I
Nous sommes en avance nous survivons le soleil les insectes les fils au ciel tracent la surface je suis blessé tu m’offres de bien belles cicatrices du silence du temps les mains pour chaque jour pour les nuits absentes tu tiens
Tu réveilles temps passé remords nous pensons je te tiens tu avances au temps tu dis les pierres les chemins l’obscurité tu cherches un lieu étroit tu trames les fils qui flottent une espérance nous reviendrons donc je te dis ici
Ce qui fut nous tient encore tout revient je passe miroir au fond de la rivière du sable des cailloux je glisse sur le grain peau et velours le pied plus grand sur les rochers laisse-moi Ô Thésée reviens tourne que la nuit marche
II
Laisse encore retends la rampe l’escalier le cuir sur la joue une heure encore nous n’avançons plus tu reviens je discerne ne prenons ne venons ne donnons le sucre les oiseaux le vent dans les branches la nuit toute longue
Tout marche ici tu entends le rossignol les heures oubliées le clair soleil il chauffe encore je te comprends nous n’avançons plus le pied si grand sur le rocher le grain tu frémis je commence tu racontes ton histoire tu t’effleures
Au bord de l’eau si volent les oiseaux tu tournes les genoux dans l’herbe la nuque tu tiens les yeux ouverts tu broies le paysage leur voix sans nuances abeilles bourdons ne plus entendre sans voir s’il fait chaud s’il fait froid
III
Donc si rien n’avance laisse-moi compter la lune et les étoiles je ne sais jour ou nuit je tremble tu tiens le pied si long sur le rocher la peau les grains le regard il semble noir il semble entre la fraicheur les mensonges et les songes
La peur éclairée je tourne tu y reviens pour toujours vous fûtes nous serions la vie avancée les heures arrosées nous avançons le regard au loin tu tiens sans y penser le pied sur le rocher laisse-moi je ne viens respirer ni avouer
Le pied tombe entre les cailloux le temps ouvre les voix sur l’eau tu murmures tu avoues nous sommes sur la trace des cœurs étonnés nuages dans le ciel nuances perdues je tourne tu reviens : jamais l’abandon ne sera
14 décembre 2024.
Nous sommes
RépondreSupprimerle soleil des sabliers
les insectes sur le fil
cicatrices du silence
le temps des nuits d’absence
les mains de chaque jour
le réveil du temps passé
les pierres du chemin
l’obscurité des jours
la trame d’un ciel absent
les fils de l’espérance
le miroir de l’inconstance
les rivières de sable roux
qui glissent entre nos mains
le grain d’une peau aimée
la douce nuit qui marche