15.6.26

Le long des routes au gré

I

 

Le long des routes au gré : tu penses à la vie tu cherches ici la liberté comme d’autres disaient un étang pour baignoire rêver encore et peu dormir la chose est enivrante nous sifflerons joyeux sur nos échelles la liberté enfin

 

Pour sûrs le retour la vie les aventures tu construis ton destin en marchant avenir embarcation un sac sur les épaules je tourne tu comprends nous sommes aux marges exister et rêver tenir et sommeiller je vois ce qui est 

 

Nous allons à rebours nous prenons pied nous tenons ferme serions-nous jeunes serions-nous perdus je croise la courroie tu tiens les branches accolées ici il reste un peu de rêve il nous reste ici à dire quelques vérités

 

II

 

Le long des routes au gré : tu penses aux âmes millionnaires Marco Polo fils de Niccolo un jour tu pars tu rentrerais peut-être riche des pâtes à profusion et des pierres précieuses : la Chine enfants est le plus vieil empire du monde

 

Quelle enfance tu tournes sur une autre face Terre : Terre les Indes pour le Roi Ferdinand d’Aragon la Reine Blanche de Castille Christophe quelle histoire de Vigo parti le vent est favorable l’océan est pacifique par trois nous allons

 

Si bien si loin partis de Venise de Gênes Lorenzo nos médecins valent-ils le Pérou partis de Vienne vers le Canada retournez moi un regard retournez moi la main que trois fois au moins je tourne le Monde de Vienne au Canada     


III

 

Le long des routes au gré : Marco Polo fils de Niccolo neveu de Matteo tu vois ici une autre à sa place Antonio Torres Heredia fils et neveu des Camborio il va à Séville pour les taureaux longue route : pensons encore 

 

Retournez-moi la main bougez un peu si vous ne parlez pas je parlerai de Naples de Ferrare de Séville de Gênes de Barcelone n’oublions pas les deux Carthagène d’Espagne et des Indes un fleuve venu d’Europe aux Amériques 

 

Pour voir les taureaux sentir la lune tu reviendras du Canada pour Vienne sur le continent des eaux assemblées le vent est subtil tu cherches suave comme le poignet ta main est au bout allons rentrons le troupeau : il va pleuvoir  

 

IV

 

Le long des routes au gré : tu chantes la liberté nous donnerons-nous la main attends un peu il vient l’orage rentrons le livre plein de recettes taratata c’est le clairon qui sonne nous serons un peu en retard : le veux-tu

 

Longue route le vent est amoureux tu penses encore elle est suave la main qui conduit le troupeau il faut avoir la ruse et le courage je suis du trésor de perles et de pierreries à travers ce qui reste désert au monde : la lune verte

 

Plongeant dans l’escalier : fi à un vieux comme vous je glisse nous avançons tu ne reviens pas toi qui court encore Vienne le Canada le Pérou n’oublie pas Pékin ceint de gel que reste-t-il une froide demeure je tourne tu comprends  

 

V

 

Le long des routes au gré : un pas à l’Est un pas à l’Ouest les heures confondues ils sont venus à l’Ouest lointain de Vienne et Séville à New-York pour une librairie pour une chambre à Harlem tu construis un monde neuf

 

Passons de bas en haut les planches les écrans je tourne tu comprends nous avançons d’Albanie vers une petite Italie un trésor de perles et de pierreries une histoire de bandits sur les grands chemins : quel charmant contrebandier 

 

Il faut faire affaire tu poses un pied ici un œil là-bas et des heures pour comprendre et des nuits pour effacer je cerne tu conçois nous sommes revenus il reste à saisir les oubliées : Europe Amérique Asie Afrique un peu

08 août 2024. 

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