19.8.26

les ombres à oublier


I


Je veux ce qui se tient je touche l’impossible pense bien il te faut résister tu armes tu comprends et les clefs et les ombres les planches sous les pieds le poids du corps tout tient sur les semelles tu espères je tremble nous y allons

 

Sommes devant ce qui reste ici furent les uns tout revint aux autres du calme du silence des objets lisses et sonores tu reprends je contacte tu cherches les métaux le cuivre et l’or les heures sans avance on soutient tout

 

Soupire-t-on : on voit passer l’herbe sur l’eau une à une goutte à goutte la paille pour penser les yeux pour voir cherches-tu ce qu’il faut trouvons-nous ce qui manque à nos aventures voyez les lames les liens les ombres 

 

II

 

Sur un chemin pour ce qui nous encombre le trop de tout le calme sans avancer les erreurs nous risquons pour avancer nous ne comprenons que ce qu’il faut en dire la vie les éléments les pierres oubliées le charme sans oser

 

L’avenir et je tremble il faut nous avancer tu viens je tourne nous longeons montagnes et collines et ensemble au-dessus tu penses les niveaux de l’eau la mer on donne pour infinie le crépuscule une ligne à porter tu fermes osant 

 

L’horizontale un champ de larmes et de cailloux on s’avance on se disperse je ne sais rien je ne vois rien à peine devinerai-je l’horizon à l’infini le plus haut est en bas tu avances tout s’effondre je ne regarde rien tu saisis l’impossible 

 

III

 

Au fond du bas vers le haut de l’horizon au vertical tu cherches nous transmettons : les doigts en croix le cœur à l’abandon nous sommes et sommes-nous vraiment ce reste d’écume le plus loin sous les pieds à la lune 

 

Nous tenons nous prenons je tremble je te pardonne nous allons si nous allons de large à serré d’écume à dernier bain de poudres de serpent à cornes de gazelles moments à l’abandon figures sur le tard les rides révèlent 

 

Un regard nous sommes précipités les routes sont incertaines nous sommes détournés les yeux marquent on verrait les eaux abandonnées la poussière d’étoiles les mains frottent je tiens tu vois nous sommes l’ombre depuis peu

 

IV

 

Depuis peu que dire ou que faire tu vois des ombres je suis ce qui arrive nous nous tenons si loin si près en avance tu regardes est-il vrai ce qui est en haut est comme ce qui est en bas tu penses si bien la touche hermétique 

 

Nous enseignons nous volons nous contemplons du reste ce qui en reste les fleurs et les arbres si près si loin des heures à confondre je ne sais tu ne suis sentirons nous ces choses précisément tu fermes tu entoures je devine main

 

Tu tiens les heures oubliées le rire pour après la trace pour toujours je te suis nous avançons serons-nous à dire encore faites savoir abandonnés tenez prenez il faut du crépuscule et si je tiens les ombres à oublier resterons-nous

 

V

 

Si je te tente si tu le dis avec le silence nous sommes au-devant pars-tu et renoncerons-nous et irons-nous encore entre les feuilles sous la lune tu reviens nuit sans lumière de lune coule sans commencement l’ombre de lune 

 

Le temps pourrait tournerais-tu je ne suis plus sur cette affaire nous avançons de plus à plus tu ignores les manques les choses à la vie sans importance nous sommes au-dessous des feuilles il te faut dire je reviendrais 

 

J’irais haut tu tournerais nous sommes pour abandonner pour oublier il faudrait un peu de chance tu tournes je déploie les heures infinies les idées les meubles à tiroirs tu caches tout tu te perds il reste ô les ombres à oublier 


25 octobre 2024.

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