Cœur fatigué
pâle comme la mort
vertige des confluences
pensée retenue
seule est la grâce aux dieux aveugles
petit oiseau
dans l’invisible des champs de blé
silence rompu
sous les arbres
les ombres amassées
les feuilles froissées dans une clarté bleue
rouge est le cœur
la vie éclate
à la lumière d’hier
un arrachement
fleurs démembrées
dans un monde sans paupières
qui ne sait pas tricher
silence chiffonné
dans le bruissement des feuilles
soleil craintif
d’où la lumière fuit
il nous reste la clameur
de l’instant
dans le cocon du jour
les heures sur la ligne du temps
les nuages en tournis
les oiseaux virevoltant sur les pages du ciel
il nous reste
les herbes courant sur les talus
la paille entre les dents
la guêpe ivre de son vol fou
1.9.26
retour cœur rompons
maria dolores cano 01/09/2026 15:07
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