Aller sans comprendre
savoir sans apprendre
oublier le ciel bleu
s’accrocher aux nuages
dire sans se méprendre
compter sans reprendre
oublier le temps passé
et retenir les oiseaux
frémir sans s’éprendre
sacrifier sans prendre
étreindre les arbres
taire la mélancolie
tenir sans redescendre
reposer sans suspendre
amonceler des fleurs
pour éblouir les yeux
tirer sans distendre
donner sans attendre
à sa bouche de cendre
cinq cœurs rouge sang
rester sans dépendre
partager sans vendre
saisir les vagues
au silence des heures
compenser sans fendre
deviner sans entendre
les mots des phrases
aux cœurs des fleurs
deviner sans prétendre
préciser sans défendre
traverser le miroir
d’un espace rêvé
retenir sans réentendre
rêver sans entreprendre
penser le bleu du ciel
sur la route des oiseaux
deviner sans pourfendre
penser sans désapprendre
l’éclat du soleil au zénith
ombra mai fu di vegetabile
diviser sans refendre
rester sans surprendre
chercher l’or du temps
dans le cou de l’instant
revenir sans s’étendre
faire le bien et pendre
les regrets aux fanions
usés jusqu’à la corde
être heureux et attendre
le grand soir qui engendre
le réveil de l’espoir
endormi dans l’étable
25.6.26
Retour, Savoir sans se comprendre
Maria Dolores Cano 24/06/2026 23:44
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