5.8.26

Commentaire 04 août 16h28

DORIO


`"il reste le souffle

sur le son de l'adoré
au métal clair"

Quelques alexandrins ça repose des brumes

Des bruits de la cité des querelles intestines

Du fracas des télés que les pauvres allument

Pour écouter Machin nous parler de Poutine

.

Quelques alexandrins on peut casser la rime

Ainsi fait le poème indigne du désir

très pur qui le dicta mais enfin il existe

On l’atteste on l’affirme la plume à la main

.

Sur l’ardoise du temps les mots hantent les choses

Le chaudron de Chardin la chaise de Van Gogh

La pipe de Magritte la lampe de ta chambre

.

Avec le cœur vibrant de la mer sous la lune

Une chanson de mai d’un Brésilien sublime

Le rythme et le souffle présents dans ce sonnet

3.8.26

et si le sombre l’adoré


I

 

La : et si le sombre l’adoré le silence te comble tu es tu sors tu ne devines rien je pense je suis nous essaierons nous finirons nous commencerons 

 

Le retour les larmes les forêts nous doublons nous comptons les ombres je suis perdu tu viens de loin tu penses la vie les phrases 

 

Nous tournons tu comprends l’éternité tu avances je te suis nous cherchons nous sommes aveuglés je sens je sais nous avançons 

 

II

 

Allons plus vite tu retournes : et si le sombre l’adoré le printemps ses fleurs il reste le silence tu penses nous avançons nous nous surprenons 

 

Je regarde les nuages nous comprenons reste le temps tu cherches comment dire les heures les oiseaux ce qu’il reste de couleurs   

 

Dans la voix le repos les oiseaux jusqu’au jour tu chantes petits corps tu exploses il reste le souffle sur le son de l’adoré au métal clair 

 

08 octobre 2024.

commentaire 10h30 03 août 2026

DORIO


"de cercles en collines

les oiseaux volent
cœur et pattes"

Les pattes des oiseaux écrivant sur le sable 
Le vol des étourneaux qui toujours m’étourdit 
Les mouettes sublimes de Staël 
Avant qu’il ne se lance lui aussi dans le vide 
Les grives qu’à douze ans enfant sauvage 
Je guettais pour les plumer 
L’alouette la laudeta 
Mover de joi sas alas 
Contr’al rai 
L’hirondelle et son œil 
Que l’on met dans le lit des méchants 
Pour les empêcher de dormir 
Gallica diffusant les chants capturés 
Sur bande magnétique 
Pour Olivier Messiaen 
Le compositeur de 
La fauvette des jardins 
Abîme des oiseaux 
Petites esquisses d’oiseaux 
"Les oiseaux sont des cons" 
(Non ça c’est de Chaval) 
Les pattes de ses oiseaux 
Pratiquaient l’humour noir 

2.8.26

: au-dessus


I

 

Comprendre contenir il te reste des compagnons tu tisses il faut dire tu entends les heures dans les champs sur les toits et les animaux et les tuiles nous rangeons une à une les meules les ardoises ce qui revient en évidence

 

Hannibal au pied des Alpes verse encore verse le vinaigre répands ce qui te reste du poison rêvons nous sommes à l’heure tournons et de plus haut tu reviens tu le vois je te donne la main nous sommes descendants et revenus 

 

On se dit il reste bien un éléphant la surface est importante de pied en cap un univers tu glisses sur la pierre polie par des générations les meubles les pommes les joues le mystère les montagnes tout ce qui est vu là au-dessus   

 

II

 

Pour se dire au-dessus montagnes et forêts oublions les vallons et jaune et vert il te reste à penser une mousse jaunâtre pour servir de gazon les heures errantes les yeux les sources ce qu’il faut de choses difficiles la plaine au bas 

 

Oh rase tu comprends tu demandes entendez-vous bien nous demandons saisissez-vous le regard tu le donnes lavé des erreurs des confusions le charme n’opère pas il te vient il te le donne tu le montres et où 

 

La certitude la joie perdue qui est en dessus on y pense tu reviens au balcon au-dessus de la mer en allée sorti à peine tu triomphes dans la poitrine charrier les petits poissons je te cherche tu me vois plongeur rendu au large 

 

III

 

Y songeant encore tu vois tout te le commande la force tenue vigueur contrainte des blocs à revenir des chambres à cerner nous revenons nous nous entendons bien il te reste un pied à casser meuble mordu cercle  

 

Tenu tu accroches nous voyons ce qui demeure au jour les arbres les animaux bien loin si près de moi de nous des heures au-delà la mer est immense entendre l’infini les rêves vivre oublier le charme au rendez-vous 

 

En retour je te tiens tu me vois allons ensemble de choses difficiles je te vois tu me tiens il reste encore l’eau la roue ne tourne plus les rêves la mer est infinie oh s’en aller bien loin bien haut la folie te retourne nous sortirons

 

IV

 

Bien au-dessus de cœur et d’espérance la tourbe les saveurs nous marchons la confiance va de face vers les heures tu le tiens s’il le faut sans être préoccupés nous allons je te devine nous rougirons encore et plus loin 

 

Certainement sans rien comprendre au-dessus les montagnes les nuages la vie ses obscurités nous allons je te tiens et de la grâce et du serment je jure de ceci oh moi de cela après sans avenir tu reviens aux bavardages

 

Je déchire nous sommes peu nous sommes l’aventure le sommet les rochers ce qui nous préserve le temps l’espace ce qui frotte les herbes le sel un dé de sucre sur le cœur tu cours tu tiens je fonce devinons la main au col

 

V

 

Montagnes et dessus et dessous de cercles en collines tu prononces le destin les oiseaux volent cœur et pattes tout nous tient je te suis tu affirmes ils sont en avance nous entrons je passe avant le seuil et tu t’arrêtes aussi peu 

 

Devant depuis peu nous allons je serre tu exécutes nous avançons les lignes nous profitons le calme les tensions l’espérance les mots accumulés devant ce qui nous attend destin exécuté à la vie à la mort à l’horizon si peu 

 

L’espoir ombres éloignées les marques le sacrifice la route je t’abandonne tu ne comprends plus nous sommes entre les lignes aux temps vaincus aux ombres écrasées un destin sans avenir Hannibal allé des Alpes en sel 


07 octobre 2024.

retour : au-dessus I

Il te reste les amis 
tissage d’une vie
les heures courent 
dans le temps
____ dans les champs
_________ sur les toits
_____________ dans les bois

Hannibal le frénétique
prend la route avec ses éléphants
milieu du jour jusqu’à la fin des temps
le jour persiste – la nuit est proscrite

âge de pierre polie
transpercé par des lances
la pomme et son mystère
et le rose sur la joue
on aimerait franchir la montagne
et rejoindre l’autre côté

31.7.26

: au-dessus I


Comprendre contenir il te reste des compagnons tu tisses il faut dire tu entends les heures dans les champs sur les toits et les animaux et les tuiles nous rangeons une à une les meules les ardoises ce qui revient en évidence

 

Hannibal au pied des Alpes verse encore verse le vinaigre répands ce qui te reste du poison rêvons nous sommes à l’heure tournons et de plus haut tu reviens tu le vois je te donne la main nous sommes descendants et revenus 

 

On se dit il reste bien un éléphant la surface est importante de pied en cap un univers tu glisses sur la pierre polie par des générations les meubles les pommes les joues le mystère les montagnes tout ce qui est vu là au-dessus  

  

07 octobre 2024.

commentaire 16h24

DORIO 

ÉCRIRE SEUL SOUS LA LUNE

Écrire seul en silence, calé sur son oreiller, la lune à la fenêtre, les volets grands ouverts.

Écrire avec Li Bo, le poète calligraphe, qui boit maintes coupes de vin de Sinfong, sous la lune, dans sa barque de papier.

Une dernière ligne, un dernier coup de rame : les images anciennes, comment les oublier ?

À venir III

Ce qui est petit si joli petite voix petit jardin petit royaume de barques en barques un abri d’osiers posés de silence tu entrevois il te r...