1.9.26

cœur rompons


I

 

Je ne suis pas blême tu reprends je suis pâle tu cherches il faut la mort tu le dis coup de grâce je pense tu arrives nous sommes assemblés tu restes un pied en avant je vois ils ploieront tiens les poids

 

On se découvre tu es au confluent pensée retenue où sont les principes sans faire sans dire fais et dis au commencement tout est ici nous saurons entendre l’éclair : ténèbre profonde tu ploies je devine 

 

Nous dévoilerons la vie pour comprendre je dis petit oiseau petit bateau nous allons l’amble nous tenons la course commence le reste est si léger je vois je touche ce qui m’oblige : cœur rompons le silence  

 

II

 

Si blême tu romps je tourne nous sommes sous les arbres nous allons l’amble pas pesé poids sur la jambe ce qui est lourd ce qui commande les ombres au détour les feuilles amassées tu cherches au pied l’ombre 

 

Les arbres je brûle tu comprends feuilles sèches points rouges cœurs éclatés la vie pour le sacrifice une cave pour commencer tu es pâle tu comprends il reste à découvrir ce qui couvre le calme avant la lumière 

 

A l’arrachement je tourne tu conçois nous sommes sous les fleurs je vois je dis tu comptes les feuilles aux branches tu composes le destin un tour pour voir racines tronc branches : feuilles commencez à bruire

 

III

 

Silence tu le romps il te reste à dire le bruissement les feuilles au sol le choc tu entends la chute au signal au départ le reste en fuite à chaque éclair tu es lourd car tu tombes : ô tombé lourdement 

 

Reste-t-il à entendre le claquement les feuilles au sol le pied dans la chaussure les petits les grands contraints et écrasés je cherche tu le sais nous sommes sur la ligne les heures volent il reste ce qui est à venir  

 

Le temps les nuages midi en plein vertige les oiseaux chantent tout court l’herbe le bois le reste de paille mourante un feu les cordes nous contiennent pâles blêmes oiseaux petits et grands vos langues piaillent 

 

15 novembre 2024.

1 commentaire:

  1. Cœur fatigué
    pâle comme la mort
    vertige des confluences
    pensée retenue
    seule est la grâce aux dieux aveugles

    petit oiseau
    dans l’invisible des champs de blé
    silence rompu

    sous les arbres
    les ombres amassées
    les feuilles froissées dans une clarté bleue

    rouge est le cœur
    la vie éclate
    à la lumière d’hier

    un arrachement
    fleurs démembrées
    dans un monde sans paupières
    qui ne sait pas tricher


    silence chiffonné
    dans le bruissement des feuilles
    soleil craintif
    d’où la lumière fuit

    il nous reste la clameur
    de l’instant
    dans le cocon du jour

    les heures sur la ligne du temps
    les nuages en tournis
    les oiseaux virevoltant sur les pages du ciel
    il nous reste
    les herbes courant sur les talus
    la paille entre les dents
    la guêpe ivre de son vol fou

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