I
Ce qui semble nous sommes à dire ce qui est rare si je suis pâle tu comprends le froid au bout du corps je suis assis tu tiens ce qu’il te faut nous entendons le froid sur les carreaux Ô hiver tu tournes lentement ici je te suis
Devant ce qui revient les tuiles les feuilles arrachées tu cherches à écrire sur le toit à lancer des pierres tu cherches je comprends : sommes-nous étranglés plus haut plus juste tu étais un fardeau d’herbes amères au sommet
Du vent pour cerner les mains si froides le cœur à l’oubli au reste tu vas je viens nous sommes sous les branches le poids les habitudes tu tiens je viens nous sommes abandonnés le froid nous vient oh l’hiver est bien plus malin
II
Un matin un retour un espoir de froid en flûtes tu retournes le temps les glaçons au couteau les vitres dans un château le givre le cœur abandonné tu vis tu vois tu dis : tu tiens tu touches de plus en moins d’ombres en silences
Disons : je te suis tu écartes nous avançons toujours plus haut toujours plus loin un souvenir les tuiles tu songes ardoises au toit du plus profond le bleu pour oublier l’ennui les lignes détournées les erreurs corrigées tu glisses haut
Du toit vers la pente le songe tu revois les héros un souvenir un rêve je te donne tu comprends il reste encore beaucoup de mensonges un chemin étrange entre les troncs et couvrant d’air les murs espaliers ombres certaines
III
Du large à venir des ombres le souffle court la mer nous lance je te vois il reste à dire l’hiver est sur nos doigts nous tournons vers la rive les arbres écrasés murs et commandements je tiens je ferme tu conduis : il reste à dire
Nous tenons bien la main nous soufflons dans le vent la vie les outils perdus aiguilles et aimants je tiens tu serres la main sur les blessures comprime étreint retourne et comprend je te suis tu souffles : ici nous aurons bien froid
Bien plus qu’abandonnés les aiguilles semées de la toile à l’établi tu serres le fil faut-il comprendre que passe le froid sous la porte l’air sous les tuiles rien n’est couvert l’air distance les yeux ouverts : sous le nez coule l’hiver déjà
12 novembre 2024.
Ô hiver
RépondreSupprimersi froid au fond du corps
si froid sous le manteau
tu écris sur les carreaux
sur les feuilles arrachées
mains gercées et cœur gelé
tu vas de branche en branche
entre la boue et la buée
les blés sont épuisés