7.9.26

les yeux ouverts

 

I

 

Des rires de convention nous agitons le sistre tu tintes je reviens nous allons sur ces chemins tu tiens encore à la douleur la chair meurtrie les ombres d’un sommet pour un destin sistre tu tintes nous avançons d’une affaire pour 

 

Des histoires du temps pour ce qui reste à convenir rions : rions encore les yeux ouverts tu berces ta marotte je comprends ce qui nous éloigne je te tiens tu es serré ensemble nous convenons j’en suis sûr tu nous comprends

 

La route une carte un exploit nous avançons encore depuis le temps depuis le reste de semblable de démence nous cherchons la dimension tu domines bien au-delà des espérances sans lois sans attaches au pied les paniers vus

 

II

 

Le reste à convenir la voile sur la mer partons et nous passerons la nuit et puis les jours tout est à régler encore les paupières ouvertes le silence sans la certitude et là-haut plus hautes les montagnes à voir pour tout en dire 

 

Tiens-tu à comprendre où j’en suis si j’en reste tu cherches au-dessus tu prends tout nous encombrent les ombres les épines les traces aux doigts tu nous étrangle je te suis tu recommences en plus : la fin bien plus loin de toi 

 

Sans rien entendre sans rien voir tu le devines et je reste avec toi pris au long du chemin sans rien voir en plus rose tu t’en souviens on se laissait on se tenait nous allions de flaques en flaques reste de pluie erreur 

 

III

 

Tu arrives de plus loin je reste en silence de suite à comprendre je sens la réalité tu tiens tu recommences j’en suis encore là il nous reste quelques voyages des heures éblouissantes des traits au sol des marques tu élabores 

 

Je contiens tu bâtiras encore un morceau de chemin des heures pour comprendre le calme la vie en avance il faut dire le vrai tu entasses tu marques tu es celui qui obéis je te tiens nous commençons sur ce seuil nous 

 

Hésitons un voyage encore des fleurs et des cailloux du silence des ombres en marche nous sommes devancés nous poussons il nous reste à dire le côté des choses traces errantes la vie du crépuscule un peu moins jours d’ici où là 

 

IV

 

Des choses difficiles de la complexité des ouvrages dévoilés la poussière vole on commence je tiens nous veillons que de chemin que de poids tout tiens ici de grâce et de niveau de rires sans certitude du plus noir du crépuscule ainsi

 

Je tiens nous venons de la journée achevée des heures oubliées en suite du plus noir des ombres abandonnées le reste nous commande je suis devant tu restes dans la cendre feu éteint creusement coupable arrachons nos dents 

 

Une à une de celui qui vient à celui qui dit je te dois tu appelles la vie au bord du temps précipité ce qu’il nous faut de certitude nous convenons nous avançons serions-nous sûrs avale les fleurs les cailloux : chemin de la clarté  

 

V

 

De ce qui te reste de rêves et de temps tu restes sur ce qu’il convient tu agites les grelots marottes cistres tout tinte encore entre la joie et les peines tu entrevois le reste d’étranges musiques entre le cœur et les oraisons allons 

 

Au seuil nous sommes arrêtés nous ne devançons plus les outils le métal les yeux dans leurs orbites tout ici tinte et je comprends tu sonnes il te reste à compter les grelots nous montons nous descendrons peut-être : peut-être là

 

Tout recommence tout nous agite tu tout toi et encore au-devant tu restes au seuil les pieds étirés au long du chemin dans la pleine une étrange musique tu tintes je comprends nous sommes attendus rions encore les yeux ouverts 

 

26 novembre 2024.

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