I
À voir : à dire à fléchir tu ploies les grands mystères où sont les chemins tu traces invariablement les droites tu te destines nous n’avancerons de rien en peu un cent de noix une once de certitude une pincée sur le dos de la main
Ou le sel ou le sucre peut-être le souffre nous allons je te rejoins l’eau bout nous sommes au détour nous avançons je le vois -ton cœur chemine nous sommes grands dans l’ombre sur les courbes encore des chemins perdus : va
Nous y sommes je vois je veux nous allons dans la voie simple et tranquille : aux plans des étoiles incarnées des jours tenus des traces sans retour je veux je sais je le sens au-devant
II
À voir : l’eau a bouilli nous étions sur le côté les bras étirés tu sers de longe tu tiens du licol nous avançons sans rien à dire bras et jambes étirés tu tiens le sens il nous reste à dire et à faire : bras allons
Je suis ce qui tourne : le vent dans les branches herbes brûlées je pense l’air est coloré les pieds au noir un détour devant la vie à la pente tu montes grimpons encore et chantant nous allons la montagne aride un tour la voie
Les branches la vertu tu dérobes ce qui reste de raison pour suivre : allons devant finissons je tiens tu viens nous cernons il me reste des certitudes cœur ébloui chemin perdu tu penses les élans l’ardeur les assauts
III
À voir : je pense l’air coloré tu tiens la main ouverte et poudres et copeaux au-devant tu souffles le reste la vie éparse une sciure fine un détour les traces d’un nid tu cherches sous les branches tu vois j’entends ici : nous
Et ne sommes ni rêves ni batailles les feuilles oubliées de l’année sur l’autre les cœurs abandonnés oiseaux aux branches cœurs retirés chanterez-vous tiendrez-vous la mesure de trois à quatre : nous y penserons
À six le chemin les heures descendues petites choses sous les doigts le cœur ébloui tu tiens la route je recommence nous sommes la trace tu restes ici avant tout je pose rocs et cailloux pour dire les chemins encombrés et noirs
envoi
À voir : tu tournes sous les feuilles tu tiens ici et là pour toujours les mains ouvertes les doigts accrochent la vie : le sacrifice ce qu’il reste de parfum les herbes rares tu tournes entre les doigts l’ambre et les feuilles
la mousse composée le cœur étrange des choses éternelles un brin d’herbe une goutte un rayon jour perçu ombres seules à venir à composer les branches au-dessus les mains sorties tu traces le chemin : nous allons
depuis ce qui revient ce qui est ferme la vie dans la forêt les arbres écartés les chemins ouverts tu soutiens le regard il reste des chemins à perdre une certitude : le pied écrase les cailloux tu brises je conçois
30 septembre 2024.
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