30.9.26

Dans l’ombre d’Épictète


I

 

Je reste dans le plus sombre des moments dis-moi enfin la vie les heures posées la tristesse sans réponse tu dois tu touches craignons vivons encore cachés silencieux plus rien plus de bouche

 

Si l’ombre cœur étonné revient nous surprendre Dieu y pourvoira aide toi le ciel t’aidera Épictète le chemin agi le trouble débarrassé les pierres posées le temps des passions vaincues les volontés   

 

Sur le reste soumises pierres élevées dans la chambre obscure le verbe se fait chair est-il utile trouble débarrassé terrain préparé l’errance précède le chantier trouble apaisé pierres posées ici  

 

II

 

Le moment la construction l’ancrage du centre à la circonférence Dieu est dans la chambre dans le secret à l’obscurité en regard tu restes nous tenons mots formés bouches ouvertes au crépuscule 

 

Tu te retires les yeux posés la bouche fermée sur tes phrases la loi ardente tu tiens tu dis le reste l’amour les saveurs le cœur la nature les choses les rubans aux faveurs je suis ici tu retiens les nombres 

 

L’épreuve ce que tu graverais le fis-tu nous l’entendîmes restons ici la chambre est fermée le cœur au-devant les rayons les splendeurs tu envoies tu cherches je ne trouve ni le doigt ni la main un reste 

 

III

Sous la table sous le montant ce qui revient entendons disons je prends tu restes nous avançons du centre à la circonférence du seuil au grand chemin les yeux la gorge les oreilles ce qui reste 

 

Du montant au lit aux étoiles le silence un tourbillon une certitude je vais tu voles nous attendons le retour lorsque la nuit descend tu tiens je cerne la vie pour oublier les choses la nature les cœurs 

 

Tremblants nous voudrions créer les oiseaux de branche en branche le cœur des heures indécises tournons je ne t’oublierai pas nous avons du cœur des visages ouverts des moitiés heures bleues à moitié 

 

IV

 

Le sacrifice cœurs troublés doigts au rebond sur la surface tu lisses tout lasse je ne sais tu comprends je reprends un deux trois du bout du doigt un vrai sacrifice tu reviens obstiné à ce qui est

 

Et je te tue ce qui vient te comprend je tourne tu compenses des heures des jours tout te revient rentrons j’allais en ces endroits tu penses ils sont en lieux et places guerriers perdus forces avancées 

 

De porte en porte le vent soutient les feuilles mortes oiseau abandonné je chuchote tu meurtris nous avançons heures calmes du bateau tu pensais barque navire vaisseau là un torrent 

 

V

 

Nous prenons les secrets descendant les pierres du chemin les cœurs abandonnés ce qui vient ici du bord du temps de l’abri sous les rochers la mousse en plein hiver le froid les heures  

 

Entendant ce qui se vaut ce qui te tient tu décides les outils égarés du plus haut au plus loin une affaire le temps je tiens tu presses ce qui est répandu du plus loin le vol des oiseaux ici-bas contenus

 

Pauvres choses la nature jardin secret distances détournées un mouvement de pierres en pierres de cœur à cœur sur le silence les yeux usés le gouffre est-il amer sommes-nous de vieux serpents noués 

 

VI

 

Et sans réponse tu dois tu touches craignons tout vivons encore cachés ou silencieux plus rien plus de bouche sans Épictète le chemin l’agir le trouble est débarrassé les pierres seront posées là 

 

Le chemin des passions vaincues et des volontés ce qui viendra tu entendras je tourne tu comprends la vie nous sert il reste une avancée les heures en oubli le calme une trame interrompue et va et vient 

 

Entre les doigts le lien je suis ici tu retiens les nombres les épreuves ce que tu graverais je ne sers je ne sais de proche en proche oiseaux et petites bêtes cœurs animés enfin défendre la faiblesse

 

VII

 

Les pierres élevées chambre obscure le verbe la chair trouble débarrassée terrain préparé est-ce utile l’errance précède le chantier est apaisé les pierres peuvent être posées là ici trouble utile

 

Où sont les choses je demeure tu entends des roues le grincement je plonge dans les essieux tu grinces je comprends les dents une à une un reste une puissance tu entends la bouche ouverte 

 

Le poids les ans la fortune les choses incomprises il te reste à croiser Épictète sur la falaise je tomberais tu serrais brisé jambes épaules tu viens si tu tournes nous vivons le sacrifice les yeux ouverts 

 

VIII

 

Tu retiens ce qu’il reste le temps venu le pied tourné les heures claires on tient à la couleur le soir venu la nuit pendante pauvres choses de nature sillons perdus cœurs profonds je tiens la rive 

 

Le temps les yeux éblouis nous allons le cœur serré de chances en chances les rames te souviens-tu en cadence la fenêtre la lune était nous pensons nous en étions enfin libres le temps venu peau grenue 

 

Je dépasse un cœur sur le côté de signes en absences la vie aborde enfin voici l’île je tiens tu viens nous sommes venus des arbres en cercle la raison les ornières le temps répandu bien sûr saisi

 

IX

 

La construction un moment l’ancrage le centre du cercle Dieu est dans la chambre dans le secret de la chambre obscure au regard tu restes nous tenons les mots formés dans la bouche

 

À la nature cœurs tremblants nous voulions les oiseaux de branche en branche au cœur des heures indécises tournons tenons je n’oublierai pas nous avons le visage ouvert bien pauvres choses 

 

Le jardin en secret les distances détournées le mouvement de pierres à pierres de cœur en cœur pour le silence les yeux usés le gouffre amer sommes-nous si vieux petits serpents pliés  

 

X

 

On constate commençons recommençons de bois en bois collines et vallons je cherche les arbres dépouillés les heures l’or saison d’un vieux sage je suis ici je maintiens nous sommes aveugles et tu boites

 

Le plus vieux des incompris je te tiens tu tournes nous allons Épictète de formes en déraison et parcourons le paysage tenons la raison je suis en fuite je cherche nous trouverons le silence 

 

Pour espérer je tiens tu commences le temps les phrases cœur compté tu ne dis rien tu n’ordonnes tu n’expliques je tiens tu tournes il nous reste à dire l’ignorance ce qui nous rend responsables

 

10 janvier 2025.

 

d’Épictète le reste

 

On se dit les ombres bleues dans le temps tu rêves tu tiens je suis en suspension tu tournes il te reste le vent je prends nous entendons les heures les feuilles sous le pied la morte saison 

 

Le reste le temps partagé des ombres au supplice des fleurs au rocher sur et sous le temps devant ce qui devient tourne et reprend petit oiseau la tête en bas sur ton cœur il reste à vivre

 

Le choix les blessures le tour l’intérieur vers l’extérieur nous sommes du complément nous menons l’aventure l’herbe sous les pieds les petits oiseaux la tête penchée vers les saisons indifférentes 

 

11 janvier 2025.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Dans l’ombre d’Épictète

I   Je reste dans le plus sombre des moments dis-moi enfin la vie les heures posées la tristesse sans réponse tu dois tu touches craignons v...