I
On pourrait croire et nous pourrions nous dire la lune blanche Venise la rouge les choses et le temps et les principes au début de toute chose je vois j’entends je soutiens il me reste dans le cœur un brouillard dé-li-ci-eux à tu
À toi te reverrais-je on m’a dit on m’a fait je pense tu revois nous entendons il te reste les histoires un bal une émotion je suis en ce royaume les fauves au fronton la bouche des aveugles je suis le conjuré tu donnes ton âme à toi
Le monde s’impose tu as des yeux et des oreilles nous allons sur la place la plus grande vraiment le calme les splendeurs tu te revois nous sommes imprégnés et l’eau et la carafe clair moment restent des arbres à l’aplomb
II
Et le bâtisseur tu ou toi sur ta barque partons et la nuit et les étoiles voyons l’air souffle j’étais sur le chemin tu étais à l’aplomb et la barque en avant sur les lagunes tu ne manques de rien ni poids ni chair des fruits et des gâteaux
En avance en chemin depuis le petit jour et si la lune est pleine un peu après-midi que faire de la nuit tu passes et dé-li-ci-eux tu glisses tu mens la route sous les étoiles est belle si simple sans tourment sans rien dire je suis
Celui qui va et de l’avant tu regardes je te tiens fermement en avons-nous croisé des heures des jours des montres des horloges des endroits secrets des vierges inventé-e-s tu retournes le rouge la parole le fond poche trouée
III
Ce qui est petit si joli petite voix petit jardin petit royaume de barques en barques un abri d’osiers posés de silence tu entrevois il te reste un peu d’eau dans le cœur tu vois nous allons de flaques en flaques voilà la chose est sûre
Pour partir sans revenir sonne midi ou un peu plus pour se dire en fin si la lune est pleine à midi ce moment est-ce midi milieu de jour asseyons-nous et causons au fond au fond il nous reste beaucoup de sainteté je joins l’inconnu
Ignorant nous en sommes et comptons les étoiles depuis ce jour dans cette nuit tu cherches la confusion un avenir ici entre les flaques les eaux montent le soleil nous oublie nous sommes déposés avance retiens il faut comprendre
IV
Au milieu du jour la nuit les heures incomplètes et les enfants par troupeaux divaguent allons tenons jouons la voix grave qui sonne trop on m’a fait une proposition remonte ta jambe enfant éloigné le nez écrasé les heures en
avance de nuit de jour nous réglons tout le temps perdu les endroits oubliés les cloches tu vois la place la plus grande il nous reste le puits les eaux montées étalées pour finir de plus assemblées si tu veux tu vois la courroie
qui relie le mat et le bras du plus haut je dis terre à terre tu réponds foule partout foule comme un enfant endormi au grenier comblé la pureté inventée mes larmes les vagues : pense si rien ne bouge nuit pour nuit tu penses jour
V
Tu vas proposant le point pour faire l’aplomb un jour qui se dit nuit la semaine qui revient : dommage les grands en arrêt les choses perdues enfin se trouvent nous sommes sur la plus grande place nous passons et flaque à
côté nous allons voilà le temps à perdre voici les jours tu rêves la lune tu cherches la lumière nous sommes au point haut nous allons dans le bas les ombres sous les portes l’eau aux carafes les pas de l’un vers l’autre une fois
encore un retard en plus nous sommes au-devant tu chantes il te reste à comprendre les jets d’eau ce qui reste ce que nous nous devons un peu de lumière ce qui contient la douceur aux lèvres les chansons heures inversées
16 octobre 2024.
On pourrait inverser
RépondreSupprimerce délicieux retard
te reverrais-je encore
une autre fois mon âme
de l’autre côté du monde
à l’aplomb de la flaque
bâtisseur tu es
et tu vas proposant
des fruits et des gâteaux
aux nuits qui pansent le jour
en chemin tu relies
sans rien dire la courroie
des jours et des nuits
avec celui qui va
au milieu du jour
tes poches sont trouées
les heures écrasées
au cœur des horloges
petites choses jolies
qu’il te faudra comprendre
voila la chose est sûre
cependant ignorée
tu pars sans retour
vers un lieu inconnu