22.9.26

entre les doigts


I

 

On songe on en revient il nous faut je l’entends le ciel les cailloux nous marcherons un pas plus tranquille la vie sur le côté aux heures oubliées le soleil nous conforte il nous reste le ciel les oiseaux au retour les nuages là 

 

La conscience le pied les heures à oublier un arbre plus un arbre des troncs des fleurs des feuilles des branches nous revenons le cœur battant il faut la chaleur les mains sur la peau le pouls entre les doigts un cadeau 

 

Tu retiens un cent un sac plein tu demeures nous achetons des indulgences nous pénétrons on en serait à soulever un à un les cheveux entre les branches au soleil les cailloux l’écorce les petits animaux courent 

 

II

 

Un arbre plus un arbre des troncs des fleurs des feuilles des branches le sort s’acharne nous tenons nous devenons cheveux démêlés touffe par touffe un sac un cent le pouls entre les doigts le sang au-dessus de nous 

 

Nous triompherons nous sommes à l’heure des confidences entre les doigts sous la peau le cœur bat la bouche est libre nous disons chaque mot nous tournons la langue une fois l’émotion sincère un poids au cœur 

 

Nous disons des choses rares jardins entendus tout brille l’eau sur chaque feuille n’oubliez pas un jour il pleuvait une nuit il gelait demain tout recommencera je suis tenu nous rendrons compte au monde du soleil fixé

 

III

 

À l’heure des confidences entre les doigts sous la peau le cœur battu les ombres démêlées les souvenirs les heures inquiètes nous avançons nous tenons une main les doigts sur l’écorce branches feuilles petits animaux 

 

Une idée neuve le carreau le bec pour s’y poser le sang au-dessus d’eux ici ils arrivent nous sommes un peu plus à l’heure du triomphe je te laisse une pierre sur le cœur je te donne le poids une épreuve qui dévaste le feu

 

Nous brûlons nous y sommes nous revenons nous entendons nous comprenons les épaules le tronc la vie les yeux écartés un reste de plume le chant plaintif petit animal perdu entre l’écorce les doigts près de nous

 

IV

 

Pour s’y poser le sang au-dessus d’eux ils arrivent nous y sommes tu entends le sursaut tu tiens ce qui nous emporte rentrons nous tirerons la toile les yeux se fermeront adieu peut-être va-t-il pleuvoir onde chère 

 

Le temps pour revenir les herbes les yeux les cailloux le cœur entre les doigts nous agitons nous comprenons au reste tout est à prendre la vie les yeux les larmes histoires dites cœurs éclairés le ciel d’un cœur soupiré 

 

Un seul moment une seule ouverture les yeux dans les nuages tout commence à brûler comme nous revenons le moment de l’air frais des couleurs nous nous calmons si rien de ce qui nous reste ne reste à l’avenir  

 

V

 

Les herbes les yeux les cailloux le cœur entre les doigts nous agitons nous arrivons nous régnons sur les bois les prairies l’avenir du temps nous cherchons un présent nous défendons ce qui descend de ce qui remonte 

 

Les troupeaux les familles la vie à travers les forêts les vallons perdus les sources secrètes une ferveur pour la reconnaissance nous sommes depuis toujours nous avançons au calme au ciel les yeux ouverts encore sourire

 

La vie les petits animaux entre les doigts nous avançons nous comprenons le sort s’acharne nous tenons nous devenons les cheveux démêlés touffe par touffe un sac un cent le pouls entre les doigts bat le sang 

 

18 décembre 2024.

1 commentaire:

  1. Songes de ciels et de cailloux
    heures oubliées - soleil brouillé
    oiseaux sous les nuages

    un arbre appelle un arbre
    leurs troncs sont en fleurs
    les feuilles liées aux branches
    deux cœurs sous l’écorce

    doigts de feuilles
    _____ cheveux de soie
    __________ fil de l’ange


    Les cœurs palpitent sous la peau
    bouches en sang à chaque mot
    rare la parole du jour nouveau

    sur chaque feuille une perle d’eau
    la nuit en larmes refait son lit
    un soleil noir souffle la déchirure


    Les doigts démêlent les ombres
    souvenirs des heures fiévreuses
    sous l’écorce et les feuilles

    les cœurs sont de pierre
    sous le feu des épreuves
    les heures rognent le temps

    la brûlure est sévère
    sur les épaules pèse la vie
    un reste de plume en sursis

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