14.9.26

retour Barbarie

Comme la soie froissée 
il nous reste l’enfance
ses plis sur les branches

chemins oubliés
heures odorantes
il nous reste ce fruit
qui court sous les feuilles
cette trace de l’enfance


comme la lune suspendue
dans un ciel de givre
quand passent les cigognes

il nous reste la vie
le calme et les erreurs
le visage des fleurs
le mystère des rêves
de la joie endormie


comme le cœur qui nous dit
le parfum des silences
les plantes qui palpitent

les animaux tapis 
dans le cœur de l’enfance
les sources fugitives
au creux de notre lit
il nous reste la vie

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

bout des doigts

I   De sable de sel de craintes et de doutes de larmes douces et amères je ne sais si tu ne sens rien nous ne tenons ni routes ni supplices ...