I
Je ne suis pas blême tu reprends je suis pâle tu cherches il faut la mort tu le dis coup de grâce je pense tu arrives nous sommes assemblés tu restes un pied en avant je vois ils ploieront tiens les poids
On se découvre tu es au confluent pensée retenue où sont les principes sans faire sans dire fais et dis au commencement tout est ici nous saurons entendre l’éclair : ténèbre profonde tu ploies je devine
Nous dévoilerons la vie pour comprendre je dis petit oiseau petit bateau nous allons l’amble nous tenons la course commence le reste est si léger je vois je touche ce qui m’oblige : cœur rompons le silence
II
Si blême tu romps je tourne nous sommes sous les arbres nous allons l’amble pas pesé poids sur la jambe ce qui est lourd ce qui commande les ombres au détour les feuilles amassées tu cherches au pied l’ombre
Les arbres je brûle tu comprends feuilles sèches points rouges cœurs éclatés la vie pour le sacrifice une cave pour commencer tu es pâle tu comprends il reste à découvrir ce qui couvre le calme avant la lumière
A l’arrachement je tourne tu conçois nous sommes sous les fleurs je vois je dis tu comptes les feuilles aux branches tu composes le destin un tour pour voir racines tronc branches : feuilles commencez à bruire
III
Silence tu le romps il te reste à dire le bruissement les feuilles au sol le choc tu entends la chute au signal au départ le reste en fuite à chaque éclair tu es lourd car tu tombes : ô tombé lourdement
Reste-t-il à entendre le claquement les feuilles au sol le pied dans la chaussure les petits les grands contraints et écrasés je cherche tu le sais nous sommes sur la ligne les heures volent il reste ce qui est à venir
Le temps les nuages midi en plein vertige les oiseaux chantent tout court l’herbe le bois le reste de paille mourante un feu les cordes nous contiennent pâles blêmes oiseaux petits et grands vos langues piaillent
15 novembre 2024.
Cœur fatigué
RépondreSupprimerpâle comme la mort
vertige des confluences
pensée retenue
seule est la grâce aux dieux aveugles
petit oiseau
dans l’invisible des champs de blé
silence rompu
sous les arbres
les ombres amassées
les feuilles froissées dans une clarté bleue
rouge est le cœur
la vie éclate
à la lumière d’hier
un arrachement
fleurs démembrées
dans un monde sans paupières
qui ne sait pas tricher
silence chiffonné
dans le bruissement des feuilles
soleil craintif
d’où la lumière fuit
il nous reste la clameur
de l’instant
dans le cocon du jour
les heures sur la ligne du temps
les nuages en tournis
les oiseaux virevoltant sur les pages du ciel
il nous reste
les herbes courant sur les talus
la paille entre les dents
la guêpe ivre de son vol fou