21.9.26

laisse-moi


I

 

Nous sommes en avance nous survivons le soleil les insectes les fils au ciel tracent la surface je suis blessé tu m’offres de bien belles cicatrices du silence du temps les mains pour chaque jour pour les nuits absentes tu tiens 

 

Tu réveilles temps passé remords nous pensons je te tiens tu avances au temps tu dis les pierres les chemins l’obscurité tu cherches un lieu étroit tu trames les fils qui flottent une espérance nous reviendrons donc je te dis ici 

 

Ce qui fut nous tient encore tout revient je passe miroir au fond de la rivière du sable des cailloux je glisse sur le grain peau et velours le pied plus grand sur les rochers laisse-moi Ô Thésée reviens tourne que la nuit marche

 

II

 

Laisse encore retends la rampe l’escalier le cuir sur la joue une heure encore nous n’avançons plus tu reviens je discerne ne prenons ne venons ne donnons le sucre les oiseaux le vent dans les branches la nuit toute longue 

 

Tout marche ici tu entends le rossignol les heures oubliées le clair soleil il chauffe encore je te comprends nous n’avançons plus le pied si grand sur le rocher le grain tu frémis je commence tu racontes ton histoire tu t’effleures 

 

Au bord de l’eau si volent les oiseaux tu tournes les genoux dans l’herbe la nuque tu tiens les yeux ouverts tu broies le paysage leur voix sans nuances abeilles bourdons ne plus entendre sans voir s’il fait chaud s’il fait froid 

 

III

 

Donc si rien n’avance laisse-moi compter la lune et les étoiles je ne sais jour ou nuit je tremble tu tiens le pied si long sur le rocher la peau les grains le regard il semble noir il semble entre la fraicheur les mensonges et les songes 

 

La peur éclairée je tourne tu y reviens pour toujours vous fûtes nous serions la vie avancée les heures arrosées nous avançons le regard au loin tu tiens sans y penser le pied sur le rocher laisse-moi je ne viens respirer ni avouer

 

Le pied tombe entre les cailloux le temps ouvre les voix sur l’eau tu murmures tu avoues nous sommes sur la trace des cœurs étonnés nuages dans le ciel nuances perdues je tourne tu reviens : jamais l’abandon ne sera 

 

14 décembre 2024.

 

commentaire 19 septembre 2026

DORIO

"les doigts ouverts à un encore"


Un parler ouvert ouvre un autre parler 
et le tire hors comme le fait le vin et l’amour.

Michel de Montaigne

17.9.26

au fond y rester


I

 

Tu cherches du jour à la fin du reste à ce qui demeure je te suis nous allons je te tiens serions-nous accoudés tu tiens le rebord il te faut voir il reste du marbre il se donne à la joie je tiens nous sommes descendus si nous allons

 

Nous reviendrons du calme à l’étreinte à la vie sauvage les oiseaux dans le ciel les feuilles sur les branches la vie tumultueuse je tourne nous sommes depuis peu nous allons tu reviendras tu tourneras nous irons écorcer allons

 

Les écorces sous le pied la mousse les graviers tu crisses gravillon tu penches voix tenue nous sommes sur le toit nous allons de planches en planches il te revient nous sommes allongés irions-nous plus vite allons-y

 

II

 

Je vois je tiens je veux nous sommes à te voir te tenir vouloir nous sommes perdus retrouvons tournons les branches les feuilles les petites bêtes sous l’écorce sous le temps sous ce qui te reste de peau de larmes tu pousses cela 

 

Va allez la vie va allons le temps nous irions je le sens tout est sur le côté il te reste au flanc il nous reste les manches les branches les feuilles l’horizon nouveau la terre est ronde au soleil tout est caché à la courbe 

 

De l’horizon il nous reste les troncs à travailler les heures à composer le calme les erreurs ce qu’il faut d’ambition de charme de rires les heures sous le ciel la vie fermement conduite les oiseaux passent ils restent à regarder  

 

III

 

Et là revient ce qu’il en reste le temps la vie les combats je tiens tu cours nous avançons une rame à l’épaule à la bouche le proverbe ne ris plus ne tiens plus il faut le dire tu ris comme une clé il te reste à dire ce qui en coulera

 

Le temps perdu la vie dans l’ombre le calme tout de même je te suis tu acceptes les mains sur les épaules l’épreuve l’effort la peau arrachée tu tannes tu déposes je prends il faut forcer la main les doigts ouverts à un encore

 

Tu prends la main tu tiens la peau un reste d’écorce au fond du chaudron la peur le courage tu suis le reste couple d’enfer silence sans écho je te vois tu le veux on le tient je suis celui qui avance tu tiens la main et au fond y rester

 

13 décembre 2024.

commentaire 17 septembre 2026 12h07

DORIO

"sommes-nous d'ici?"


Un ange passe, un imposteur, issu des lettres d’un livre pieux.

Des moutons paissent sur nos insomnies que l’on compte depuis notre pieu.

Un cauchemar nous prive, lors, de nos pièces d’identité.

Nos cartes sont rebattues.

Qui sommes-nous?

Ange ou démon.

D’où venons-nous?

Des grottes de l’Ariège ou de la glotte de Lacan.

Où allons-nous?

Nous enterrer définitivement dans une crypte

ou nous régénérer dans un cryptogramme?

Au réveil, nous ouvrons en grand portes et fenêtres, afin d’expulser les fantômes de l’ange.

Sur la platine passe Angel eyes, un standard de Johnny Mathis,

A new sound in popular song.

16.9.26

où


Entendre reprendre tirer tordre et je et tu et ils se gardent tout est compté les heures les jours le silence avançons si nous si tu si je où la vie en retour les ombres la certitude tout est prêt je sens tu tournes : sommes-nous d’ici 

 

Le regard au-devant proches la vie les évidences je suis celui qui vient je tiens ce qu’il te faut tu arrives nous descendons irions-nous viendriez-vous devant et vient ce qu’il te faut tu vois le nécessaire : sûrs tenons venons 

 

Le haut la dune au vent les ombres les grains la vie entre les doigts si tout nous tient si rien ne vaut le plus sur les épaules entendre reprendre tirer compter et je et tu ils nous nous gardons si la vie recommence : jour sans fin

 

11 décembre 2024.

commentaire 16 septembre 2026 19h04

DORIO

 

"es-tu le visage

les cendres

les yeux détournés"

 

 le temps te dévisage
 tu dévisages le temps
 sans visa sans visage
  
 le temps te dévisage
 tu ne sais ce qu’il cherche
 braise ou cendre

15.9.26

continuez nous avons grand besoin


I

 

Du temps perdu des lignes à oublier tu tires les cordes lignes claires à obscures de la souplesse du tremblement des outils allongés tu tiens sur le lit tu tires les évidences une pour l’autre au changement j’avance ancien oublié 

 

Au plus récent qui ne parle ni nouvelles impressions ni fraicheurs sombres on se dit il faut penser aux baisers aux yeux noirs aux cordes tu me tiens je te cerne nous entourons la vie les conséquences pour dire ici commence le jour 

 

Sur l’océan les formes les frissons de la différence du soutien je te vois tu commences nous entrons pieds et carreaux nous sommes pour l’ensemble nous tenons toujours pour la loi plus les murs ce qui est ouvert un peu noué

 

II

 

Tu exploses nous voyons aux portes les fidèles tombent tout va a plus de force plus de joies offertes nous ouvrons au malheur ils ont conquis les arbres les animaux les troupeaux les forêts les branches les feuilles : ont-ils 

 

Au pied du mur je te tiens tu ouvres la fenêtre on chante le sucre dans le cœur les phrases incomparables tu dis le temps tu dis l’espace et je reprends ce qu’il faut dire les images trop vastes vers nous tout s’élance au cœur tu es 

 

Reviens trop vastes bois et plaines je suis séduit je mord je tremble tu tiens au plus serré tu cernes la profondeur nous montons nous descendons nous venons pour partager les montants les descendants un acte pour chaque fois 

 

III

 

À l’autre un temps pour commencer et nous jetterons le pain sur l’eau et je et tu et nous devant la vie devant tout ce qui semble les végétaux nombreux les fleurs innocentes montant descendant rocs cailloux : chemins encombrés 

 

Issues imprécises la vie la mort nous ne prenons ni feu ni joie ni surprises ni bétail ni troupeau ce qui tiens sur la laine ce qui est accroché les graines les cailloux devant le seuil nous sommes arrêtés entrerons-nous ces jours certes 

 

Verrons-nous les autres qui trainant qui bouillant qui pour être de beaux humains foule parmi la foule bergers sur le rocher soufflez et continuez nous avons grand besoin de beauté le charme : les yeux rougissants et domptés 

 

IV

 

La vie au présent le cœur pour tout comprendre les heures je n’oublie que le sel je ne cherche ni cendre ni plumes nous avançons nous y tenons les bâtons fouillent nous sommes au-dessus nous rendons compte la vie la seule 

 

Les certitudes tu calmes le brouillard tu franchis le sommet en haut les nuages coulent nous sommes depuis et peu et incrédules le verre coule les nuées descendent nous monterons nous descendrons allons faisons un signe 

 

Le faux la vérité les branches arrachées le monde nous renverse il te revient ce qui t’est dû tu as jeté le pain sur l’eau les heures nous oublient nous deviendrons et vase et sable et cendres déposés cœurs oubliés : il nous reste 

 

V

 

Les paroles les yeux rouges domptés le cœur en morceau pain de sucre éclaté nous rendons compte nous tenons pied la route est longue les heures sont propres devant le seuil ô arrêté devancerons-nous comprendrons-nous 

 

Es-tu le visage les cendres les yeux détournés ce qui semble un point pour le jour une ligne si tu traces ce qu’il te reste le temps perdu les heures sourdes les griffes ouvertes tu cherches les épines : tu tiens les fils un temps rompus

 

Il compte le matin perdu les eaux portent le pain jeté les heures effacées les barques tout arrive et tiens : nous sommes un peu de pas un peu de cendre des cailloux des épines la vie en pièces un seul morceau une ligne à oublier 


10 décembre 2024.

rien de grave

I    Je nous tu il le sens des choses le poids tu tiens nous venons ils sont abandonnés je reprends cela tourne du dehors au dedans fuis et ...