4.7.26

Je


I

 

Je : commencerai nous irons au-devant du plus sous l’écorce dans ce qui te reste de solitude une pierre des branches des oiseaux posés pour tourner vite pour sentir loin l’air la chanson sarrasine comme un voile jeté : comme 

 

Les griffes sur la peau je te donne tu contiens confiance ou retenue tu tournes nous allons il faut qu’ici les cris s’élèvent on dirait que tu lances ton pain sur l’eau les petites choses la vie tu y reviens : les vagues tourmentées

 

Ceux qui s’aiment sans mélange envolez-vous regards impénitents du plus difficile les heures oubliées si le chemin tourne les oiseaux comme les enfants je suis sur cette terre je monte le chemin : ô les paniers aux épaules  


II

 

Je : te dirai décide ne commence plus il ne reste que : ici tout pourrait être écrit depuis le jour depuis le temps le vent souffle tu cherches l’ombre les regards il le dirait il l’entendrait la chose il faudrait dire tout reste fluide donc  

 

Je monte tu descends nous irons rencontrer les mains éloignées : cheval tu cherches nous évitons le sol les heures oubliées un reste de soleil la joie encore je tombe tu comprends nous levons les yeux nous entendons pierre 

 

le gravier si tout craque sous le pied si tout crisse sous les dents : si au loin une goutte d’eau reste pendue avant que tout revienne les saisons les nuits froides pense encore il te reste le souvenir de l’eau froide des sources regard 


III

 

Je : suis avance encore il est devant tu suis nous sommes ils sont que reste-t-il nous entendons la suite les vagues j’étais loin tu devenais presqu’impossible les splendeurs oubliées le char de feu et d’osier les heures 

 

Fourbu je commence tu reviens il y aurait à cacher les oiseaux sous l’écorce le pauvre chien comme ce qui te traine comme ce qui est du plus long au plus court avant il te reste l’aube dire enfin nous sommes ici un matin encore

 

La pluie contre la douleur les épaules le dos je suis oublié tu devines il te reste des images je suis sous les branches nous tournons nous ne ferons rien nous ne tournerons pas ici la vie descend sur nous les oiseaux pleurent : peu


30 août 2024.

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