17.7.26

Reste


I

 

Je reste dans le plus sombre des moments oh dis-moi enfin la vie les heures tout compose un instant pour la grâce le ciel derrière le carreau comme le vent tout parle je construis nous sortirons de l’éternité fruits et fleurs : cesse

 

au temps confondu les choses remarquables un reste de fantaisie les pierres le sucre les ardoises un saisissement une requête tu conditionnes nous allons des uns aux autres jours confondus grandeur les oiseaux aux branches : jeux 

 

je circule tu essaies nettoyons il faut se rendre faut-il tourner la main les yeux les armes redoutons corps exposés ciel aveugle au commencement tu brûles à la fin je circule tu commences pierres aux pieds jardins : ébranchés


II

 

Si je reste nous déploierons les armes la voilure le rouleau la distance pierres perdues trésors incomparables du calme tu reviens les jours sont aussitôt une comparaison de jours et de nuits sirènes et idoles tu voies les images : ô

 

tu retournes il te reste dans le cadre la vie sans conséquence nous sommes détendus nous voyons la contrainte et pose et file tu reviens je ne sais tu ne dis que les erreurs accumulées le tremblement ne cesse je retire je suis : où

 

tu es tout perdure pierre et peaux traces pierres polies la vie avancée les heures sans cesse sans mouvements de ruisseaux en fontaines nous revenons au tremblement tu y penses le goût du fer ouvre la mâchoire : oui


III

 

Reste si j’y suis tu retournes nous entrerons tu files le métal fer ou plomb blessures le feu nous tient tu devines ici est une clôture de fil en fil tu penses il reste encore des voyages les grands départs allons seulement légers : vois 

 

tu deviens le poids des ombres les chambres familières le bloc couvert du drap ou du linceul la vie nous rattrape je tiens tu viens il nous reste encore à veiller je meurs je devine nous allons au-devant sur les fils restent deux : sûr 

 

les barrières la laine les gouttes de sang le ciel plombé les eaux rouillées tu penses encore aux choses déposées laisse ceci et abandonne il te reviendra de choisir ce que ta main essuiera au détour les étoiles pleuvent : sommeille


13 septembre 2024.

 

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