I
Comme s’il le fallait je vois je tiens tu acceptes il te fait dire ce qu’il y a entre les étoiles en cercle tout avance je ne disparais pas nous sommes au refuge nous sommes à la déchirure tu tires sur la toile un coup sec : la soie froissée
Il faut trancher les heures oubliées tu te souviens d’éblouissements en éblouissements du thym sur le chemin routes et plantes odorantes tenons pour l’aneth et le myrte sent-il bon : il nous reste les fruits perdus
Il reste des branches des feuilles pour tendre et soutenir la vie sur la route le chemin entre les feuilles les heures les nuages les sillons tu traces sous les feuilles comme s’il le fallait l’aneth le thym le myrte : enfant chante
II
Comme s’il le fallait situation antique je tourne tu comprends il te donne le temps il te prend la mesure je suis venu tu vois la lune à l’horizon et tournent encore les cigognes tout passe le ciel le givre viennent : enfin dus
Tu savais attendre le point pour voir la nuit le vent la lune les étoiles je suis sur le chemin tu tournes sous les nuages la vie en avance le calme les erreurs je suis à ton côté je suis ta différence : tout argente le visage les fleurs
En chemin tu donnes je vois resterons-nous deviendrons-nous anciens sans jours devant le ciel nous sommes descendus nous sommes sans conséquence de rêves et de joies : il reste le mystère des choses endormies
III
Comme s’il le fallait les choses endormies le rêve la barbarie reste tu achèves il faut courir encore de parfums en silences les yeux ouverts le cœur palpite tu sais tu le sens il te reste les plantes oubliées : le cœur pour tout dire
Oh entendre je te vois tu saisis il reste les outils les animaux les ramiers tu restes qu’il est doux dormirions-nous cherches-tu ce qui reste les eaux dispersées les sources fugitives les près soumis le bord le bruit : ce qui reste
Et ne reste pas il faut ce que je ne dois plus entendre et dire nous allons au pied les troncs les oliviers les vignes tu trembles je le vois saurons-nous encore dormir pour nous réjouir l’aneth et le myrte et le thym : tout croissant
30 novembre 2024.
Tyndaris
Ils aiment les Muses Latines ;
Et l'aneth, et le myrte et le thym des collines
Croissent aux prés qu'ils m'ont soumis.
Viens ! mes ramiers chéris, aux voluptés plaintives,
Ici se plaisent à gémir ;
Et sous l'épais feuillage il est doux de dormir
Au bruit des sources fugitives.
Comme la soie froissée
RépondreSupprimeril nous reste l’enfance
ses plis sur les branches
chemins oubliés
heures odorantes
il nous reste ce fruit
qui court sous les feuilles
cette trace de l’enfance
comme la lune suspendue
dans un ciel de givre
quand passent les cigognes
il nous reste la vie
le calme et les erreurs
le visage des fleurs
le mystère des rêves
de la joie endormie
comme le cœur qui nous dit
le parfum des silences
les plantes qui palpitent
les animaux tapis
dans le cœur de l’enfance
les sources fugitives
au creux de notre lit
il nous reste la vie