I
Et n’être si on ne le disait vilain ou pauvre je te suis tu erres nous sommes souffrants tu vois le hère on arrive à l’héritage les mots à profusion l’histoire cherchez la porte ouvrez : ouvrez : nous sommes petits
Et froids fidèles comme cela est vu sans figure sans rien ne comprenons ne disons ne voyons ni la rue ni les marches nous sommes du balcon nous voyons le dessus des vagues et toi et toi noble océan au moins nous t’entendons
Et nous rêvons la vie et la lumière qui commencent nous germerons le verre le souvenir le pied qui tient la vue qui tourne nous ne comprenons plus nous ne disons plus rien les jours commencent ouvrez : ouvrez : nous allons loin
II
Et pour être vilain et froid sans fin à la suite les erreurs tu changes nous avançons de sable de cailloux de preuves tu tiens la main sur le pavé tu vois ce qui n’est pas encore je vois j’entends tu tiens toutes les choses par leur nom
Et trame le parcours d’un rayon à un nuage les feuilles les arbres oiseaux nous crions le matin nous volons je te suis tu reviens la clarté entre les heures je ne suis plus je ne tiens plus nous allons du rire aux tempêtes en sac
Et calme en évidence les oiseaux dans le ciel dans l’espace au ciel sur l’océan des nuages de silences la vie au-dessus de tout : la lumière : à prendre nous allons nous choisissons nous tiendrons cette chance aux deux bouts
III
Et par l’hiver quand tu cherches à travers vallons et forêts nous sommes au froid et vilains quel bruit mené il faut en convenir nous racontons la vie nous la voyons et si tout est compris je tremble nous nous voyons la jeter
Et en avant la rive est lointaine sommes-nous dans l’air ou sur les eaux sur ce qui nous contient je suis si peu nous allons et bruit mené et clous jetés en sac en rivière si tu le veux nous allons encore loin depuis si peu de temps
Et sur la face dans l’oubli nous sommes éloignés nous comprenons faces secrètes tout tombe sur la tranche dans le silence du sac de la rivière des heures de l’ensemble je suis atteint nous tenons tant à la réalité ô temps fini
21 décembre 2024.
Et naître
RépondreSupprimerpetits et froids
au moins
nous entendons
nos rêves
nous allons loin
sommes vilains
nommons les choses
la trame des tempêtes
le calme des évidences
les deux bouts de la chance
l’hiver
nous voyons la jetée
la rive lointaine
en si peu de temps
Et sur la face
le temps fini