6.7.26

Ils compteront


I

 

Du repos tu le demandes nous en conviendrons des branches des feuilles tu tournes tu retournes le calme pour certains et la fraicheur tu penses voilée tu retournes vers la tendresse tu demandes nous allons nous venons : rien ici 

 

Oh à tout perdre les conclusions je suis saisi repos et demandes tu cherches la peau le bien les lignes oubliées les traces les remords les oiseaux blessés le tourment déconstruit tu étales ici nous sommes pour l’ambition : nous ici 

 

Et à deux nous y allons nous y serons nous ces nous ensembles conjugués du haut du ciel des mâts ouverts de la sincérité les jambes à contracter la raison les fruits tout sur le mur tous ensemble nous le prendrons : loin d’ici  


II

 

Les doigts ouverts la bouche au large les yeux à l’aplomb je te contiens tu recommences nous allons pour un peu plus de langueur tu enfermes la main ô claire habitude nous allons le charme oublié tu tournes sur toi-même : tu 

 

Prends-tu le reste les heures dépassées les pieds raclés au sol au sable aux pierres une source de revenus d’un trésor les pièces entassées tu déménages les boîtes les tracas la vie la certitude le poids ensemble nous tournons : je 

 

De la même farine des heures pour comprendre je reste ici tu reviendras nous allons je suis tenu tu comprends bien il faut entendre je suis déposé tu cherches le nord nous tournons nos habitudes ni trop grands ni fermés : ils


III

 

Tu fermes tu décides nous allons nous comprenons la vie éclatée les pierres descendues le reste par habitude les fleurs des paniers fermement nous tenons les anses cœur de silence tu poses les yeux tu tiens les cordons : ô 

 

Nous allons nous comprenons je te tiens tu commandes il faut en finir il faut croire il faut comprendre je tiens les fleurs je tiens les feuilles nous allons déposant sans comprendre accumulons les jours les saisons calmes : là-haut

 

De plus loin nous avançons nous commentons il reste des feuilles aux branches pleuvra-t-il nous verrons je tiens entre les doigts les fleurs bleues les signes intenses ce qu’il reste du paradis pour croire pour comprendre : où


IV

 

Un rêve de chaleur des idées je confirme il reste l’éternité les heures déplacées les herbes au grenier ce qui comble ce qui se rend nous sommes pour longtemps balle de paille des rires cœur de saison je suis ici : équilibré

 

Et des croix les joues arrondies le calme au-devant la vie pour le silence ce qui est accumulé nous ne formons rien nous ne devons rien une habitude simple et tendre le sucre les feuilles les fruits les branches les cœurs : battus  

 

La cuirasse sans défaut nous avons l’âge de faire des morts nous sommes ce qui reste ils comptent bien encore et beaucoup le poids des heures la vie au détour tu cernes chaque tronc tu espères nous allons ici et toujours : voir


V

 

Pour prendre le temps la vie grain par grain le lait goutte à goutte je tiens tu commences nous allons de chambre en chambre grains accumulés tu retournes le vent nous allons branche à branche et oublier pour essayer : ici 

 

Il faudrait le temps pour tout entendre les animaux sous le toit ce qui remue ce qui dérange je te vois tu comprends nous ne sommes rien nous ne comprenons un battement de cil une paupière les herbes séchées : palpitent

 

Les grains tombés la vie à ce moment tremble je suis devant tu tournes tout bouge les rêves les images ce qu’il faut les ondes un clair soleil la mesure des choses tu étais là tu pensais toujours ces enfants à compter : rassemblés 

 

02 septembre 2024.

 

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