I
Du temps perdu des lignes à oublier tu tires les cordes lignes claires à obscures de la souplesse du tremblement des outils allongés tu tiens sur le lit tu tires les évidences une pour l’autre au changement j’avance ancien oublié
Au plus récent qui ne parle ni nouvelles impressions ni fraicheurs sombres on se dit il faut penser aux baisers aux yeux noirs aux cordes tu me tiens je te cerne nous entourons la vie les conséquences pour dire ici commence le jour
Sur l’océan les formes les frissons de la différence du soutien je te vois tu commences nous entrons pieds et carreaux nous sommes pour l’ensemble nous tenons toujours pour la loi plus les murs ce qui est ouvert un peu noué
II
Tu exploses nous voyons aux portes les fidèles tombent tout va a plus de force plus de joies offertes nous ouvrons au malheur ils ont conquis les arbres les animaux les troupeaux les forêts les branches les feuilles : ont-ils
Au pied du mur je te tiens tu ouvres la fenêtre on chante le sucre dans le cœur les phrases incomparables tu dis le temps tu dis l’espace et je reprends ce qu’il faut dire les images trop vastes vers nous tout s’élance au cœur tu es
Reviens trop vastes bois et plaines je suis séduit je mord je tremble tu tiens au plus serré tu cernes la profondeur nous montons nous descendons nous venons pour partager les montants les descendants un acte pour chaque fois
III
À l’autre un temps pour commencer et nous jetterons le pain sur l’eau et je et tu et nous devant la vie devant tout ce qui semble les végétaux nombreux les fleurs innocentes montant descendant rocs cailloux : chemins encombrés
Issues imprécises la vie la mort nous ne prenons ni feu ni joie ni surprises ni bétail ni troupeau ce qui tiens sur la laine ce qui est accroché les graines les cailloux devant le seuil nous sommes arrêtés entrerons-nous ces jours certes
Verrons-nous les autres qui trainant qui bouillant qui pour être de beaux humains foule parmi la foule bergers sur le rocher soufflez et continuez nous avons grand besoin de beauté le charme : les yeux rougissants et domptés
IV
La vie au présent le cœur pour tout comprendre les heures je n’oublie que le sel je ne cherche ni cendre ni plumes nous avançons nous y tenons les bâtons fouillent nous sommes au-dessus nous rendons compte la vie la seule
Les certitudes tu calmes le brouillard tu franchis le sommet en haut les nuages coulent nous sommes depuis et peu et incrédules le verre coule les nuées descendent nous monterons nous descendrons allons faisons un signe
Le faux la vérité les branches arrachées le monde nous renverse il te revient ce qui t’est dû tu as jeté le pain sur l’eau les heures nous oublient nous deviendrons et vase et sable et cendres déposés cœurs oubliés : il nous reste
V
Les paroles les yeux rouges domptés le cœur en morceau pain de sucre éclaté nous rendons compte nous tenons pied la route est longue les heures sont propres devant le seuil ô arrêté devancerons-nous comprendrons-nous
Es-tu le visage les cendres les yeux détournés ce qui semble un point pour le jour une ligne si tu traces ce qu’il te reste le temps perdu les heures sourdes les griffes ouvertes tu cherches les épines : tu tiens les fils un temps rompus
Il compte le matin perdu les eaux portent le pain jeté les heures effacées les barques tout arrive et tiens : nous sommes un peu de pas un peu de cendre des cailloux des épines la vie en pièces un seul morceau une ligne à oublier
10 décembre 2024.
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