28.8.26

Ô hiver


I

 

Ce qui semble nous sommes à dire ce qui est rare si je suis pâle tu comprends le froid au bout du corps je suis assis tu tiens ce qu’il te faut nous entendons le froid sur les carreaux Ô hiver tu tournes lentement ici je te suis 

 

Devant ce qui revient les tuiles les feuilles arrachées tu cherches à écrire sur le toit à lancer des pierres tu cherches je comprends : sommes-nous étranglés plus haut plus juste tu étais un fardeau d’herbes amères au sommet 

 

Du vent pour cerner les mains si froides le cœur à l’oubli au reste tu vas je viens nous sommes sous les branches le poids les habitudes tu tiens je viens nous sommes abandonnés le froid nous vient oh l’hiver est bien plus malin

 

II

 

Un matin un retour un espoir de froid en flûtes tu retournes le temps les glaçons au couteau les vitres dans un château le givre le cœur abandonné tu vis tu vois tu dis : tu tiens tu touches de plus en moins d’ombres en silences 

 

Disons : je te suis tu écartes nous avançons toujours plus haut toujours plus loin un souvenir les tuiles tu songes ardoises au toit du plus profond le bleu pour oublier l’ennui les lignes détournées les erreurs corrigées tu glisses haut 

 

Du toit vers la pente le songe tu revois les héros un souvenir un rêve je te donne tu comprends il reste encore beaucoup de mensonges un chemin étrange entre les troncs et couvrant d’air les murs espaliers ombres certaines 

 

III

 

Du large à venir des ombres le souffle court la mer nous lance je te vois il reste à dire l’hiver est sur nos doigts nous tournons vers la rive les arbres écrasés murs et commandements je tiens je ferme tu conduis : il reste à dire 

 

Nous tenons bien la main nous soufflons dans le vent la vie les outils perdus aiguilles et aimants je tiens tu serres la main sur les blessures comprime étreint retourne et comprend je te suis tu souffles : ici nous aurons bien froid 

 

Bien plus qu’abandonnés les aiguilles semées de la toile à l’établi tu serres le fil faut-il comprendre que passe le froid sous la porte l’air sous les tuiles rien n’est couvert l’air distance les yeux ouverts :  sous le nez coule l’hiver déjà

 

12 novembre 2024.

1 commentaire:

  1. Ô hiver
    si froid au fond du corps
    si froid sous le manteau
    tu écris sur les carreaux
    sur les feuilles arrachées

    mains gercées et cœur gelé
    tu vas de branche en branche
    entre la boue et la buée
    les blés sont épuisés

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rien de grave

I    Je nous tu il le sens des choses le poids tu tiens nous venons ils sont abandonnés je reprends cela tourne du dehors au dedans fuis et ...