25.6.26

Savoir je voudrais bien


I

 

Savoir je voudrais bien : tu donnes je comprends nous sommes en faisceau je tourne les phalanges d’un doigt pour l’autre amèrement je tords tu tiens je commence les yeux plissés bouche ouverte tu retiens ce qui est

 

Nous sommes des produits le temps nous affectionne nous comprenons le salé le sucré et l’amertume je prends une couronne nous obéirons pour comprendre je vois j’entends dans son nom tu retournes les heures 

 

La vie nous serre je te tiens tu comprends la main des notes les choses filent sous les doigts je te retiens tu comprends un cœur de pierre les sources aimantes je dis : nous sommes devenus nous apprendrons le reste 


II

 

Savoir je voudrais bien : à la source tout tombe sans force un bien le ciel les feuillages les eaux ensemble le pied les drapeaux tout te retient le bras les heures tu déclares la fin du jour osons ici aux heures sombres je suis  

 

Tu éclaires nous ne pouvons pas tout commencer le temps passé te retient tu considères nous ne prendrons ni outils ni linges pliés le seau reste sur place le fer tient tout te retourne en heures noires : allons 

 

Nous sommes un miracle les heures devenues le bien posé les rangs ouverts tu considères j’écoute nous prendrons pour compter et dire ici je tiens en évidence le poids de ce qui est dû : en rang les heures déployées  


III

 

Savoir je voudrais bien : à tenir les heures encore une vie gagée main posée la griffe pour noter tu considères nous attendons je meurs de soif au-dessus de la rivière et nous avancerons sans comprendre

 

La vie au commencement je suis celui qui vient tu cherches au fond tu trouves le regard au coin de l’œil choses trouvées objets outils en transparence derrière les paupières tu cherches le temps étrange : vois

 

Nous devinons nous avançons sans entendre sans dire je suis à un sommet une vie à comprendre tu suis le chemin cœur éprouvé la force déployée nous construisons je penche au côté du sommeil : figure dévastée

 

27 août 2024.

1 commentaire:

  1. bouche ouverte
    tu retournes les heures
    la vie nous serre

    __

    aux heures sombres
    le temps passé te retient
    heures déployées

    __

    tenir les heures
    derrière les paupières
    le cœur éprouvé

    RépondreSupprimer

À venir IV

Au milieu du jour la nuit les heures incomplètes et les enfants par troupeaux divaguent allons tenons jouons la voix grave qui sonne trop on...