30.8.26

Et l’autre


Silence sur ces barricades quel mystère on avance on comprend au retour tout nous tient je serre tu reprends si on le dit si on le pense tout explose les yeux le cœur je vois : tu retiens nous allons au supplice

 

L’autre qu’en est-il faut-il attendre si tout reste de toi il faut les heures les saisons ce qu’il nous reste de certitudes les yeux ouverts les bijoux les rubans ce qui vole te dérobe : tu signes un monde sous les doigts  

 

À perdre ses dents blanches il ne reste rien à respecter le désert un peu de rire des franges sur la veste un tourment je me donne tu comprends tout de toi autrement tu souffres : l’incertain à calmer  

 

13 novembre 2024.

commentaire 29 août 2026 13h56

DORIO 

"tu cherches à écrire sur le toit "

Le don des dieux, disait Paul Valéry,

du premier vers amorçant son poème

« Ce toit tranquille, où marchent des colombes »

Mais après, son daimon se retirait,

le laissant seul penser et remuer

sens et sons, mots perdus devant sa tombe.

Tout ce qui rend « intranquilles » les poètes

qui se donnent du mal comme Personne,

Pessoa et ses hétéronymes, vivant à Lisbonne.

Il faisait du patron de son « tabac »

Un héros de papier vendant ces cigares

Comme Descartes sa métaphysique,

Ou, Michaux, le Belge, ses chocolats.

Mais je m’égare dit Fol erratique,

le Fou Triboulet blasonné

par François Rabelais.

Minuit passé, la boucle se referme,

L’espace de la page n’en peut mais,

Sens et sons ont semé leurs germes sur

« Ce toit tranquille, où picoraient des focs.»

Retour, Ô hiver

Ô hiver
si froid au fond du corps 
si froid sous le manteau 
tu écris sur les carreaux 
sur les feuilles arrachées

mains gercées et cœur gelé
tu vas de branche en branche
entre la boue et la buée
les blés sont épuisés


28.8.26

Ô hiver


I

 

Ce qui semble nous sommes à dire ce qui est rare si je suis pâle tu comprends le froid au bout du corps je suis assis tu tiens ce qu’il te faut nous entendons le froid sur les carreaux Ô hiver tu tournes lentement ici je te suis 

 

Devant ce qui revient les tuiles les feuilles arrachées tu cherches à écrire sur le toit à lancer des pierres tu cherches je comprends : sommes-nous étranglés plus haut plus juste tu étais un fardeau d’herbes amères au sommet 

 

Du vent pour cerner les mains si froides le cœur à l’oubli au reste tu vas je viens nous sommes sous les branches le poids les habitudes tu tiens je viens nous sommes abandonnés le froid nous vient oh l’hiver est bien plus malin

 

II

 

Un matin un retour un espoir de froid en flûtes tu retournes le temps les glaçons au couteau les vitres dans un château le givre le cœur abandonné tu vis tu vois tu dis : tu tiens tu touches de plus en moins d’ombres en silences 

 

Disons : je te suis tu écartes nous avançons toujours plus haut toujours plus loin un souvenir les tuiles tu songes ardoises au toit du plus profond le bleu pour oublier l’ennui les lignes détournées les erreurs corrigées tu glisses haut 

 

Du toit vers la pente le songe tu revois les héros un souvenir un rêve je te donne tu comprends il reste encore beaucoup de mensonges un chemin étrange entre les troncs et couvrant d’air les murs espaliers ombres certaines 

 

III

 

Du large à venir des ombres le souffle court la mer nous lance je te vois il reste à dire l’hiver est sur nos doigts nous tournons vers la rive les arbres écrasés murs et commandements je tiens je ferme tu conduis : il reste à dire 

 

Nous tenons bien la main nous soufflons dans le vent la vie les outils perdus aiguilles et aimants je tiens tu serres la main sur les blessures comprime étreint retourne et comprend je te suis tu souffles : ici nous aurons bien froid 

 

Bien plus qu’abandonnés les aiguilles semées de la toile à l’établi tu serres le fil faut-il comprendre que passe le froid sous la porte l’air sous les tuiles rien n’est couvert l’air distance les yeux ouverts :  sous le nez coule l’hiver déjà

 

12 novembre 2024.

26.8.26

Pour prendre ce qu’il faut


I

 

On regarde et comprends tu tiens le plus tu tires un quart les choses sont ainsi il pleut tout ici gronde la lune et les étoiles le grand le plus sensible les heures effrayantes tu vas tout te reviens les cigognes d’Afrique 

 

Les petits les pauvres morts la vie errante tu cernes ce qui avance les migrations le plus pour entreprendre le reste pour marcher : petit tu flottes nous avançons tu sens ta peine tu respires allons avant le plus 

 

Derrière les blessures le reste tient toujours je sers je mords j’arrache l’herbe voilà les feuilles sans sève je tombe tu retiens petit corps de tout détaché tu flottes sans rien père tu es aveugle mère sans attaches 

 

II

 

Nous sommes sur l’eau : prends tout revient tu flottes nous avançons cœur détaché frissons la reconnaissance au bord des yeux sous le cœur nous avançons je tiens tu veilles nous connaissons il nous reste les yeux 

 

L’espérance combien de fois abuses-tu je te tiens nous serrons un doigt et puis un autre devant ce qui te revient tu comptes il te reste un trésor les yeux ouverts la bouche grande oh tendres et vastes attachements 

 

Ce qu’il faut de frisson ce qui te revient d’espérance au bord des flots dans l’espérance tu vois le jour tu vois cela nous sommes au commencement si l’eau ruisselle si tu me noies oublions ce qui manque 

 

III

 

Oh la vie à vouloir les cris ce qui devient les ombres les oiseaux ce qui flotte petite main posée sur le sable des courants des traces tu résistes il reste à dire la fin de la semaine je te vois je te cherche tu me dis : va

 

Je comprends nous sommes en avance si le reste peut suivre les orages la mousse l’écorce tu restes accroché au lichen tu devines le temps passe les heures volent je ne sais je ne dois tu retiens ce qui compte pour tout

 

Et prendre ce qu’il faut tout se trouve pour ce qui compte : les feuilles les branches les petits animaux nous sortons des forêts tu accroches aux branches un vœux pour briser les fenêtres je te tiens tu le dois encore

 

IV

 

Nous recommençons nous avançons il reste l’ombre je prends les sentiments nous allons tu vois je tiens la source les rochers le temps encore nous dormirons je tiens ce qui reste et je : ne vois ne sens ne dors 

 

La vie je me consume nous avançons à travers tu dis vallons et forêts je suis le tremblement tu tiens la certitude les mains nouées les yeux tranquilles je suis ce qui devient tu es une ombre tu dis tous les mystères 

 

Tout comprendre tout garder il ne sortira rien de cette chambre tu le disais pour se tordre un avis une raison tu cherches la définition ce qui est ceci ce qui devient cela nous allons commencer : apprendre ce qu’il faut   

 

V

 

La vie le soir l’espérance tu apprends je devine nous sommes écartés tu restes incertain la vie errante ce qu’il nous reste de liberté les heures ont volé le jour le tremblement les choses commencent : œuvre je comprends 

 

Nous allons d’une certitude à l’autre ici tout commence les yeux les dents le poids des années la vie au soleil les songes je suis du détail tu es de la montée je tiens ce qui convient tu avances je suis du mur tiens les pierres 

 

Pour ce qui reste la vie les jours comptés une année une autre je devine nous rougissons tu avances je viens du grand chemin la vie à comprendre tu songes les beaux rêves évanouis et ce qu’il faut pour se rendre : ici

 

VI

 

Un fossé tu tombes ils voient les lions passent nous sommes Daniel et Job au pourrissoir vinaigres rafles et pépins lions buvez il reste ce qu’il faut le sang la justice les jours ouverts la vie qui commence je vois : dis 

 

La fosse les lions la misère je tiens tu veilles prenons tout le grand et le moyen détails et circonstances je suis sur ce mur tu tiens la corde faut-il que tout remonte je descends tu acceptes nous sommes au détour : là 

 

On voit le reste les questions amères si tu réponds si tu te souviens si tu pleures Jérusalem je donnerai le tout tu prendras la corde le panier nous sommes au détour nous battons les murailles la vie soutient la corde 

 

VII

 

Du reste au sommet nous comprenons la terre est ronde les cieux ouverts la marche assurée les gouffres tu figures je suis sûr tu dis la confiance la main le pieds les heures je brûle tu me tiens de tour en tour : je suis 

 

En avance tu cernes les heures et tu et toi je parle tu réponds qui sont-ils ils avancent je suis pour le retour nous partons je crains tu comprends les pierres les roseaux l’eau du fond la vase le tremblement : seul

 

Je compte les mailles du grillage je suis sur le fond à plat en attente tu te réserves je ne comprends ni eau ni boue tu tiens sur le fond la rive encore les heures mêlées les roseaux les petites bêtes demande : faut-il prendre  

 

VIII

 

Au bord au chemin à la rive les roseaux les herbes tu soutiens ce qui est sauvage tu vois ici la liberté les heures le reste le plus le lointain nous allons je et tu il nous faut je-tu-nous-il la vie commentée : les songes 

 

Évanouis comme si comme quand et pourtant nous allons je te donne tu me comprends il reste à dire les chevaux les histoires simples ce qui se passe entre les feuilles les branches tu rêves je deviens : nous tournons 

 

À plein les bras tendus tu rejoins le vide les yeux ouverts comme ce qui commence de feuilles en feuilles je suis sur le retour tu cherches un point je suis le murmure les saisons pour qui prendre et comprendre le reste

 

IX

 

Avance je dis la terre tu marches nous sommes sous les arbres tu respires j’entends le chemin il reste à perdre le sens des mots la vue le souffle je suis étendu tu cernes le bras le torse tout est lourd ô si lent : comprendre

 

Je demeure allons plus loin il faut un pas et puis un autre des songes ils te reviennent évanouis nous sommes perdus et éblouis insectes et dorures du loin au proche ravis et consentants je cherche : tu te retrouves 

 

Allons il y aura des pierres au clocher des routes pour entendre je ne comprends je ne tiens il me faut père et mère tu dis je suis j’ai vu enfin : il reste à consentir les pieds croisés tenons pour prendre ce qu’il faut

 

09 novembre 2024.

25.8.26

Commentaire 25 août 2026 11h04

Dorio

 

"enfin la porte...tu ouvres tu cherches les épines au ciel"

 

Au seuil du poème que l’on entend avec ses yeux

Une nuit diadème de roses

Lentement

Comme l’on défait une à une les brindilles de sa couronne d’épines

Au-delà des murmures et des vertiges de l’œil et de l’oreille interne

Avec sa pointe sèche qui dans le noir a rayé le cuivre du mystère

Traces dissimulées dans le souffle d’un poème

Unique et singulier

24.8.26

enfin

 

I

 

Enfin la porte : tu ouvres il reste au ciel le bleu on pense immense tu dis vraiment le dis-tu immense et bleu les grilles en surface le soutien tu arraches du fond le reflet les oiseaux passent tu imites ce qui retient le calme

 

Les chardons les insectes les plus petits cailloux sous le pied dans la main sous les ongles nous avançons nous comprenons je te tiens et tu t’arraches il te reste à couvrir les genoux sous les ongles oh tu cherches les épines du ciel 

 

Trop bleues les traces sous les fleurs le pied perdu l’herbe est trop verte tu tournes et je comprends nous sommes sans raison la vie la joie les yeux ouverts la ceinture serre trop il est bon de regarder le reste : il tremble enfin

 

II

 

Enfin la porte : tout au ciel tremble tu vois je comprends nous sommes lancés nous tenons loin une branche des feuilles les oiseaux le tour les yeux les histoires à comprendre le tout sur le chemin tu écartes les herbes tenons

 

Si tu cherches sous les feuilles tu trouveras les traces les yeux perdus la fleur le blé le commencement bourgeons tout recommence les heures au-devant la vie les circonstances il te restait un ami tout est perdu dans l’ombre ici loin

 

Un été de remord des visages oubliés je te reverrai tu entendras il reste à compter les larmes sous les lèvres tu trembles nous sommes à fredonner la vie nous comprends nous sommes à dire ainsi ce qui fût est toujours à tenir

 

III

 

Enfin la porte : les heures perdues ce qui compte les yeux mouillés la gorge sèche je tremble tu contiens nous sommes à descendre je tourne je te vois tu supposes je suis encore dans l’oubli je ne retiens rien il fût nous fûmes là

 

Du rêve des secondes tu tournes sur ta couche tu bats le cœur au commencement il fût je suis nous fûmes tu seras et toujours pour toujours dans l’ombre en attente tu suis ce qui devient tu fermes les yeux ici va bien 

 

Je respire nous avançons dans l’ombre entre les cils tu vois ils sont au calme au pourtour je tremble tu comprends il te reste à compter les heures entre ce jour et l’éternité d’un chemin contenu tu es resté vainqueur tu vis je tiens


31 octobre 2024.

23.8.26

ô nous sommes endors-toi


I 

 

Il y avait au ciel nous aurons à voir ce qu’il reste de ciel ce que tu vois dans le ciel pour toujours j’y consens au ciel au ciel et tu dirais j’irai la voir un jour et le monde est plein de grâce tu murmures un sou-hait il faut te dire cercle 

 

Des fleurs en couronne tu y penses il est l’automne et nous étions en mai des fleurs de marguerite des brins de muguet un petit couteau tu traces ainsi les chrysanthèmes un petit couteau et des petits cailloux pour user les dents 

 

Du lait en confidence du remord je te donne un exemple la barbarie est bonne pour toucher à l’extase nous sommes au réveil les fleurs vont fanant si tu murmures un sou-hait que cet oiseau est bête il va il vole vers le chasseur 


II

 

Va et vole vola in grembo al cacciator nous sommes au regret petit oiseau perdu entre la grâce et les sou-haits tu vas et je murmure nous sommes loin assis aux bancs de bois si proches du chasseur petit oiseau chéri : endors-toi

 

Tu penses si doucement nous faisons le tour de la terre et de la lune et des étoiles nous marchons de l’ouest à l’est tout tourne devant nous manivelle du temps Dieu nous aurons bien l’âge je disparais tu renouvelles : nous sommes 

 

Encore au-devant les oiseaux un peu bêtes si petits tournés au bord des feuilles branches tordues rêve allège-moi il te faut tu le dois je tiens tu veilles nous sommes fanant les feuilles une l’une et tenons du sec la preuve : ô 

 

III

 

Oiseaux sortis du nid volez au chasseur j’aurais à vivre un moment encore tu cours tu vas je te retiens quelle preuve quelle grandeur de l’âme et du corps du rire sous les feuilles des murmures nous disons nos sou-haits si je le sens 

 

Tu le comptes nous sommes en devenir chasseurs et proies faciles tu voles je deviens et rougis à notre façon nous devine sans rien devoir aux petits et aux grands d’un pied ferme la voix presque droite tu articules bien : réponds 

 

Faut-il répondre et tic et toc un sou-hait de grâce du plus haut vol je viens de ces arbres tu nommes les peupliers il te reste un souvenir les ailes sur les nuages les heures perdues le calme enfin je me retire nous allons aux arbres 

 

Envoi à sou-haiter

 

Un sou-hait : surtout si je me noie ne fais rien et que faire si nous laissons cette arme qui n’est pas chargée de futur laisse glisser tes yeux sur nos miroirs et pour lors surtout si je me noie ne faites rien oh nageons avançons 

 

Ou coulons il reste encore à compter les nuages nous allions le soir venu sous la lune il faut entendre le long balancement les heures à propos les rames tu penses la cadence en ce point bien sûr rien n’est écrit tu cherches

 

Si je le devine nous irons rouges et tendus nous lire sous les portes le ciel et les étoiles le calme nous revient les heures égarées il nous reste à sombrer au jour le silence le frisson le calme pour tenir et serrer : je suis 

 

30 octobre 2024.

commentaire 23 août 2026 11h38

D0RIO 

"au fond je suis sans intention

devant nous il y a des arbres
chanter là-bas"

En lisant j’aime écrire et surtout ce que le lecteur pressé nomme des inutilités. Simon Leys rapporte un des apologues de Tchouang Tseu où un magnifique arbre doit sa longévité au fait que son bois ne sert à rien. Heureux les arbres, comme ceux également de l’île de Norfolk découverte par Cook, impropres à tout usage de charpenterie. De même que ces écrits tracés sur le sable et que la marée recouvre régulièrement. Ça me va très bien disait je ne sais plus qui, l’océan retiré je recommence, je réécris un de ces textes fragiles, ludique, presque inutile, un souffle, un rien.

Martigues 6 avril 2024

21.8.26

là-bas


I

 

Un avenir de routes sans buts tu tournes nous commençons au temps au silence à la construction je suis sur le rivage nous lançons les coquillages les yeux ouverts la bonté au bout des doigts je te cerne comprends-tu : voyons

 

Allons devant ce qui sera j’arrive tu conçois nous sommes au plus étrange une main sur les hanches je vois ce fardeau j’entends le murmure nous gémissons au sable en avant je jette les coquilles prendre ce qui revient : là 

 

Tu as jeté ton pain à l’eau tu attends il revient nous sommes au plus loin les heures ont tourné il ne me reste rien à entendre je ne comprendrai plus je ne tournerai si lentement nous irons je vois tu souris la route est simple : là-bas

 

II

 

Des routes pour un avenir des montées et nous entendrons ce qui descend encore pour plus loin l’avenir est-il sombre nous aurons des peines oh quel nombre un peu plus tantôt moins et je demande reste-t-il du sable : là-bas 

 

Sur le rivage une saison ouverte des monceaux tu allumes les étoiles je ne sais où ils sont je ne vois rien il faudrait dire il faudrait comprendre la vue au plus haut le temps au plus clair quand bruira-t-il nous sommes à l’avance : là

 

Pour faire pour comprendre je ne demeure rien ne nous intéresse il faudra dire je tiens le ciel je suis aux étoiles tiens sommes-nous à quelques pas tenon-nous ce qu’il faut le sable la poussière la peau des fruits aussi : voyons

 

III

 

Au large du sommet au songe des mines tu vois ce qui brille le sel sur les branches le calme au fond il reste à dire ce qui brille dans la nuit les étoiles sur nos épaules ce qui revient je vois encore ce miracle je cherche : voyons

 

Aller encore le chemin tu bats le temps sous les pieds le cercle les choses convoitées tu arrives il nous reste tout à dire je le dirai tu répèteras nous sommes sur le point allons bien plus encore de loin à près le doute à dire : là

 

Au fond je suis sans intention ni voir ni entendre si peu donner rien sur ce pas rien à ces mains tout claque la peau les voiles je suis sur le chemin nous allons encore un peu plus loin devant nous il y a des arbres chanter : là-bas


28 octobre 2024.

19.8.26

les ombres à oublier


I


Je veux ce qui se tient je touche l’impossible pense bien il te faut résister tu armes tu comprends et les clefs et les ombres les planches sous les pieds le poids du corps tout tient sur les semelles tu espères je tremble nous y allons

 

Sommes devant ce qui reste ici furent les uns tout revint aux autres du calme du silence des objets lisses et sonores tu reprends je contacte tu cherches les métaux le cuivre et l’or les heures sans avance on soutient tout

 

Soupire-t-on : on voit passer l’herbe sur l’eau une à une goutte à goutte la paille pour penser les yeux pour voir cherches-tu ce qu’il faut trouvons-nous ce qui manque à nos aventures voyez les lames les liens les ombres 

 

II

 

Sur un chemin pour ce qui nous encombre le trop de tout le calme sans avancer les erreurs nous risquons pour avancer nous ne comprenons que ce qu’il faut en dire la vie les éléments les pierres oubliées le charme sans oser

 

L’avenir et je tremble il faut nous avancer tu viens je tourne nous longeons montagnes et collines et ensemble au-dessus tu penses les niveaux de l’eau la mer on donne pour infinie le crépuscule une ligne à porter tu fermes osant 

 

L’horizontale un champ de larmes et de cailloux on s’avance on se disperse je ne sais rien je ne vois rien à peine devinerai-je l’horizon à l’infini le plus haut est en bas tu avances tout s’effondre je ne regarde rien tu saisis l’impossible 

 

III

 

Au fond du bas vers le haut de l’horizon au vertical tu cherches nous transmettons : les doigts en croix le cœur à l’abandon nous sommes et sommes-nous vraiment ce reste d’écume le plus loin sous les pieds à la lune 

 

Nous tenons nous prenons je tremble je te pardonne nous allons si nous allons de large à serré d’écume à dernier bain de poudres de serpent à cornes de gazelles moments à l’abandon figures sur le tard les rides révèlent 

 

Un regard nous sommes précipités les routes sont incertaines nous sommes détournés les yeux marquent on verrait les eaux abandonnées la poussière d’étoiles les mains frottent je tiens tu vois nous sommes l’ombre depuis peu

 

IV

 

Depuis peu que dire ou que faire tu vois des ombres je suis ce qui arrive nous nous tenons si loin si près en avance tu regardes est-il vrai ce qui est en haut est comme ce qui est en bas tu penses si bien la touche hermétique 

 

Nous enseignons nous volons nous contemplons du reste ce qui en reste les fleurs et les arbres si près si loin des heures à confondre je ne sais tu ne suis sentirons nous ces choses précisément tu fermes tu entoures je devine main

 

Tu tiens les heures oubliées le rire pour après la trace pour toujours je te suis nous avançons serons-nous à dire encore faites savoir abandonnés tenez prenez il faut du crépuscule et si je tiens les ombres à oublier resterons-nous

 

V

 

Si je te tente si tu le dis avec le silence nous sommes au-devant pars-tu et renoncerons-nous et irons-nous encore entre les feuilles sous la lune tu reviens nuit sans lumière de lune coule sans commencement l’ombre de lune 

 

Le temps pourrait tournerais-tu je ne suis plus sur cette affaire nous avançons de plus à plus tu ignores les manques les choses à la vie sans importance nous sommes au-dessous des feuilles il te faut dire je reviendrais 

 

J’irais haut tu tournerais nous sommes pour abandonner pour oublier il faudrait un peu de chance tu tournes je déploie les heures infinies les idées les meubles à tiroirs tu caches tout tu te perds il reste ô les ombres à oublier 


25 octobre 2024.

18.8.26

dors : 睡

睡

於是我是 你彎下身 我們向前走
彎下 然後折斷 爆炸之後還剩下什麼
你圈定廢墟 我感覺不到 我不知道
我們茫然失措 如同這裡那些曾經是的人
你走出去 你明白了 還有待清理的

睜開眼睛 攥緊手指
你回返 我不會獨自太久
一層沒有後續的鋪位 一場深沉的睡眠
你這樣想著 必須如此 再想一百遍
我在我的臥榻上翻轉過
你吐息 你呼吸 睡

我們存在著 並且向前走 你吐息 我呼吸
我們也許會一起睡去
如果時間願意 如果一切都回返
沙子 群群牲畜 一捆捆稻草
在那巨大的沙漏裡 小時在哪裡 日子在哪裡
走吧 愛啊 哦 我們的生命

2024年10月19日

17.8.26

Hardi


I

 

Hardi : tout flambe partons au Nord au Sud tout y serait fatal tu trembles je comprends nous allons si le reste est bon nous entendrons l’Est et l’Ouest les heures à perdre la partie tout est engagé les mains le panier osez la fêlure

 

Les feuilles au front aux arbres y pensons-nous au sombre à l’épaisseur je joue tu reprends nous avancerons la mer est calme la terre est ronde venons allons au tronc à l’écorce si tu tournes petit animal je vois ce qui monterait 

 

Entends-tu ce qui descend nous sommes venus du sommet ou des profondeurs parmi les arbres sous la mousse tu entends je griffe tu constates la colère les mensonges dis-je démens-tu être du sommet aux profondeurs 

 

II

 

Hardi : tu songes nous sommes ce qu’il faut être éperdus et constants du fond au sommet des heures oubliés à entendre le jour tout est allongé tout est pris tout est caché dans le murmure les saisons les audaces choses rares 

 

La victoire gravir et décider tu prends et je calcule un souvenir de plumes étalées tu es le regret éparpillé devant le jour amer si le silence est une obligation prend je te donne nous tiendrons la main les heures pour un oubli 

 

Tu graves des erreurs : l’eau sur la mer sur le sable abandonné on pense ici les mats sont agités la couleur te domine tu entends les oiseaux il te reste à courir le sol les dunes le sable les buissons tu entends le pas chardon ou lys 

 

III

 

Hardi : victoire les feuilles aux chênes les confidences les murs et les saisons les outils sur le sol la chaise entre les heures tu graves tout au mur chapitres versets les heures innocentes les larmes au-devant va ce qu’il faut et ne tais

 

Ne te retourne pas tu espères tu entends les voix pour oublier les cœurs pour répandre il te faut passer le pied sur les chardons entendre les dernières comparaisons nous sommes devant nous tenons de tout à tout en branches 

 

Sans trembler tu tiens les chênes les chardons bleus tu penses l’espérance tu lances des cailloux : entre les doigts sous les ongles les blessures de pierres de griffes d’épines tu tords tu tiens tu tends je le devine Nord Sud Est Ouest 


24 octobre 2024.

15.8.26

tout ira


I

 

Ne nous désolons pas avance furieux tu cherches dans le monde aveugle les couleurs tu agites le vent en serions-nous au naufrage tu cherches tu transportes tu règles tu désires oh le premier accent du jour tu vas le ciseler

 

Pour un naufrage pour la fureur pour le paysage pour ce qui compte tu avances tu donnes tu prends et recommences il te reste les jours et les heures et ce qui vient ensuite le soleil et la lune et la poussière tous avancés

 

Pour le nouveau pour la douceur pour le service pour la fureur pour les obstacles pour les nuages je monte tu démontes tu ouvres et je comprends tu confirmes la fin des choses le soleil et le ciel bleu nous monterons tout ira

 

II

 

Et tout ira tu y seras et pris en haut et renforcé sur le côté sur la rumeur au-devant tu observes tu dis je tiens je viens nous sommes devant tout nous allons en chemin nous prenons le défaut nous courons je commence tu vois 

 

Tu expliques les arrangements les choses composées les objets je suis sûr tu commences nous prenons de terribles décisions les feuilles balayées les rêves envolés le silence viendra tu seras là nous irons loin nous avancerons

 

Nous chanterons et tu verras le même pas la même sensation le calme dans la face le sel résonne tu entends le glissement nos sommes au lointain nous tournons irons-nous à côté serons-nous allongés il faut que tout cède ce soir

 

23 octobre 2024.

14.8.26

ô Vu


I

 

Qui que quoi tu cherches il nous reste à dire le soleil le meilleur de l’année la chaleur la plus tendre ce qui sèche le linge sans frayeurs nous sommes au sommet nous sommes en échange le rêve et les cailloux les rires au plus tôt 

 

En haut le ciel et les oiseaux le branches au passage la vie en alerte tu sembles tu comprends nous sommes en attente au bout de chaque branche sur le plus haute nous pensons il chante on avait le cœur gai au jour il reste 

 

Les larmes les feuilles tu regardes les fruits tombés les heures ramassées le calme sans venir je ne sais tu ne rêves plus tu entends ce qu’il faut retenir les oiseaux au bout des branches ramée rames ramilles que dire de plus ô Vu 

 

II

 

Qui que quoi nous sommes en attente tu penses le soleil tu oses le printemps nous allons je te vois il est possible il faut avancer il faut comprendre je suis ici je te vois tu cherches où sont les chemins tu avances je vois oh pans unis 

 

Peur de chemise ouverte blanche et rose des yeux sur le pavé des flaques je ne sais nous sommes couverts nous allons ne tenons rien ne finissons nous y sommes je te suis tu le veux il restait à dire les bras ouverts les doigts tenus 

 

Oh tendre le silence que nous dirions nous plus tard si loin sans rien attendre je veux et tu le vois dis-moi si nous y sommes je tiens à ta vue je suis sur ce chemin tu murmures tu cries nous sommes étendus tournons ô Vu son repos

 

III

 

Qui que quoi pour en finir un retour de bien plus loin tu ris encore en y pensant il était l’histoire d’un marchand d’épingles une fable pour les enfants sans dire tais-toi n’empêche personne il fait parler qui ce qui qui rit et qui est

 

Marchand d’épingles un reste pour la volonté d’un jour pour l’autre des convenues des histoires étrangement ouvertes je te donne tu me suis et je parle tu enchaînes nous sommes deux et pour longtemps chacun se dit et dit

 

Silence reste tendre ne désole personne n’efface aucun pas tu es ici tu es debout tu tiens la main et nous veillons sans rien nous dire sans nous préoccuper je te dois tu me viens nous sommes au détour ô Vu fruits tombés


22 octobre 2024.

bout des doigts

I   De sable de sel de craintes et de doutes de larmes douces et amères je ne sais si tu ne sens rien nous ne tenons ni routes ni supplices ...