I
De sable de sel de craintes et de doutes de larmes douces et amères je ne sais si tu ne sens rien nous ne tenons ni routes ni supplices les ombres les traces le pied sur le sol le jour la nuit le reste le temps à perdre : connu
Si les petits arrivaient à pied d’arbres de vie le tendre et le subtil tu les divises nous avançons je l’annonce nous sommes au contact nous venons nous comprenons et arrachons ce qui reste le temps évaporé vise tout : redit
Véritablement nous avançons de l’ombre au rêve nous signons nous tenons la vie au bout des doigts l’heure venue le sable au silence nous tournons de droite à gauche de l’ombre aux vérités tu cherches absolue la main : tendue
II
Tu vas l’air pincé la main quelle raison au chaud dans le sable silencieux dépose-toi tu tiens une âme au bout des doigts au bord du cœur et signe la vie en abondance je prends tu tiens nous sommes des rêves : invaincus
Nous tirons le saurons-nous la vie au grand soleil les arbres les nuages le ciel tout te compose tu descends je reviens nous allons l’escalier montant et descendu tu grattes de signes en réponses de cœurs sacrifice : aussi
Nous comprenons la vie ce qui n’est plus caché je te montre tu me vois nous allons sous les feuilles sous les branches un peu chauds ainsi ou non et seuls là dans un endroit un peu sombre à vue tu tires la ruse : ouverte
III
Un peu chaud un peu froid d’obscurités de légèretés de choses effarouchées tu montres tu comprends les feuilles enroulées le cœur à l’ombre pour les yeux pour les doigts en plus soutenu je le roule je le vois : silence
Tu ne reviens plus je suis monté jusqu’à la porte je suis venu tu n’attendras plus le rêve des petites bêtes souris et escargots tu jures je reviens nous sommes en avant vers le sacrifice et la solution les portes ouvertes ici : rupture
Et que je sonde et que tu nettoies je ne sais où sont les syllabes de chaque mot articulé la vie apparue les heures oubliées je suis tu sens nous ouvrirons toutes les portes du ciel promis le cœur ébloui à l’ombre soleil : monté
IV
Les serments du froid au chaud des toiles au plein vent tu maches tu découpes nous tournons au-devant inclinés au soleil au grand vent nous sommes en extase sans façons je suis tu deviens le refuge de choses : oubliées
Tu cherches le feu le bois les cendres il ne tient rien il embrasse les flammes ce que j’ignore des marches démontées des gradins descendus le poids des ans et l’héritage la vie en ce royaume les escaliers les meubles : prêtés
Si nous lustrons je le comprends il faut pousser la toile les événements tout revient nous sommes installés si tu y vas oh que vive la flamme le cœur la raison les choses ignorées je me tais je tiens les plus petites : ombres
V
D’avance de retour les yeux ouverts je ne sais tu ne tiens la joue entre les doigts il est offusqué il est vivant sans ombre sans comprendre tu finis les rêves à peine au bout des doigts une vie à comprendre : commencement
L’éclat les oiseaux le jardin il te reste le silence les regrets les saisons le salut pour les enfants la vie serrée l’effroi si tu cherches cette nuit le temps prolongé les rangs égarés les perles tombées la chute oh pour ici : dire
Le temps les ombres il faut briller je cherche tu assistes ce qui roule tu le tiens du bout des doigts nous en étions au sable nous viennent les splendeurs tu comptes les vagues froid et chaud ô les yeux : emmêlés
VI
Nous comptons les grains de la peau pleins de silence et de cire le brouillard les heures j’en suis à oublier ce qui commence les yeux les dents le sens le frisson nous commandent du geste et du regard liés dites : recommencés
Les cordes le sentiment je suis un peu plus loin tu tournes je devine si nous avançons si nous nous voyons irons-nous au-delà du vertige un soupçon un essai tu reviens à la vague tout va je viens je monte le front : perdu
Tu cherches les drapeaux morceau par morceau tu lisses tu tires je tiens nous revenons faut-il se dire avons-nous la raison cœurs perdus par moitié tout brille d’un petit ciel d’une petite étoile tu cherches verglas : cendré
VII
Au singulier une prière des sanglots tu cherches un récit tu poses ici les louanges le reste l’air souffle la vie nous retient nous ne viendrons pas au bout des corps il faut entendre les fils les liens les cordes : usés
Une vie nouée dénouée du sel pour tout retendre simplement au singulier le silence les verres vides brisés sur la plage il faut compter le reste de froid les tessons nous sommes je suis ici tu restes au-devant : délié
Je tiens il faut rêver un peu assurer la prise le cœur déployé la vie la nuit les heures ce qui est compris ce qui est fermé tu tends la main tu tiens sur la route je ne sais je ne dis tout est au bout des doigts ici : décousu
31 décembre 2024.
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