23.8.26

ô nous sommes endors-toi


I 

 

Il y avait au ciel nous aurons à voir ce qu’il reste de ciel ce que tu vois dans le ciel pour toujours j’y consens au ciel au ciel et tu dirais j’irai la voir un jour et le monde est plein de grâce tu murmures un sou-hait il faut te dire cercle 

 

Des fleurs en couronne tu y penses il est l’automne et nous étions en mai des fleurs de marguerite des brins de muguet un petit couteau tu traces ainsi les chrysanthèmes un petit couteau et des petits cailloux pour user les dents 

 

Du lait en confidence du remord je te donne un exemple la barbarie est bonne pour toucher à l’extase nous sommes au réveil les fleurs vont fanant si tu murmures un sou-hait que cet oiseau est bête il va il vole vers le chasseur 


II

 

Va et vole vola in grembo al cacciator nous sommes au regret petit oiseau perdu entre la grâce et les sou-haits tu vas et je murmure nous sommes loin assis aux bancs de bois si proches du chasseur petit oiseau chéri : endors-toi

 

Tu penses si doucement nous faisons le tour de la terre et de la lune et des étoiles nous marchons de l’ouest à l’est tout tourne devant nous manivelle du temps Dieu nous aurons bien l’âge je disparais tu renouvelles : nous sommes 

 

Encore au-devant les oiseaux un peu bêtes si petits tournés au bord des feuilles branches tordues rêve allège-moi il te faut tu le dois je tiens tu veilles nous sommes fanant les feuilles une l’une et tenons du sec la preuve : ô 

 

III

 

Oiseaux sortis du nid volez au chasseur j’aurais à vivre un moment encore tu cours tu vas je te retiens quelle preuve quelle grandeur de l’âme et du corps du rire sous les feuilles des murmures nous disons nos sou-haits si je le sens 

 

Tu le comptes nous sommes en devenir chasseurs et proies faciles tu voles je deviens et rougis à notre façon nous devine sans rien devoir aux petits et aux grands d’un pied ferme la voix presque droite tu articules bien : réponds 

 

Faut-il répondre et tic et toc un sou-hait de grâce du plus haut vol je viens de ces arbres tu nommes les peupliers il te reste un souvenir les ailes sur les nuages les heures perdues le calme enfin je me retire nous allons aux arbres 

 

Envoi à sou-haiter

 

Un sou-hait : surtout si je me noie ne fais rien et que faire si nous laissons cette arme qui n’est pas chargée de futur laisse glisser tes yeux sur nos miroirs et pour lors surtout si je me noie ne faites rien oh nageons avançons 

 

Ou coulons il reste encore à compter les nuages nous allions le soir venu sous la lune il faut entendre le long balancement les heures à propos les rames tu penses la cadence en ce point bien sûr rien n’est écrit tu cherches

 

Si je le devine nous irons rouges et tendus nous lire sous les portes le ciel et les étoiles le calme nous revient les heures égarées il nous reste à sombrer au jour le silence le frisson le calme pour tenir et serrer : je suis 

 

30 octobre 2024.

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