément avec du cœur les heures appliquées le calme comme la chaleur tout nous entoure tout ici calme je le vois nous ne sommes pas du monde de l’oubli je tiens tu sers 

 

Si bien le miracle les objets alternés le risque tout commence nous allons nous irons je le vois tu deviens comme des lettres posées je ne veux que si tu ne comprends que la force les cailloux le courage sensations obstinés 

 

Le cœur au bout des doigts le rêve sous les yeux la vie complète il ne reste rien tout est à commencer je vois j’entends tu commences un jour de plus une vie pour oublier nous étions le silence pour les oiseaux le repos : enfin 


V


De temps en temps du temps au temps : restera-t-il un colloque pour les oubliés ceux qui sont morts loin intranquilles les vagues tout frappe le bord les pierres les armes ce qui reste de toi ce qui s’entend de moi si nous et si

 

Nous sommes à l’épuisement je ne tiens rien tu me devines nous fermons les yeux le jour lève la vie au grand soleil le silence pour les oiseaux et les choses incomparables les émotions nobles le devoir accompli : il en reste 

 

Les choses encore devinées les risques la tempête tout vient tout revient nous allons de silence en silence sur le bord sur le temps rien n’est vraiment accompli tranquillement nous glissons d’un coin sur l’autre : oh recommencer 


09 août 2024. 

15.6.26

Le long des routes au gré

I

 

Le long des routes au gré : tu penses à la vie tu cherches ici la liberté comme d’autres disaient un étang pour baignoire rêver encore et peu dormir la chose est enivrante nous sifflerons joyeux sur nos échelles la liberté enfin

 

Pour sûrs le retour la vie les aventures tu construis ton destin en marchant avenir embarcation un sac sur les épaules je tourne tu comprends nous sommes aux marges exister et rêver tenir et sommeiller je vois ce qui est 

 

Nous allons à rebours nous prenons pied nous tenons ferme serions-nous jeunes serions-nous perdus je croise la courroie tu tiens les branches accolées ici il reste un peu de rêve il nous reste ici à dire quelques vérités

 

II

 

Le long des routes au gré : tu penses aux âmes millionnaires Marco Polo fils de Niccolo un jour tu pars tu rentrerais peut-être riche des pâtes à profusion et des pierres précieuses : la Chine enfants est le plus vieil empire du monde

 

Quelle enfance tu tournes sur une autre face Terre : Terre les Indes pour le Roi Ferdinand d’Aragon la Reine Blanche de Castille Christophe quelle histoire de Vigo parti le vent est favorable l’océan est pacifique par trois nous allons

 

Si bien si loin partis de Venise de Gênes Lorenzo nos médecins valent-ils le Pérou partis de Vienne vers le Canada retournez moi un regard retournez moi la main que trois fois au moins je tourne le Monde de Vienne au Canada     


III

 

Le long des routes au gré : Marco Polo fils de Niccolo neveu de Matteo tu vois ici une autre à sa place Antonio Torres Heredia fils et neveu des Camborio il va à Séville pour les taureaux longue route : pensons encore 

 

Retournez-moi la main bougez un peu si vous ne parlez pas je parlerai de Naples de Ferrare de Séville de Gênes de Barcelone n’oublions pas les deux Carthagène d’Espagne et des Indes un fleuve venu d’Europe aux Amériques 

 

Pour voir les taureaux sentir la lune tu reviendras du Canada pour Vienne sur le continent des eaux assemblées le vent est subtil tu cherches suave comme le poignet ta main est au bout allons rentrons le troupeau : il va pleuvoir  

 

IV

 

Le long des routes au gré : tu chantes la liberté nous donnerons-nous la main attends un peu il vient l’orage rentrons le livre plein de recettes taratata c’est le clairon qui sonne nous serons un peu en retard : le veux-tu

 

Longue route le vent est amoureux tu penses encore elle est suave la main qui conduit le troupeau il faut avoir la ruse et le courage je suis du trésor de perles et de pierreries à travers ce qui reste désert au monde : la lune verte

 

Plongeant dans l’escalier : fi à un vieux comme vous je glisse nous avançons tu ne reviens pas toi qui court encore Vienne le Canada le Pérou n’oublie pas Pékin ceint de gel que reste-t-il une froide demeure je tourne tu comprends  

 

V

 

Le long des routes au gré : un pas à l’Est un pas à l’Ouest les heures confondues ils sont venus à l’Ouest lointain de Vienne et Séville à New-York pour une librairie pour une chambre à Harlem tu construis un monde neuf

 

Passons de bas en haut les planches les écrans je tourne tu comprends nous avançons d’Albanie vers une petite Italie un trésor de perles et de pierreries une histoire de bandits sur les grands chemins : quel charmant contrebandier 

 

Il faut faire affaire tu poses un pied ici un œil là-bas et des heures pour comprendre et des nuits pour effacer je cerne tu conçois nous sommes revenus il reste à saisir les oubliées : Europe Amérique Asie Afrique un peu

08 août 2024. 

Retour, En cela

En cela 

il faut essayer 
les ricochets 
poignet 
galets polis 
lancer

vie 
au sommet 
montagnes
rivages 
visage 
rides 

lancer 
la pierre 

soleil 
pour effacer 
au bout du bras
sang de l’avenir

cœur
en éclats
abandonné

fuir
ou bien 
rester
tout effacer

et puis
signer
la liberté
au bord de l’eau
entre les feuilles

revenir
de loin
un jour
d’éclipse
de lune ronde
et soleil noir
le cœur en vie

nos cœurs 
disjoints
galets polis

14.6.26

En cela

I

 

En cela : pour qui réside au fond du temps pour retrouver pour entendre une fois nouvelle le bruit le choc les émotions nous sommes nous tournons nous commençons comment le dire comment le faire s’il faut voir s’il faut essayer 

 

Je tourne et tu comprends nous sommes au sommet une vie des élans le saut vers l’inconnu les traits les cailloux jetés l’eau est étrange tu es si proche si tendu de mains en mains avec les galets tu tournes aux ricochets 

 

Tu éloignes les ombres à mains perdues le cœur ouvert le silence sur la peau on cherche tu trouves encore plus la raison les outils je pose au sable le métal la vie le cœur apparent pour calmer il faut encore casser le poignet 

 

II

 

En cela : poignet tu lances les galets polis malédictions tu cherches ici à rompre le sort mauvais anathème simplicité du temps il coule un plus un plus un encore et encore nous allons d’un temps à l‘autre à la vie au sommet 

 

Montagnes et rivages tout pour tout et sans rien entendre il flotte le bras nu le poignet cassé une douleur sur le côté sous le doigt les images nous ne sommes rien ni en plus ni en moins à la surface fermes si contenus au visage 

 

Les rides les expressions je tourne tu affleures et rien pour rien le silence des nuages le calme des forêts au flanc de la montagne au tour il te regarde tu cherches nous irons nous partirons je suis celui qui vient : il lance une pierre 


III

 

En cela : le soleil est une évidence David vers Goliath le poignet cassé libère le galet tu cherches les explications la technique la psychologie les choses de la raison pour effacer les drames je suis au retour nous comptons les pierres 

 

Aussi Jetées tu tournes au bout du bras le poignet cassé la fronde les armes à suspendre je te tiens tu menaces nous sommes à rouler au flanc entre les meules foins fauchés récolte rentrée il nous reste à protéger notre avenir 

 

Son sang sur nous et sur nos enfants je tourne tu comprends il reste à redresser le camp adverse les heures oubliées je tourne tu revois le je le tu ils sont à faire le monde si l’univers je renverserai Ô cœur tu exploses allons  


 IV

 

En cela : vers la fin les choses sont cachées un cœur abandonné des lèvres pour toujours muettes les larmes la silhouette les arbres je te tiens encore dans la main je n’ai aucun souvenir de tendresse véritable pour dire je fuis

 

Tu restes sans trembler il est possible que nous soyons tenus de tout effacer les morts les pauvres morts un rang sous les arbres pour que soit signée la liberté je suis sur le côté au bord de la rivière je plonge ou le regard est 

 

À l’eau entre les feuilles je te suis tu me cherches nous sommes en traces en mains l’un l’autre qui ne nous trouvons plus nous allons je n’en reviendrai pas la vie en ce moment nous échappe tu perds ton sang à gros bouillons 


 V

 

En cela : il a fui nous nous sommes cachés tu tiens à effacer il n’y a plus de nom il signe un peu de sainteté au nom de ceux qui nous ont précédés je cherche le retour je te compte trésor parmi les choses les plus précieuses 

 

Tu reviens de l’oubli tu suis le fil de feuilles en feuilles aux branches un jour d’éclipse j’ai vu la lune entre les feuilles nous étions sous le charme tête trop ronde image noire soleil à effacer tu ignores le reste de nos vies : ô ce cœur 

 

Si éloignés deux cœurs dépareillés la vie en alternance je suis celui qui te retiens encore nous n’avons plus jamais parlé nous sommes des ombres David Goliath le petit le grand nous sommes vaincus sur les galets polis

 

07 août 2024. 

 

J’ai dans le cœur


I

 

J’ai dans le cœur : ce qu’il reste du voyage la poussière peut-être une peine affreuse nous sommes devant tout est tenu les ombres les jours les murs les cours les jardins les promenoirs tu respires ici même tu courbes les joncs

 

Si courbés un par un misère incontrôlable une peine si affreuse de fait il n’est de choses si affreuses tout part et tout revient il reste encore des boucles et des tours les joncs un sur un à l’endroit t à l’envers les peines les misères 

 

La joie immense l’heureuse satisfaction on comprend on respire ce qui importe le plus l’air pénètre la vie la lumière la lumière une certitude un col pour les anges un sommet pour les bergers amoureux je n’en aurais trop


II

 

J’ai dans le cœur : tu vois il souffle ce cœur fidèle sous le pied la branche tu grimpes au plus haut y vois-tu la terre ronde les jours heureux cachés les feuilles tremblent à la stridulation cigales d’aventures jour heureux de plus  

 

La vie est en avance si tu le vois si tu le sens nous sommes sortis des ronces aux jours les heures pour entendre je compte les pas le long couloir la fraicheur subtile nous n’avancerions pas nous ne tiendrions les tiges : rien

 

Les herbes simples les immortelles sèches closent le souvenir tu vois les paroles perdues la vie est en avance si tu dis je redis l’avance au vide dépose tes paniers les fardeaux de fleurs sèches il est encore passé : le vent éternel 


III

 

J’ai dans le cœur : si tu vois encore il est possible que nous ne comprenions ni l’espace ni le temps les heures simples les idées opposées tu refuses les obstacles choses évitées pierres abandonnées je ne vois en avance la route 

 

Les feuilles sous les arbres les mains tendues nous ramasserons je te tiens tu composes doigts en paniers fruits renversés sous le soleil sous les branches ciel tenu cœur rendu une émotion tu prends tout : tu composes 

 

À la main tu vois si tu tiens je commence de feuilles en feuilles pied à pied trait pour trait portes ouvertes sur ce qui n’est pas commencé je vois la mer tu vois les feuilles aux branches au vaste monde attrapés : nous cherchons  


IV

 

J’ai dans le cœur : tu vois ce qui se présente les feuilles aux branches les insectes tournent les heures écoulées je tiens tu composes entre les choses nouvelles les choses abandonnées nous avançons sur ce chemin en contraste 

 

Si tu le veux nous sommes appliquées blancs et noirs clairs et obscurs les yeux ouverts et fermés que je cligne que tu contrastes entre les fentes volets à clore le jour s’éclipse entre les cils tu restes sous les branches : silencieux

 

Le soleil entre les branches au jardin ouvert le cœur endormi tu penses bien tu tournes seul aux heures redoutables entre les herbes les outils dissimulés les ombres mains nouées tu tournes bien : l’air respires-tu quand même     

 

V

 

J’ai dans le cœur : on demande tu vois les outils sont les mêmes objets posés choses perdues paroles envolées un arbre des fruits pour la soif tu viens je recommence aux arbres les insectes sur la peau : simples vermines

 

Devant le seuil je te vois tu es arrêté tu tiens les bras les pieds une série des choses insuffisantes rien n’arrête le temps les heurs écoulées les mains ouvertes je suis tendu je suis inquiet tu tournes sur le temps les jours perdus 

 

Les cloches tintent un pied avancé les yeux posés tu comptes les vibrations si longues si courtes on revient ces chocs ces tics ces tacs au beau temps les jours anciens saison perdue il est possible que ce soit un bloc rouge et glacé 


05 août 2024. 


Retours, J’ai dans le cœur II


Les cloches tintent un pied avancé les yeux posés tu comptes les vibrations si longues si courtes on revient ces chocs ces tics ces tacs au beau temps les jours anciens saison perdue il est possible que ce soit un bloc rouge et glacé 

Les cloches sonnent sans raison
Et nous aussi…
Tzara (L’homme approximatif)

Poème piano
c’est idiot
mais c’est ainsi

Il fleurit
au fur et à mesure
de l’écoute
d’une pièce jazzée
qui secoue le clavier

Les sons et les mots
se touchent

On ne sait
où s’arrêter
On ne sait pourquoi
le jeu de piano
produit ces fééries

Cordes frappées
Marteau sans maître
Crevant la raison

Posée sur le piano
Fume une Craven A 

Ça date
Ça coule
et ça syncope

Un pur régal
Signifiant
Ce moment-ci
Qui sonne sans raison…

et Nous aussi


J’ai dans le cœur 
un souffle au cœur 
une feuille tremblante
la vie sortie des ronces 
les heures claires du jour

la fraicheur de l’air
la beauté de la fleur

j’ai dans le cœur 
une pensée immortelle
la danse des herbes folles
des souvenirs de l’enfance
qui m’attrapent le cœur

des paroles lointaines
que le vent porte


Retours, J’ai dans le cœur I

  1. J’ai dans le cœur 
    un voyage de poussière 
    une peine ombrageuse 
    des jours derrière les murs

    des cours et des jardins 
    des promenoirs courbes 
    une misère incontrôlable 
    qui part et qui revient


    un rêve de joie heureuse
    une fenêtre de lumière
    de l’air pour vivre encore
    un amour au sommet éternel

  2. "il reste encore des boucles et des tours"

    Passe une jeune fille complètement nue
    Blaise Cendrars


    Passe le dormeur du val 
    Tête nue
    Sous la nue

    Passe Léonor ou Barbara
    Une paire de dormeuses
    (boucles d’oreilles pour la nuit)
    Or jaune 18 carats

En nous nous tournons

I   E n nous nous tournons : en eux en nous ils sont à même pour prendre pour comprendre je te donne tu déprends les risques et les conséque...