Les cloches tintent un pied avancé les yeux posés tu comptes les vibrations si longues si courtes on revient ces chocs ces tics ces tacs au beau temps les jours anciens saison perdue il est possible que ce soit un bloc rouge et glacé
Les cloches sonnent sans raison
Et nous aussi…
Tzara (L’homme approximatif)
Poème piano
c’est idiot
mais c’est ainsi
Il fleurit
au fur et à mesure
de l’écoute
d’une pièce jazzée
qui secoue le clavier
Les sons et les mots
se touchent
On ne sait
où s’arrêter
On ne sait pourquoi
le jeu de piano
produit ces fééries
Cordes frappées
Marteau sans maître
Crevant la raison
Posée sur le piano
Fume une Craven A
Ça date
Ça coule
et ça syncope
Un pur régal
Signifiant
Ce moment-ci
Qui sonne sans raison…
J’ai dans le cœur
un souffle au cœur
une feuille tremblante
la vie sortie des ronces
les heures claires du jour
la fraicheur de l’air
la beauté de la fleur
j’ai dans le cœur
une pensée immortelle
la danse des herbes folles
des souvenirs de l’enfance
qui m’attrapent le cœur
des paroles lointaines
que le vent porte