I
Savoir sans se comprendre : tout oublier le ciel et les nuages les oiseaux blancs au bord des routes vignes sèches herbes assoiffées du plus grand des mystères tu fleuris sauge bien bleue au bord tu chemines sentier à l’abandon
Je reste sans te voir tu tournes la main encore nous ployons nous comptons tu soutiens je commence pour dire pour comprendre pour reprendre le cours le temps à compter une sauge au bord du chemin bien bleue inutile : allons
Nous ferons le tour attendant la cloche en suspens les heures détournées tu entends les heures anciennes les langues perdues du tout au reste des heures oubliées au calme je te tiens tu cherches tu retiens un reste d’oiseau
II
Savoir sans se comprendre : ce qu’il faut les frissons la peau la source les ombres sous les arbres un sacrifice en plus une coupure en silence en retrait ce qui mord ce qui pique étreins-moi il reste un peu de mélancolie les jours
Arrêtés les fleurs amoncelées pour dire pour faire pour comprendre je tiens à tout cela tu fermes les yeux tu oublies ce qui t’accable je repose tu cherches le tourment je reviens de là-bas et d’en face à temps compté à faire le tour
Pour donner les yeux en spectacle la bouche ouverte le cœur tu tiens en toi le corps pantelant les cendres au-devant du plus pour le moins du grave à l’essentiel tu tires cinq fois les cartes du bonheur et cinq encore devant tout
III
Savoir sans se comprendre : le ciel et les nuages les frissons la vie au grand complet le soleil et les vagues le reste des heures jour complet silence partagé une rame un sentiment les yeux ouverts le cœur tendu je tiens tout
Tu compenses nous allons loin avant nous tournons nous devinons je suis ici : certain souvenant et encore devinant les mots aperçus les phrases oubliées il te reste un nom à prononcer je ferme tu soutiens nous devinons les fleurs
Au grand soleil le retour tu reviens figure sans enfants le danger la marque tu devines le jour tu précises ce qui est chargé du plus au moins du bon côté de la vie un miroir dans l’espace rêve sous le flot : oses-tu un cran à serrer
IV
Savoir sans se comprendre : tout retenir et y penser le bleu du ciel le bord de la route les oiseaux perdus tu rêves d’un soir clair on se tourne tu dis il te faut non tu dois entendre le silence diriger ce reste de pensée oiseau perdu
La peur est inutile tour au complet tu devines si je rougis si tu cherches le soleil je suis à l’ombre pour oublier l’éclat tu devines ce qui est utile tu dois tu penses nous sommes : y serons-nous encore un peu si tu restes à l’ombre
Le jour nous divise je tourne sur le chemin le pied sur les cailloux il te reste un peu d’or un œil pour l’occasion tu cherches une place tu trouves le chemin entre le cou et l’église sans chemin le retour ici tu comprends la vie
V
Savoir sans se comprendre : tu penses l’occasion en faire le meilleur rester pour tout reprendre je te le dis tu seras avec moi trois doigts levés tu chasses les regrets nous sommes flanc à flanc je reviens j’y étais je pensais
Nous étions si heureux en contre pour attendre les doigts levés tu me réveilles j’y pense encore et pourtant un me dit et un autre nous étions nous serions nous y fûmes je te rejoins aux aurores dans l’eau la peau frissonne
Je le remarque tu penses à l’occasion trois doigts levés le grain de la peau les yeux ouverts grands et bien je te vois tu me comprends le pied sur les cailloux je ferme les yeux je devine en toi j’espérais être né ici précisément
26 août 2024.
Aller sans comprendre
RépondreSupprimersavoir sans apprendre
oublier le ciel bleu
s’accrocher aux nuages
dire sans se méprendre
compter sans reprendre
oublier le temps passé
et retenir les oiseaux
frémir sans s’éprendre
sacrifier sans prendre
étreindre les arbres
taire la mélancolie
tenir sans redescendre
reposer sans suspendre
amonceler des fleurs
pour éblouir les yeux
tirer sans distendre
donner sans attendre
à sa bouche de cendre
cinq cœurs rouge sang
rester sans dépendre
partager sans vendre
saisir les vagues
au silence des heures
compenser sans fendre
deviner sans entendre
les mots des phrases
aux cœurs des fleurs
deviner sans prétendre
préciser sans défendre
traverser le miroir
d’un espace rêvé
retenir sans réentendre
rêver sans entreprendre
penser le bleu du ciel
sur la route des oiseaux
deviner sans pourfendre
penser sans désapprendre
l’éclat du soleil au zénith
ombra mai fu di vegetabile
diviser sans refendre
rester sans surprendre
chercher l’or du temps
dans le cou de l’instant
revenir sans s’étendre
faire le bien et pendre
les regrets aux fanions
usés jusqu’à la corde
être heureux et attendre
le grand soir qui engendre
le réveil de l’espoir
endormi dans l’étable