31.7.26

: au-dessus I


Comprendre contenir il te reste des compagnons tu tisses il faut dire tu entends les heures dans les champs sur les toits et les animaux et les tuiles nous rangeons une à une les meules les ardoises ce qui revient en évidence

 

Hannibal au pied des Alpes verse encore verse le vinaigre répands ce qui te reste du poison rêvons nous sommes à l’heure tournons et de plus haut tu reviens tu le vois je te donne la main nous sommes descendants et revenus 

 

On se dit il reste bien un éléphant la surface est importante de pied en cap un univers tu glisses sur la pierre polie par des générations les meubles les pommes les joues le mystère les montagnes tout ce qui est vu là au-dessus  

  

07 octobre 2024.

commentaire 16h24

DORIO 

ÉCRIRE SEUL SOUS LA LUNE

Écrire seul en silence, calé sur son oreiller, la lune à la fenêtre, les volets grands ouverts.

Écrire avec Li Bo, le poète calligraphe, qui boit maintes coupes de vin de Sinfong, sous la lune, dans sa barque de papier.

Une dernière ligne, un dernier coup de rame : les images anciennes, comment les oublier ?

dors dès dire


Entends il reste des heures pour tirer du fond la lune dans le seau les noix du sac les cartes oubliées les livres déchirés je te vois, tu comptes les frissons nous passons sur l’autre rive : dors

 

En silence de tien à toi de nous à leur je te vois tu décroches les noix les cartes les livres les peines la joie contempler prendre tu bâtis je chéris nous sommes devant tirant nous allons : dés

 

Si tu te vois tu commences une main après l’autre ce qu’il faut composer tu portes je devine rien ni porte ni caillou je commence tu respires au bout le reste il faut entendre : dire   


03 octobre 2024

retour devant les anges

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anges prisonniers 
du rêve et des erreurs
les plumes au vent

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30.7.26

devant les anges


Les anges un par un devant ce qui tremblait tu le devines ils restent prisonniers des chemins on dirait grands on dirait longs incertains les surfaces les évidences je tourne je comprends : ici lus

 

Les objets ce qui nous affaire planches et outillages du rêve et des erreurs tu en tires les conséquences soleil perdu jeux rompus nous sommes à descendre de loin à proche émotions mêlées : ô brouillard 

 

Je tu suis tu ouvres nous allons chemin perdant nous sèmerions nos petits sous sans comptes sans ratures tu reviens et les anges au ciel en remords tu suis les plumes nous leur volerons le vent : tremblants


03 octobre 2024.

commentaire 16h21

DORIO 

"nous sommes sortis des ronces"

Forcément, chacun cultive son jardin ou le laisse à l’abandon. Ces derniers, outre les ronces, euphorbes ou matricaires, sont peuplées d’espèces venues des quatre coins de la planète Terre, tels le robinier faux acacia, le buddleia de David, la renouée du Japon. C’est une aubaine pour les oiseaux du ciel qui viennent y nicher au risque de se faire dévorer par les chats en maraude.

Dans l’autre cas, celui du jardin cultivé, le jardin remue ciel et terre pour que chaque fleur reçoive sa part de lumière, l’irisée comme, c’est plus surprenant, la noire.

Et ça donne les fleurs du mal du poète du Spleen, la fleur absente de tout bouquet du Symboliste, le bariolage des Baroques, le jardin imparfait de l’auteur des Essais et celui de mon père, qui fut sa gloire, et dont je cultive les Regrets.

dû tenu nu


Et si cela souffle il mettra de l’air entre les feuilles, plus soutenues, tu penses l’air et ce qui vole les branches accrochées le cœur tordu les ardoises au sommet, le temps pour se rendre, tu vas, puis j’avance ici, nous sommes : dû 


Au retour nous comptons les cailloux, que reste-t-il entre tous ces assauts le vol perdu les branches les accrocs je tourne tu ne faiblis pas il reste entre les feuilles un air, tu souffles je commence devant ce qui nous lie, noués : tenu 


Et je pense ce qui avance ce qui remue, tout est secoué sentiments et tremblements tu cherches le dessus tu trouves le vide encore loin encore perdu une face sans profil il se dit qu’il est beau comme la lune, ivresse : nu


03 octobre 2024.

À venir IV

Au milieu du jour la nuit les heures incomplètes et les enfants par troupeaux divaguent allons tenons jouons la voix grave qui sonne trop on...