10.8.26

À venir IV


Au milieu du jour la nuit les heures incomplètes et les enfants par troupeaux divaguent allons tenons jouons la voix grave qui sonne trop on m’a fait une proposition remonte ta jambe enfant éloigné le nez écrasé les heures en 

 

avance de nuit de jour nous réglons tout le temps perdu les endroits oubliés les cloches tu vois la place la plus grande il nous reste le puits les eaux montées étalées pour finir de plus assemblées si tu veux tu vois la courroie 

 

qui relie le mat et le bras du plus haut je dis terre à terre tu réponds foule partout foule comme un enfant endormi au grenier comblé la pureté inventée mes larmes les vagues : pense si rien ne bouge nuit pour nuit tu penses jour  


16 octobre 2024.

9.8.26

À venir III


Ce qui est petit si joli petite voix petit jardin petit royaume de barques en barques un abri d’osiers posés de silence tu entrevois il te reste un peu d’eau dans le cœur tu vois nous allons de flaques en flaques voilà la chose est sûre

 

Pour partir sans revenir sonne midi ou un peu plus pour se dire en fin si la lune est pleine à midi ce moment est-ce midi milieu de jour asseyons-nous et causons au fond au fond il nous reste beaucoup de sainteté je joins l’inconnu

 

Ignorant nous en sommes et comptons les étoiles depuis ce jour dans cette nuit tu cherches la confusion un avenir ici entre les flaques les eaux montent le soleil nous oublie nous sommes déposés avance retiens il faut comprendre


16 octobre 2024.


8.8.26

À venir II


Et le bâtisseur tu ou toi sur ta barque partons et la nuit et les étoiles voyons l’air souffle j’étais sur le chemin tu étais à l’aplomb et la barque en avant sur les lagunes tu ne manques de rien ni poids ni chair des fruits et des gâteaux

 

En avance en chemin depuis le petit jour et si la lune est pleine un peu après-midi que faire de la nuit tu passes et dé-li-ci-eux tu glisses tu mens la route sous les étoiles est belle si simple sans tourment sans rien dire je suis 

 

Celui qui va et de l’avant tu regardes je te tiens fermement en avons-nous croisé des heures des jours des montres des horloges des endroits secrets des vierges inventé-e-s tu retournes le rouge la parole le fond poche trouée  


16 octobre 2024.


7.8.26

À venir I


On pourrait croire et nous pourrions nous dire la lune blanche Venise la rouge les choses et le temps et les principes au début de toute chose je vois j’entends je soutiens il me reste dans le cœur un brouillard dé-li-ci-eux à tu

 

À toi te reverrais-je on m’a dit on m’a fait je pense tu revois nous entendons il te reste les histoires un bal une émotion je suis en ce royaume les fauves au fronton la bouche des aveugles je suis le conjuré tu donnes ton âme à toi

 

Le monde s’impose tu as des yeux et des oreilles nous allons sur la place la plus grande vraiment le calme les splendeurs tu te revois nous sommes imprégnés et l’eau et la carafe clair moment restent des arbres à l’aplomb 


                                                                                16 octobre 2024. 


5.8.26

découpe l’écorce


On se dit il faut y être et continuer tu vas et je reviens nous sommes du sommet aux assises tu tiens ce qu’il te reste de certitudes : les fondations tu arraches les feuilles par une tu retournes l’écorce y cherches-tu les insectes 

 

Il se peut si la vue est possible et d’un œil et d’une ouverture entre deux cils je plonge du tronc au soleil je tire au cordeau tu y prends forme en avons-nous saisis les rameaux les bêtes rugueuses je tremble je soupire 

 

Nous sommes venus nous allons ne cherche plus découpe l’écorce défais le bois entre les doigts et sous la paume un peu de résine des grains de sève et des idées je flamberai peut-être songerai-je tu vois ici le feu : oh ce soir oser 


11 octobre 2024.

 

Commentaire Vendredi 05 août 2026 16h32

DORIO


L'OCÉAN DANS LE COEUR


QUANT AU PASSÉ          

je le cherche dans mes pantoufles, je le tisse sur un vieux métier, il trébuche dans un rue d’enfance, je l’organise dans ma papeterie, il s’égare dans un chant sans syllabes, des malotrus le renversent cul par-dessus tête, il frétille dans la poche de Pélican, il essaie d’entrouvrir les lèvres du présent, il revoit les clôtures de cactus et de chèvres de la Haute Goajira, il était présent aussi ordonné et disparate que ce présent qui se mélange au vieil océan des métaphores, quant au passé il habitait ce village du temps où personne n’avait encore fait le chemin du cimetière 

Vendredi

I

 

Pour ouvrir enfin le champ l’océan au balcon atlantique toujours tout commence la mer en allée les eaux assemblées il file entre les doigts le compte des vagues au semblant aux rochers comme ceci tu tournes vers cela 

 

Une épreuve le dos et les rames nous allons et en cadence quand ils sont furieux ou déments je dis la vérité de toi de moi de nous je ne tiens ni à faire les vagues les splendeurs tu tournes sur la plage face au sortir de la mer 

 

L’océan dans le cœur nous avançons ô empreintes ô pieds nus tu cherches un nom nous sommes un jour je dis Vendredi tu dirais enfin comprendre le sourire tourner en boucle sur le sable traine la canne vagues et vent effacent

 

II

 

Le champ est ouvert tu tournes sorti de la mer la mer dans le cœur nous avancerons d’une dune à l’autre et d’un et plus je te vois tu enchantes les doigts au passage nous marchons du même pas le pied sur le sable vie seule

 

Du reste et du rêve tu reviens fourbu jour simple cœur en place l’air souffle le sable avancent sous le sable les pieds tu cherches tu traces un vaste apaisement des yeux des visages tu retiens disons-nous sommes-nous seuls 

 

Au firmament le corps déposé le cœur débattu nous allons sans savoir d’où viennent ce tendre attachement ce mouvement délié ce frisson qui court la poitrine les jambes les bras au firmament au sable ô sortis de mer nous seuls   

 

III

 

Comme il se nomme jour après jour je te donne le temps tu passes loin devant je suis ici fourbu tu penses nous sommes harassés de fleurs et de cailloux tu retiens la criste de mer si tu vois le lys nous sommes au-devant 

 

Dans l’ombre il se donne et dune et montagne tu reviens au-dessus de la mer nous voyons la terre tu penses ronde horizon cavalier devant tu reviens les voiles passent tu arrives passons tu reviens pour passer tu sens le souffle 

 

D’où vient ce tendre sentiment sous les nuages sous les étoiles pour dire un jour il fut un Vendredi ils furent les voiles pleines tu y penses aussi tendues et la jambe allongée il revient nous ne sommes ni là ni où les fleurs et le sel  


10 octobre 2024.

retour : et si le sombre l’adoré

Sombre est le silence 
nous finirons par l’adorer

ainsi les larmes dans la forêt
comptent les ombres parmi les phrases

tourne l’éternité la vie avance
quelque chose accourt de son centre 



Sombre est le printemps 
les fleurs sont de silence 

les nuages frôlent le temps
les oiseaux enluminent les heures

une voix chante de petites choses
il reste le souffle adoré de l’instant

Commentaire 04 août 16h28

DORIO


`"il reste le souffle

sur le son de l'adoré
au métal clair"

Quelques alexandrins ça repose des brumes

Des bruits de la cité des querelles intestines

Du fracas des télés que les pauvres allument

Pour écouter Machin nous parler de Poutine

.

Quelques alexandrins on peut casser la rime

Ainsi fait le poème indigne du désir

très pur qui le dicta mais enfin il existe

On l’atteste on l’affirme la plume à la main

.

Sur l’ardoise du temps les mots hantent les choses

Le chaudron de Chardin la chaise de Van Gogh

La pipe de Magritte la lampe de ta chambre

.

Avec le cœur vibrant de la mer sous la lune

Une chanson de mai d’un Brésilien sublime

Le rythme et le souffle présents dans ce sonnet

3.8.26

et si le sombre l’adoré


I

 

La : et si le sombre l’adoré le silence te comble tu es tu sors tu ne devines rien je pense je suis nous essaierons nous finirons nous commencerons 

 

Le retour les larmes les forêts nous doublons nous comptons les ombres je suis perdu tu viens de loin tu penses la vie les phrases 

 

Nous tournons tu comprends l’éternité tu avances je te suis nous cherchons nous sommes aveuglés je sens je sais nous avançons 

 

II

 

Allons plus vite tu retournes : et si le sombre l’adoré le printemps ses fleurs il reste le silence tu penses nous avançons nous nous surprenons 

 

Je regarde les nuages nous comprenons reste le temps tu cherches comment dire les heures les oiseaux ce qu’il reste de couleurs   

 

Dans la voix le repos les oiseaux jusqu’au jour tu chantes petits corps tu exploses il reste le souffle sur le son de l’adoré au métal clair 

 

08 octobre 2024.

commentaire 10h30 03 août 2026

DORIO


"de cercles en collines

les oiseaux volent
cœur et pattes"

Les pattes des oiseaux écrivant sur le sable 
Le vol des étourneaux qui toujours m’étourdit 
Les mouettes sublimes de Staël 
Avant qu’il ne se lance lui aussi dans le vide 
Les grives qu’à douze ans enfant sauvage 
Je guettais pour les plumer 
L’alouette la laudeta 
Mover de joi sas alas 
Contr’al rai 
L’hirondelle et son œil 
Que l’on met dans le lit des méchants 
Pour les empêcher de dormir 
Gallica diffusant les chants capturés 
Sur bande magnétique 
Pour Olivier Messiaen 
Le compositeur de 
La fauvette des jardins 
Abîme des oiseaux 
Petites esquisses d’oiseaux 
"Les oiseaux sont des cons" 
(Non ça c’est de Chaval) 
Les pattes de ses oiseaux 
Pratiquaient l’humour noir 

2.8.26

: au-dessus


I

 

Comprendre contenir il te reste des compagnons tu tisses il faut dire tu entends les heures dans les champs sur les toits et les animaux et les tuiles nous rangeons une à une les meules les ardoises ce qui revient en évidence

 

Hannibal au pied des Alpes verse encore verse le vinaigre répands ce qui te reste du poison rêvons nous sommes à l’heure tournons et de plus haut tu reviens tu le vois je te donne la main nous sommes descendants et revenus 

 

On se dit il reste bien un éléphant la surface est importante de pied en cap un univers tu glisses sur la pierre polie par des générations les meubles les pommes les joues le mystère les montagnes tout ce qui est vu là au-dessus   

 

II

 

Pour se dire au-dessus montagnes et forêts oublions les vallons et jaune et vert il te reste à penser une mousse jaunâtre pour servir de gazon les heures errantes les yeux les sources ce qu’il faut de choses difficiles la plaine au bas 

 

Oh rase tu comprends tu demandes entendez-vous bien nous demandons saisissez-vous le regard tu le donnes lavé des erreurs des confusions le charme n’opère pas il te vient il te le donne tu le montres et où 

 

La certitude la joie perdue qui est en dessus on y pense tu reviens au balcon au-dessus de la mer en allée sorti à peine tu triomphes dans la poitrine charrier les petits poissons je te cherche tu me vois plongeur rendu au large 

 

III

 

Y songeant encore tu vois tout te le commande la force tenue vigueur contrainte des blocs à revenir des chambres à cerner nous revenons nous nous entendons bien il te reste un pied à casser meuble mordu cercle  

 

Tenu tu accroches nous voyons ce qui demeure au jour les arbres les animaux bien loin si près de moi de nous des heures au-delà la mer est immense entendre l’infini les rêves vivre oublier le charme au rendez-vous 

 

En retour je te tiens tu me vois allons ensemble de choses difficiles je te vois tu me tiens il reste encore l’eau la roue ne tourne plus les rêves la mer est infinie oh s’en aller bien loin bien haut la folie te retourne nous sortirons

 

IV

 

Bien au-dessus de cœur et d’espérance la tourbe les saveurs nous marchons la confiance va de face vers les heures tu le tiens s’il le faut sans être préoccupés nous allons je te devine nous rougirons encore et plus loin 

 

Certainement sans rien comprendre au-dessus les montagnes les nuages la vie ses obscurités nous allons je te tiens et de la grâce et du serment je jure de ceci oh moi de cela après sans avenir tu reviens aux bavardages

 

Je déchire nous sommes peu nous sommes l’aventure le sommet les rochers ce qui nous préserve le temps l’espace ce qui frotte les herbes le sel un dé de sucre sur le cœur tu cours tu tiens je fonce devinons la main au col

 

V

 

Montagnes et dessus et dessous de cercles en collines tu prononces le destin les oiseaux volent cœur et pattes tout nous tient je te suis tu affirmes ils sont en avance nous entrons je passe avant le seuil et tu t’arrêtes aussi peu 

 

Devant depuis peu nous allons je serre tu exécutes nous avançons les lignes nous profitons le calme les tensions l’espérance les mots accumulés devant ce qui nous attend destin exécuté à la vie à la mort à l’horizon si peu 

 

L’espoir ombres éloignées les marques le sacrifice la route je t’abandonne tu ne comprends plus nous sommes entre les lignes aux temps vaincus aux ombres écrasées un destin sans avenir Hannibal allé des Alpes en sel 


07 octobre 2024.

retour : au-dessus I

Il te reste les amis 
tissage d’une vie
les heures courent 
dans le temps
____ dans les champs
_________ sur les toits
_____________ dans les bois

Hannibal le frénétique
prend la route avec ses éléphants
milieu du jour jusqu’à la fin des temps
le jour persiste – la nuit est proscrite

âge de pierre polie
transpercé par des lances
la pomme et son mystère
et le rose sur la joue
on aimerait franchir la montagne
et rejoindre l’autre côté

À venir IV

Au milieu du jour la nuit les heures incomplètes et les enfants par troupeaux divaguent allons tenons jouons la voix grave qui sonne trop on...