24.6.26

Savoir sans se comprendre


I

 

Savoir sans se comprendre : tout oublier le ciel et les nuages les oiseaux blancs au bord des routes vignes sèches herbes assoiffées du plus grand des mystères tu fleuris sauge bien bleue au bord tu chemines sentier à l’abandon

 

Je reste sans te voir tu tournes la main encore nous ployons nous comptons tu soutiens je commence pour dire pour comprendre pour reprendre le cours le temps à compter une sauge au bord du chemin bien bleue inutile : allons 

 

Nous ferons le tour attendant la cloche en suspens les heures détournées tu entends les heures anciennes les langues perdues du tout au reste des heures oubliées au calme je te tiens tu cherches tu retiens un reste d’oiseau   


II

 

Savoir sans se comprendre : ce qu’il faut les frissons la peau la source les ombres sous les arbres un sacrifice en plus une coupure en silence en retrait ce qui mord ce qui pique étreins-moi il reste un peu de mélancolie les jours 

 

Arrêtés les fleurs amoncelées pour dire pour faire pour comprendre je tiens à tout cela tu fermes les yeux tu oublies ce qui t’accable je repose tu cherches le tourment je reviens de là-bas et d’en face à temps compté à faire le tour 

 

Pour donner les yeux en spectacle la bouche ouverte le cœur tu tiens en toi le corps pantelant les cendres au-devant du plus pour le moins du grave à l’essentiel tu tires cinq fois les cartes du bonheur et cinq encore devant tout


III

 

Savoir sans se comprendre : le ciel et les nuages les frissons la vie au grand complet le soleil et les vagues le reste des heures jour complet silence partagé une rame un sentiment les yeux ouverts le cœur tendu je tiens tout 

 

Tu compenses nous allons loin avant nous tournons nous devinons je suis ici : certain souvenant et encore devinant les mots aperçus les phrases oubliées il te reste un nom à prononcer je ferme tu soutiens nous devinons les fleurs 

 

Au grand soleil le retour tu reviens figure sans enfants le danger la marque tu devines le jour tu précises ce qui est chargé du plus au moins du bon côté de la vie un miroir dans l’espace rêve sous le flot : oses-tu un cran à serrer


IV

 

Savoir sans se comprendre : tout retenir et y penser le bleu du ciel le bord de la route les oiseaux perdus tu rêves d’un soir clair on se tourne tu dis il te faut non tu dois entendre le silence diriger ce reste de pensée oiseau perdu 

 

La peur est inutile tour au complet tu devines si je rougis si tu cherches le soleil je suis à l’ombre pour oublier l’éclat tu devines ce qui est utile tu dois tu penses nous sommes : y serons-nous encore un peu si tu restes à l’ombre 

 

Le jour nous divise je tourne sur le chemin le pied sur les cailloux il te reste un peu d’or un œil pour l’occasion tu cherches une place tu trouves le chemin entre le cou et l’église sans chemin le retour ici tu comprends la vie 


V

 

Savoir sans se comprendre : tu penses l’occasion en faire le meilleur rester pour tout reprendre je te le dis tu seras avec moi trois doigts levés tu chasses les regrets nous sommes flanc à flanc je reviens j’y étais je pensais 

 

Nous étions si heureux en contre pour attendre les doigts levés tu me réveilles j’y pense encore et pourtant un me dit et un autre nous étions nous serions nous y fûmes je te rejoins aux aurores dans l’eau la peau frissonne 

 

Je le remarque tu penses à l’occasion trois doigts levés le grain de la peau les yeux ouverts grands et bien je te vois tu me comprends le pied sur les cailloux je ferme les yeux je devine en toi j’espérais être né ici précisément   

 

26 août 2024. 

1 commentaire:

  1. Aller sans comprendre
    savoir sans apprendre
    oublier le ciel bleu
    s’accrocher aux nuages

    dire sans se méprendre
    compter sans reprendre
    oublier le temps passé
    et retenir les oiseaux

    frémir sans s’éprendre
    sacrifier sans prendre
    étreindre les arbres
    taire la mélancolie

    tenir sans redescendre
    reposer sans suspendre
    amonceler des fleurs
    pour éblouir les yeux

    tirer sans distendre
    donner sans attendre
    à sa bouche de cendre
    cinq cœurs rouge sang

    rester sans dépendre
    partager sans vendre
    saisir les vagues
    au silence des heures

    compenser sans fendre
    deviner sans entendre
    les mots des phrases
    aux cœurs des fleurs

    deviner sans prétendre
    préciser sans défendre
    traverser le miroir
    d’un espace rêvé

    retenir sans réentendre
    rêver sans entreprendre
    penser le bleu du ciel
    sur la route des oiseaux

    deviner sans pourfendre
    penser sans désapprendre
    l’éclat du soleil au zénith
    ombra mai fu di vegetabile

    diviser sans refendre
    rester sans surprendre
    chercher l’or du temps
    dans le cou de l’instant

    revenir sans s’étendre
    faire le bien et pendre
    les regrets aux fanions
    usés jusqu’à la corde


    être heureux et attendre
    le grand soir qui engendre
    le réveil de l’espoir
    endormi dans l’étable

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