24.9.26

Et


I

 

Et n’être si on ne le disait vilain ou pauvre je te suis tu erres nous sommes souffrants tu vois le hère on arrive à l’héritage les mots à profusion l’histoire cherchez la porte ouvrez : ouvrez : nous sommes petits 

 

Et froids fidèles comme cela est vu sans figure sans rien ne comprenons ne disons ne voyons ni la rue ni les marches nous sommes du balcon nous voyons le dessus des vagues et toi et toi noble océan au moins nous t’entendons 

 

Et nous rêvons la vie et la lumière qui commencent nous germerons le verre le souvenir le pied qui tient la vue qui tourne nous ne comprenons plus nous ne disons plus rien les jours commencent ouvrez : ouvrez : nous allons loin 

 

II

 

Et pour être vilain et froid sans fin à la suite les erreurs tu changes nous avançons de sable de cailloux de preuves tu tiens la main sur le pavé tu vois ce qui n’est pas encore je vois j’entends tu tiens toutes les choses par leur nom 

 

Et trame le parcours d’un rayon à un nuage les feuilles les arbres oiseaux nous crions le matin nous volons je te suis tu reviens la clarté entre les heures je ne suis plus je ne tiens plus nous allons du rire aux tempêtes en sac

 

Et calme en évidence les oiseaux dans le ciel dans l’espace au ciel sur l’océan des nuages de silences la vie au-dessus de tout : la lumière : à prendre nous allons nous choisissons nous tiendrons cette chance aux deux bouts

 

III

 

Et par l’hiver quand tu cherches à travers vallons et forêts nous sommes au froid et vilains quel bruit mené il faut en convenir nous racontons la vie nous la voyons et si tout est compris je tremble nous nous voyons la jeter  

 

Et en avant la rive est lointaine sommes-nous dans l’air ou sur les eaux sur ce qui nous contient je suis si peu nous allons et bruit mené et clous jetés en sac en rivière si tu le veux nous allons encore loin depuis si peu de temps 

 

Et sur la face dans l’oubli nous sommes éloignés nous comprenons faces secrètes tout tombe sur la tranche dans le silence du sac de la rivière des heures de l’ensemble je suis atteint nous tenons tant à la réalité ô temps fini

 

21 décembre 2024.

1 commentaire:

  1. Et naître
    petits et froids
    au moins
    nous entendons
    nos rêves

    nous allons loin
    sommes vilains
    nommons les choses
    la trame des tempêtes
    le calme des évidences
    les deux bouts de la chance

    l’hiver
    nous voyons la jetée
    la rive lointaine
    en si peu de temps

    Et sur la face
    le temps fini

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