31.7.26

: au-dessus I


Comprendre contenir il te reste des compagnons tu tisses il faut dire tu entends les heures dans les champs sur les toits et les animaux et les tuiles nous rangeons une à une les meules les ardoises ce qui revient en évidence

 

Hannibal au pied des Alpes verse encore verse le vinaigre répands ce qui te reste du poison rêvons nous sommes à l’heure tournons et de plus haut tu reviens tu le vois je te donne la main nous sommes descendants et revenus 

 

On se dit il reste bien un éléphant la surface est importante de pied en cap un univers tu glisses sur la pierre polie par des générations les meubles les pommes les joues le mystère les montagnes tout ce qui est vu là au-dessus  

  

07 octobre 2024.

commentaire 16h24

DORIO 

ÉCRIRE SEUL SOUS LA LUNE

Écrire seul en silence, calé sur son oreiller, la lune à la fenêtre, les volets grands ouverts.

Écrire avec Li Bo, le poète calligraphe, qui boit maintes coupes de vin de Sinfong, sous la lune, dans sa barque de papier.

Une dernière ligne, un dernier coup de rame : les images anciennes, comment les oublier ?

dors dès dire


Entends il reste des heures pour tirer du fond la lune dans le seau les noix du sac les cartes oubliées les livres déchirés je te vois, tu comptes les frissons nous passons sur l’autre rive : dors

 

En silence de tien à toi de nous à leur je te vois tu décroches les noix les cartes les livres les peines la joie contempler prendre tu bâtis je chéris nous sommes devant tirant nous allons : dés

 

Si tu te vois tu commences une main après l’autre ce qu’il faut composer tu portes je devine rien ni porte ni caillou je commence tu respires au bout le reste il faut entendre : dire   


03 octobre 2024

retour devant les anges

_

anges prisonniers 
du rêve et des erreurs
les plumes au vent

_

30.7.26

devant les anges


Les anges un par un devant ce qui tremblait tu le devines ils restent prisonniers des chemins on dirait grands on dirait longs incertains les surfaces les évidences je tourne je comprends : ici lus

 

Les objets ce qui nous affaire planches et outillages du rêve et des erreurs tu en tires les conséquences soleil perdu jeux rompus nous sommes à descendre de loin à proche émotions mêlées : ô brouillard 

 

Je tu suis tu ouvres nous allons chemin perdant nous sèmerions nos petits sous sans comptes sans ratures tu reviens et les anges au ciel en remords tu suis les plumes nous leur volerons le vent : tremblants


03 octobre 2024.

commentaire 16h21

DORIO 

"nous sommes sortis des ronces"

Forcément, chacun cultive son jardin ou le laisse à l’abandon. Ces derniers, outre les ronces, euphorbes ou matricaires, sont peuplées d’espèces venues des quatre coins de la planète Terre, tels le robinier faux acacia, le buddleia de David, la renouée du Japon. C’est une aubaine pour les oiseaux du ciel qui viennent y nicher au risque de se faire dévorer par les chats en maraude.

Dans l’autre cas, celui du jardin cultivé, le jardin remue ciel et terre pour que chaque fleur reçoive sa part de lumière, l’irisée comme, c’est plus surprenant, la noire.

Et ça donne les fleurs du mal du poète du Spleen, la fleur absente de tout bouquet du Symboliste, le bariolage des Baroques, le jardin imparfait de l’auteur des Essais et celui de mon père, qui fut sa gloire, et dont je cultive les Regrets.

dû tenu nu


Et si cela souffle il mettra de l’air entre les feuilles, plus soutenues, tu penses l’air et ce qui vole les branches accrochées le cœur tordu les ardoises au sommet, le temps pour se rendre, tu vas, puis j’avance ici, nous sommes : dû 


Au retour nous comptons les cailloux, que reste-t-il entre tous ces assauts le vol perdu les branches les accrocs je tourne tu ne faiblis pas il reste entre les feuilles un air, tu souffles je commence devant ce qui nous lie, noués : tenu 


Et je pense ce qui avance ce qui remue, tout est secoué sentiments et tremblements tu cherches le dessus tu trouves le vide encore loin encore perdu une face sans profil il se dit qu’il est beau comme la lune, ivresse : nu


03 octobre 2024.

retour là là là

La vie nous rassemble 
mains tenues sous le ciel
noir
étranges sont les feuilles
à l’empreinte de sable

*

une pierre bleue roule
de marche en marche 
piège de nacre
au visage de coquille

au bout du couloir

*

paysage perdu
dans une fumée noire
nos rêves s’éloignent
_________ s’absentent
le charme est rompu
les roses sont noires
leurs épines brûlantes

là là là


Comme la vie qui nous rassemble tu tiens la main en haut le toit les tuiles les feuilles le sable la montagne sous le ciel je te suis tu me plains nous sommes à la vue et si étranges sans dire plus sans rien comprendre du sentiment : là 

 

Oublié entames-tu vois nous allions marches par marches aux marbres bleus tiens-tu le fil cherches-tu sous la nacre le calme la retenue les visages nous allions de marches en marches étions-nous la coquille au bout du couloir : là 

 

Il nous raconte le pays perdu les rêves absents je dis si nous sommes éloignés rien ne pénètre le charme les transports les idées tu refuses ce qui est noir ce qui est loin les roses les épines souffrons car nous y sommes : là


02 octobre 2024.

29.7.26

Commentaire

Dorio 16h51 commentaire 

.

Silence côté

Jardin et bruit côté cour

Au cloître des Carmes

.

Il remue encore

L’arbre de Billetdoux

Ses mots et ses charmes

.

Heureux tous les arbres

Qui vivent droits et très vieux

En vrai et en rêves

.

Les arbres d’été

Qui ont créé ces haïkus

Sur fond de nuit blanche

à or ni


La présence pour comprendre accepte souviens-toi sur le seuil arrêté un espace pour un temps des ambitions des fruits mûrs du calme je te tiens sur une voie si modeste avançons tu cherches le fil perdu les pierres éclatées : à

 

Je te dois tu imposes nous montions marches et escaliers tu tiens en avance ce que tu veux la rampe le marbre rouge avançons je te vois tu estimes les conséquences un arrêt un refus nous levés la chambre les lieux accusés : or

 

Levés nous sommes précipités tu tiendras la face à terre le cœur contraint la bouche ouverte nous allons nous reviendrons de troncs de branches de feuilles embarrassés je tourne tu tiens la corde nous vivrons flamboyants : ni


02 octobre 2024.

Retour, il tu lui

Chemins nous sommes 
passagers du vent

en liberté simple 

par amour du bien 
nous sommes nageurs
du temps

brasseurs d’idées
de vies croisées

faiseurs de larmes
de vent et d’armes
de pierres brisées

passagers du vent

28.7.26

il tu lui


Rencontrons-nous seulement chemins portant chemins tu avances oserais-je dire ne me donnez plus de leçons nous sommes du futur nous nagerons passagers en liberté laissez-nous être simple je suis lié au bien : il

 

Et par amour du bien lui-même je ne te dirais plus ce que tu dois penser nous sommes à savoir nous sommes à sentir librement tu frapperas le fond ô talon insensible remonte avance nageur tu te perdrais au loin reviens : tu 

 

Brasse par brasse avec la force les muscles les idées ne nous donnons plus de leçons la guerre c’est la guerre le temps le vent les armes les vies croisées ô larmes pierres sensibles seulement nous plongeons passagers : lui


02 octobre 2024.

Retour, à la croisée


À la croisée du jour
et de la nuit
il y a 
ce qu’il y a à croire
tu avances 
et décroches la lune
ronde et pleine 
en cette nuit étoilée
nos cœurs chantent
et règnent sur trois mondes

nous suivons le fil
sautons de pierre en pierre
traversons le miroir
notre œil scrute 
le ciel la terre et la mer

à la croisée 
du jour et de la nuit
la lune est bienveillante
nous l’effleurons du cœur 
passons du clair à l’obscur
en ce monde de l’entre-deux

26.7.26

à la croisée


À ce qui nous rassemble l’entendre le croire je te tiens tu avances nous sommes à la croisée un premier pas Hécate vers la Lune je te donne tu comprends ici les cœurs battent entendrons nous le reste : tu rêves tout ici 

 

Oh demeure nous avancerons tu tiens un fil tu comprends nous tirons pour le retour nous avançons calmes je te tiens je te veux nous allons pierres à la croisée pour fendre des miroirs œil du cœur je te vois : tiens-tu là-bas

 

De proche à plus loin nous avançons à la croisée à la Lune au lointain nous y allons je le vois nous effleurons entendons tournons du clair à l’obscur d’un seul geste je te pose à cette pierre avant d’aller loin : présenté


01 octobre 2024.

23.7.26

À voir


I

 

À voir : à dire à fléchir tu ploies les grands mystères où sont les chemins tu traces invariablement les droites tu te destines nous n’avancerons de rien en peu un cent de noix une once de certitude une pincée sur le dos de la main 

 

Ou le sel ou le sucre peut-être le souffre nous allons je te rejoins l’eau bout nous sommes au détour nous avançons je le vois -ton cœur chemine nous sommes grands dans l’ombre sur les courbes encore des chemins perdus : va

 

Nous y sommes je vois je veux nous allons dans la voie simple et tranquille : aux plans des étoiles incarnées des jours tenus des traces sans retour je veux je sais je le sens au-devant


II

 

À voir : l’eau a bouilli nous étions sur le côté les bras étirés tu sers de longe tu tiens du licol nous avançons sans rien à dire bras et jambes étirés tu tiens le sens il nous reste à dire et à faire : bras allons 

 

Je suis ce qui tourne : le vent dans les branches herbes brûlées je pense l’air est coloré les pieds au noir un détour devant la vie à la pente tu montes grimpons encore et chantant nous allons la montagne aride un tour la voie

 

Les branches la vertu tu dérobes ce qui reste de raison pour suivre : allons devant finissons je tiens tu viens nous cernons il me reste des certitudes cœur ébloui chemin perdu tu penses les élans l’ardeur les assauts


III

 

À voir : je pense l’air coloré tu tiens la main ouverte et poudres et copeaux au-devant tu souffles le reste la vie éparse une sciure fine un détour les traces d’un nid tu cherches sous les branches tu vois j’entends ici : nous

 

Et ne sommes ni rêves ni batailles les feuilles oubliées de l’année sur l’autre les cœurs abandonnés oiseaux aux branches cœurs retirés chanterez-vous tiendrez-vous la mesure de trois à quatre : nous y penserons 

 

À six le chemin les heures descendues petites choses sous les doigts le cœur ébloui tu tiens la route je recommence nous sommes la trace tu restes ici avant tout je pose rocs et cailloux pour dire les chemins encombrés et noirs

 

envoi

 

À voir : tu tournes sous les feuilles tu tiens ici et là pour toujours les mains ouvertes les doigts accrochent la vie : le sacrifice ce qu’il reste de parfum les herbes rares tu tournes entre les doigts l’ambre et les feuilles 

 

la mousse composée le cœur étrange des choses éternelles un brin d’herbe une goutte un rayon jour perçu ombres seules à venir à composer les branches au-dessus les mains sorties tu traces le chemin : nous allons

 

depuis ce qui revient ce qui est ferme la vie dans la forêt les arbres écartés les chemins ouverts tu soutiens le regard il reste des chemins à perdre une certitude : le pied écrase les cailloux tu brises je conçois  

 

30 septembre 2024.

 

20.7.26

poison


Nous sommes y sommes-nous tu sers pour entendre tu vas conter tu y vois les choses pesées les choses sues serions-nous de bonne compagnie je te dis tu restes je te vois tu oublies en sommes-nous comptables : allés 

 

Les heures les saisons des années pour les autres je te tiens tu retournes nous sommes là d’ici je te vois encore comprendre tu ouvres les yeux au travers des nuages je te tiens nous sommes un peu renversés : trouvés

 

Y être je nous vois nous comprenons les feuilles les arbres sous l’écorce nous suivons une cohorte oh les fourmis noires la vie s’écoule la sève te touche tout tient tu armes leurs successions un pour un le poison en nous : tués


26 septembre 2024.

18.7.26

On se retourne


I

 

On se retourne quel abandon les heures les saisons tout file les oiseaux les soirs les chenilles lentement nous ouvrons nous cherchons du contentement de chaque chose rencontrée je glisse tu comprends nous sommes donnés 

 

Aux rêves aux joies quelles circonstances tu remontes du grave à l’aigu tu tiens tout recommence les œuvres composées le ciel qui tourne le repos je te vois si tu tiens nous commençons enfin j’arrive je vois je cherche tu conçois 

 

De jours en jours de choses comprises un tour pour tout entendre le ciel pour suivre je file les nuages je tourne nous nous préciserons les voiles les drapeaux un tour en plus le tir les barrages je comprends au mieux la vie


II

 

La chose sur la chose sentie le mélange et le consentement nous allons nous tenons les heures et les jours ensemble composés de reste en reste je tourne tu vois il faut encore avancer que demeure la joie la jeunesse où tu restes 

 

Demeurés nous sommes bergers et chevaliers de campement en campement les arbres les arbres au sol au ciel les mains tournées les genoux posés de lèvre en lèvre le fil salive tu commences nous allons je te vois désert perdu

 

Sec et creux les insectes y tournent la vie avance je te vois tu commences nous allons encore plus encore loin nous sommes les arbres les rochers le silence sur l’herbe la vie contenue les cœurs enracinés nous restons pierres  


III

 

En cendres et reproches ciel perdu vallons éloignés tu demeures ici pierre pour Orphée les animaux tristes les grandes avancées le cercle enfin tu brises du fracas il vient du sable du gravier le tourbillon on y va je te le dis 

 

fatal comme le destin tu reviens il te force nous sommes pour toujours le reste et l gloire les cœurs sur un coussin le sens tragique de l’histoire j’ai raison tu suis je fuis sommes-nous à comprendre je te vois ne condamne pas

 

rien ne dis encore moins ne pense nous resterons ici et là nous irons en avance le temps reviens sur la voix l’ouverture tu devines le masque tu comprends il te reste à voir les erreurs le passé toujours les idées le carreau 


IV

 

Les fenêtres je complique enfin tu es libre le ciel l’air les nuages passent je te vois si tu devines il reste à tourner le cœur au fond du ciel la vie sous les flots je te vois linge tu serres les jours les mois les nuits une étoile tu vois 

 

elle va descendre nous allons nous venons un balcon sur l’océan les rayons les choses incomprises les livres aux étagères la poussière sur les machines le tracas je tourne tu suis et devant nos arguments et devant nos imprévus 

 

Nous condamnons au pire la vie sur le devant les yeux ouverts tu serres les doigts sur le bâton le cœur sous les feuilles la cendre la paille il faut compter grain par grain ce qu’il reste des orages la vie avance le jour commence ici 


V

 

Du rêve au commencement on se retourne tu vois je viens de cris en comptes de fourches en cercles le prix du vent le poids des orages les choses sues vues senties comprise je sais je sens je commence nous allons d’un 

 

Voyage l’autre les outils au fond du sac la bouche pleine nous irons au-devant nous serons sur la terre un pied posé le cœur un peu tourmenté suis-je bien suis-je sur le bon chemin l’espace pour le vent je vais nous 

 

Allons que reste-t-il nous tournons au rivage nous comprenons le calme les grands orages avant bien sûr avant et bien avant les choses envisagées les routes ce qui tourne ce qui revient nous demeurons sur cette route encore ici


VI

 

On en convient il en est à tracer la peine sur les voies le caractère nous sommes troublés nous avançons d’écho en écho de calme en prudence pour le tour pour les mains tu tiens aussi les ongles nous sommes devenus oh oui 

 

Si tu respires si tu réclames nous entrons nous prenons nous descendons carrières inventées rumeurs nous bruissons et soutenus et bleus et fermes nous ferraillons à l’angle en soutien en vagues en splendeurs nous allons oui

 

Nous venons du calme pour longtemps nous nous tenons nous voyons nous irons sur le temps nous comprendrons la route je te ferme tu me reprends demande encore nous observons les enfants nous sommes revenus oui vieux 


VII

 

Et troublés si je respire encore tu descendrais les marches les ondes nous troublent frissons sans avenir rampes sans plus y croire du sommet au-dedans les alentours la joie immense les ondes se précisent tu renais là 

 

Nous avançons allons-y bien retournons encore tu penses les enfers nous descendons et je remonte pierre par pierre les serpents dans les failles tu cherches qui mordra le plus petit le plus ardent les choses oubliées encore là 

 

Tu montes je descends nous avançons encore il faut tenir il reste toujours à comprendre nous étions nous fûmes et l’avenir nous tient encore nous revenons tenus en arrière tu montes je tourne enfer sans précédent oublié là


VIII

 

Qu’en reste-t-il serpent tordu lèvre mordue fagot sur ton épaule souvenir on se retourne je tiens tu améliores un pas encore des heures pour expliquer nous sommes nous allons nous devançons pour prendre pour expliquer cela 

 

Avance ici ne te retourne pas que faire au-delà de son épaule le souvenir le pays nous sommes nés depuis ce jour depuis ces lieux entre les ombres et les racines vent violent rumeur probable je te dis tu approuves nous sommes 

 

Ici et deux et presque comme ce qui nous réunit la joie l’indifférence les yeux cernés les gestes oubliés je te vois enfin je tremble et je ne devais pas tourner les épaules la tête et son pivot quelle est la différence nous sommes 


IX

 

Revenus nous étions seuls et deux maintenant nous ne sommes plus le plan déchiré les lois les pleins les déliés les traces tout ce qui est écrit je tiens tu vois nous étions au moins deux ne restent que les ombres les yeux écartés 

 

Les lèvres abandonnées au-devant les feuilles ce qui est dû ce qui tient les odeurs tu respires le myrte et le thym il te reste encore ces mondes à comprendre je le sais si tu le dois nous avançons ignore les yeux sur ton dos

 

Ne tourne pas ne vois rien ignore nous allons le chemin nous bornons ce qui nous viens les yeux le cœur les mains les pieds à la croisée au regard trouvé les bornes les assises les pierres les angles les idées neuves pour s’oublier 


X

 

Si tu dis on se retourne je tourne seul nous enjambons le reste du pont sur les eaux tu divises les jours et les nuits je te rends ce qui règle les yeux ouverts le regard l’œil endormi je tourne tu conçois nous avançons ô chemin 

 

J’ai perdu je rêve ce que tu ignores après disons le socle disant des aventures le ciel le sable la mer le toit immense le monde à traverser la vue sur le monde renversé les vagues les choses grandes le vol des innocents 

 

En rêve les absents les départs tu ignores il nous reste l’absolu le monde si vaste les pierres des chemins la jambe allongée je te vois tu comprends si tu dis ce qui revient les fleurs les feuilles oublie les branches et l’écorce du ciel 


XI

 

Où se donner où se rendre de force de loin la vérité tu tournes je ne vois je te suis courant à sa perte que faire sans ce qui manque nous sommes abandonnés sous les arbres il reste à se demander quelle forme quel recours 

 

Nous avançons je tourne tu observes je suis ton dos tu es ma hanche cœur écarté joie en absence nous sommes ici et manquant l’un à l’autre que faire si nous sommes sans armes pour le retour les saisons le calme obstinément 

 

Nous commentons la vie avancée j’étais ici devant et si je ne me tourne et si je ne regarde pas j’irais encore plus loin au franchissement des enfers tout au retour tu regardais mon dos j’allais perfidement la sensation une heure là


XII

 

Enfin à comprendre à voir à courir et supprimer les heures en avance les jours à oublier la vie pour regretter tu voyais le dos tourné quelles épaules si tu entends si tu comprends nous avançons encore on tourne on vient je dis 

 

Je te donne la vie étrangement un rêve entre deux mondes les eaux assemblées et les vagues tout tient à ces nuances la vie pour oublier si tout a été vécu je suis encore dans ce monde rien ne devient si tu ne tournes pas 

 

Les yeux pour le fond le cœur tremblant que faire encore nous sommes désarmés quel effort terrible je comprends tu achèves nous ne commençons pas cette vie enfin à tout prendre je demeure où les sentiments jaillissent 

24 et 25 septembre 2024.

17.7.26

Reste


I

 

Je reste dans le plus sombre des moments oh dis-moi enfin la vie les heures tout compose un instant pour la grâce le ciel derrière le carreau comme le vent tout parle je construis nous sortirons de l’éternité fruits et fleurs : cesse

 

au temps confondu les choses remarquables un reste de fantaisie les pierres le sucre les ardoises un saisissement une requête tu conditionnes nous allons des uns aux autres jours confondus grandeur les oiseaux aux branches : jeux 

 

je circule tu essaies nettoyons il faut se rendre faut-il tourner la main les yeux les armes redoutons corps exposés ciel aveugle au commencement tu brûles à la fin je circule tu commences pierres aux pieds jardins : ébranchés


II

 

Si je reste nous déploierons les armes la voilure le rouleau la distance pierres perdues trésors incomparables du calme tu reviens les jours sont aussitôt une comparaison de jours et de nuits sirènes et idoles tu voies les images : ô

 

tu retournes il te reste dans le cadre la vie sans conséquence nous sommes détendus nous voyons la contrainte et pose et file tu reviens je ne sais tu ne dis que les erreurs accumulées le tremblement ne cesse je retire je suis : où

 

tu es tout perdure pierre et peaux traces pierres polies la vie avancée les heures sans cesse sans mouvements de ruisseaux en fontaines nous revenons au tremblement tu y penses le goût du fer ouvre la mâchoire : oui


III

 

Reste si j’y suis tu retournes nous entrerons tu files le métal fer ou plomb blessures le feu nous tient tu devines ici est une clôture de fil en fil tu penses il reste encore des voyages les grands départs allons seulement légers : vois 

 

tu deviens le poids des ombres les chambres familières le bloc couvert du drap ou du linceul la vie nous rattrape je tiens tu viens il nous reste encore à veiller je meurs je devine nous allons au-devant sur les fils restent deux : sûr 

 

les barrières la laine les gouttes de sang le ciel plombé les eaux rouillées tu penses encore aux choses déposées laisse ceci et abandonne il te reviendra de choisir ce que ta main essuiera au détour les étoiles pleuvent : sommeille


13 septembre 2024.

 

16.7.26

Si tu


I

 

Si tu : me tournes oiseau sans fin couleurs d’espérances tu teins du vert au noir le deuil ma vie ton clair matin le bord des lèvres le bout du cœur nous sommes nous allons de branches et de troncs écorce homme rouge : perdus 

 

Forêt profonde je te tiens c’est toi qui me retrouve objet tu deviens le monde et ses éclats cœurs ouverts silence au plus profond je dépose tu te bats nous sommes pour l’instant sur la mousse je joins épines aiguilles fleurs : brisées  

 

Les sapins branches de houx tu oublies la bruyère les yeux ouverts la bouche grande nous sommes à l’écorce nous demandons la vie aux nuits à peine ouvertes de quelle joie de quel tumulte nous témoignons avançons : écrasés


II

 

Si tu : me trouves devant je suis au seuil nous comprenons et surtout je te demande avance recommence nous sommes de fer et de feu guerriers étranges petits pour les plus petites choses au commencement : sans effet

 

Le fait le ciel les nuages du bleu au rouge tu respires je te vois tu charmes et tu composes des yeux pour éblouir des dents pour arracher je ferme tu avances nous sommes de feuille en faille des pailles des brindilles : aux jours 

 

À oublier il faut je recommence finir ce qui est dû reprendre la raison le ciel le bleu le rouge les choses étranges nous serons sous ces arbres sans rien à peser sans fureur sans danger sans eau sans boussole au pied : tu cherches


III

 

Si tu : me retrouves si la mousse au septentrion les erreurs tout serait effacé du rêve des cailloux des feuilles sur les branches je suis tenu tu reviens nous y allons forêt rochers tu oublierais encore tes torrents tes sources : aimées 

 

Le rire sous les gouttes l’eau jaillissant bien avant les grands rassemblements tu tournes tu comprends les cœurs enrubannés on avance on détourne les yeux nous sommes à saisir et prêts pour les grands : retours

 

Des ravissements une saison passée un regard tourné les heures décomptées tu tournes sur toi-même tu comprends la ferveur les langues dénouées les fleurs amassées si l’on se parle si l’on s’oublie chante : encore 

 

11 septembre 2024.

15.7.26

On recommence


I

 

On recommence : qui disparait et qui nous étrangle le jour au reniement les sarcasmes je racle le fond je tourne tu retiens le sol la lave les larmes tout ici est acéré nous allons sans rien connaitre les choses commencées restent : là 

 

Oh ce qui est je tourne tu appliques la mousse au clair ruisseau les feuilles à la surface une saison je prends je tiens tu demandes le risque une ride les joues tendues on en remet lueurs d’étoiles poussières connues les mots : ça

 

Clore les uns par les autres les mots articulés les os un dans l’autre tout claque tout reprend je tiens tu vises ce qui danse ce qui claque on rit on tire les cordes grincent tu tiens à la vie tu regardes à la mort ce qui disparais : tu


II

 

On recommence : apparu je contiens les nuages au front des heures je tiens l’harmonie je pense au chemin le retour les circonstances la vie pour étonner le cœur battu tu songes trop rapide tu risques trop heureux toute la vue : ici

 

Ce qui dépend ce qui recommence les heures sans limite les jours décomptés je suis ce qui tient je donne la réponse nous sommes à l’horizon nous sommes en attente ceux qui viennent ceux qui dépensent le sac ouvert : non

 

Tu te tiens tu contournes nous avançons nous comprenons la terre débarrassée le cœur au fond du panier entre les roses les branches brins d’osier bottes liées paille pour grains services pour la vie recommençons : va


III

 

On recommence : à paraitre relever la paille pour le grain de front pour la réponse je suis au clair ruisseau je tourne sur le fil l’eau les feuilles tu flottes tu descends nous sommes déposés à comparaitre reprendre et compter : toi

 

Ce qui nous répond les pierres les feuilles de branche en branche tu dérives de feuille à feuille je suis du chemin je suis de la constance nous allons nous revenons je suis de la sidération tu divises les jours et les nuits tu es : notre

 

Des leurs aux autres les pierres du chemin le monde est après nous pensons nous tenons et je cherche et tu vois ce qui claque ce qui te réponds nous allons il reste à compter la chance l’espoir la vérité l’eau vers l’eau cœur : les

 

10 septembre 2024.

14.7.26

De sa venue


I


De sa venue : dans son regard tu lies tu assembles nous étions sous le vent au ciel comblé aux herbes le cœur et les chansons le sable entre les doigts je te tiens tu acceptes nous allons au plus loin encore de ce qu’il faut dire : nos

 

Entre les mots ce qui est chanté le col ouvert les pieds tu es posé sol et granit je te tiens tu acceptes nous allons à deux pas nous tenons à comprendre tu compares je nettoie il faut courir un texte pour les autres : ici 

 

Tu prétends et je soupire nous allons plus loin nous ne sommes ni ici ailleurs encore mieux plus loin il reste à venir les mains pleines les animaux sur ls rochers les enfants il reste une mère je serais son souvenir nous allons : dire

 

II


De sa venue : le pas silencieux des moissonneurs ces choses qui installent un peu d’avenir je tiens au futur nous sommes ce qui doit être chargés les épaules sourdes les chemins faits tu laisses disons je vois les oiseaux : dans 

 

Le ciel les pierres du chemin les herbes bord de toit le bord de la route sans rien exagérer sans trembler seulement si les flammes abandonnées je tiens tu entends nous comprendrons leur reste des temps venus complets : leurs 

 

Les moissons les hommes le chantier tu me dévores je ne comprends rien tu cherches des exemples la fureur le torrent les pierres amoncelées un bras chargé les couleurs sur le sable oh ce sont des visites tu dois dire le ciel : là  

 

III


De sa venue : sans penser j’ignore tout les pierres les branches le calme oublié tu dépasses il ne reste rien autour des bornes un danger écarté les heures sous le manche tu copies les plans tu serres noues en confidences : si

 

Nous sommes au-devant nous aimons le danger sur la route nous soutenons un regard vers les oiseaux les boucles étranges perdus je te laisse tu comprends ce qui viendra devine éblouis-moi nous irons tombe la nuit : alors  

 

En reste le courage les heures comprises ce qu’il faut de joie ce qui nous retient ô larmes une saison nouvelle à demander un jour il fera froid je pense remue oh nous sommes devant ces mystères la suite des fils dénoués : donc

 

09 septembre 2024.

À venir III

Ce qui est petit si joli petite voix petit jardin petit royaume de barques en barques un abri d’osiers posés de silence tu entrevois il te r...