28.9.26

rien de grave


I 

 

Je nous tu il le sens des choses le poids tu tiens nous venons ils sont abandonnés je reprends cela tourne du dehors au dedans fuis et cherche de cercle en cercle j’y reviens je passe le temps tu verras 

 

Comprends nous ne tournons à rien le grave des heures à sonner le calme tu abandonnes allons plus vite nous montons les sanglots les fenêtres oubliées ce qui arrange tu débarrasses sinon je commence 

 

Nous partirons haut plus en chœur nous avançons je marche à ton pas tu tournes nous inventons les murs débarrassés du sens des choses du calme enfin tu tournes vers le printemps ici tout est sacré

 

II 

 

Des histoires à prendre reprendre comprendre tu viens ici je parle d’émotions tu égrènes le reste il faudrait oublier les heures les saisons matin levé soir finissant jours et nuits les ombres réglées oh largement 

 

Du malheur dans l’effondrement tu cherchais le sommet tu trouverais la rive les choses flottaient copeaux feuilles livres défaits soleil attaché les ombres les sanglots tu te parles de larmes de sacrifices jour pour jour 

 

Nous allons en y pensant nous en reviendrons d’avancées en manquement il reste le fond des choses les verres brisés le moment calme laissons-nous visiter voyons ce qui tourne au calme et connaisse le bien gravé 

 

III 

 

Je n’aurais rien fait pour ce soir le ciel arraché le soleil caché les tables couvertes le ravissement en dessous les pieds nous remuons nous nous tenons de couleurs et de joies pour ce soir si étrange ici  

 

Tu saisiras si rien n’est grave le calme les yeux éblouis le reste des temps tu comptes le fond de la poche tu pardonnes nous sommes revenus nous allons à la vie tu cherches le sourire tu charges ce qui est parti

 

Le reste d’or la main sur la peau le temps à revenir les heures à éblouir attends retiens la vie en ce jardin d’épines et de sensations de cailloux gravés je tourne tu reviens un soir faisons un rêve là rien de grave  


24 décembre 2024.

25.9.26

Je le sais nous allons nous tenons le sens


A

 

Aussi du froid tu tournes vers le soleil oh prendre le ciel noyer les branches les feuilles le calme un mensonge de roi les causes pour tout dire je tourne tu trembles nous avançons il faut tenir tu tiens les fleurs pour nous dire tout 

 

Au commencement nous sommes là nous allons loin nous revenons je le sais je le pose tu tiens les pierres dans le creux main ferme jambes tendue nous allons si tu le sais nous comptons les bourgeons tu rêves ici tu essuies la vie 

 

Au sens tu viens je tourne le poids des choses utiles ce qui vient je ne tiens rien je cherche tu essaies le calme la crainte petites fleurs encore en coin branches tordues écorces effritées je le sais nous allons nous tenons le sens

 

B

 

Dès ce moment pierre tu tiens les sols les astres comprendre je suis nous tenons la vie les heures tout vient je suis sur le socle sous les pieds le sens le compte il nous reste chaque pourquoi les raisons de tout ce qui te tient 

 

Du fond aux âges il faudrait tenir la corde soutiens-moi ne tourne pas tiens bien ce qui me change je suis assis je suis à voir si beau pour faire ce qui nous perd ce qui nous retient : sens le vent souffle un reste d’air en plein ciel

 

Le rêve tourne je tiens tu songes si nous rangeons les pierres laisse le soleil prendre le ciel les branches les feuilles le calme on cherche ce qui tient : sens les heures je tourne tu viens d’un mur à l’autre je le sais tenons le sens


23 décembre 2024.

retour Et

Et naître 
petits et froids
au moins 
nous entendons 
nos rêves

nous allons loin
sommes vilains
nommons les choses
la trame des tempêtes
le calme des évidences
les deux bouts de la chance

l’hiver
nous voyons la jetée
la rive lointaine
en si peu de temps

Et sur la face
le temps fini

24.9.26

Et


I

 

Et n’être si on ne le disait vilain ou pauvre je te suis tu erres nous sommes souffrants tu vois le hère on arrive à l’héritage les mots à profusion l’histoire cherchez la porte ouvrez : ouvrez : nous sommes petits 

 

Et froids fidèles comme cela est vu sans figure sans rien ne comprenons ne disons ne voyons ni la rue ni les marches nous sommes du balcon nous voyons le dessus des vagues et toi et toi noble océan au moins nous t’entendons 

 

Et nous rêvons la vie et la lumière qui commencent nous germerons le verre le souvenir le pied qui tient la vue qui tourne nous ne comprenons plus nous ne disons plus rien les jours commencent ouvrez : ouvrez : nous allons loin 

 

II

 

Et pour être vilain et froid sans fin à la suite les erreurs tu changes nous avançons de sable de cailloux de preuves tu tiens la main sur le pavé tu vois ce qui n’est pas encore je vois j’entends tu tiens toutes les choses par leur nom 

 

Et trame le parcours d’un rayon à un nuage les feuilles les arbres oiseaux nous crions le matin nous volons je te suis tu reviens la clarté entre les heures je ne suis plus je ne tiens plus nous allons du rire aux tempêtes en sac

 

Et calme en évidence les oiseaux dans le ciel dans l’espace au ciel sur l’océan des nuages de silences la vie au-dessus de tout : la lumière : à prendre nous allons nous choisissons nous tiendrons cette chance aux deux bouts

 

III

 

Et par l’hiver quand tu cherches à travers vallons et forêts nous sommes au froid et vilains quel bruit mené il faut en convenir nous racontons la vie nous la voyons et si tout est compris je tremble nous nous voyons la jeter  

 

Et en avant la rive est lointaine sommes-nous dans l’air ou sur les eaux sur ce qui nous contient je suis si peu nous allons et bruit mené et clous jetés en sac en rivière si tu le veux nous allons encore loin depuis si peu de temps 

 

Et sur la face dans l’oubli nous sommes éloignés nous comprenons faces secrètes tout tombe sur la tranche dans le silence du sac de la rivière des heures de l’ensemble je suis atteint nous tenons tant à la réalité ô temps fini

 

21 décembre 2024.

retour entre les doigts

Songes de ciels et de cailloux 
heures oubliées - soleil brouillé
oiseaux sous les nuages 

un arbre appelle un arbre 
leurs troncs sont en fleurs 
les feuilles liées aux branches 
deux cœurs sous l’écorce

doigts de feuilles
_____ cheveux de soie 
__________ fil de l’ange


Les cœurs palpitent sous la peau 
bouches en sang à chaque mot
rare la parole du jour nouveau

sur chaque feuille une perle d’eau
la nuit en larmes refait son lit
un soleil noir souffle la déchirure


Les doigts démêlent les ombres 
souvenirs des heures fiévreuses 
sous l’écorce et les feuilles

les cœurs sont de pierre
sous le feu des épreuves
les heures rognent le temps

la brûlure est sévère
sur les épaules pèse la vie
un reste de plume en sursis

22.9.26

entre les doigts


I

 

On songe on en revient il nous faut je l’entends le ciel les cailloux nous marcherons un pas plus tranquille la vie sur le côté aux heures oubliées le soleil nous conforte il nous reste le ciel les oiseaux au retour les nuages là 

 

La conscience le pied les heures à oublier un arbre plus un arbre des troncs des fleurs des feuilles des branches nous revenons le cœur battant il faut la chaleur les mains sur la peau le pouls entre les doigts un cadeau 

 

Tu retiens un cent un sac plein tu demeures nous achetons des indulgences nous pénétrons on en serait à soulever un à un les cheveux entre les branches au soleil les cailloux l’écorce les petits animaux courent 

 

II

 

Un arbre plus un arbre des troncs des fleurs des feuilles des branches le sort s’acharne nous tenons nous devenons cheveux démêlés touffe par touffe un sac un cent le pouls entre les doigts le sang au-dessus de nous 

 

Nous triompherons nous sommes à l’heure des confidences entre les doigts sous la peau le cœur bat la bouche est libre nous disons chaque mot nous tournons la langue une fois l’émotion sincère un poids au cœur 

 

Nous disons des choses rares jardins entendus tout brille l’eau sur chaque feuille n’oubliez pas un jour il pleuvait une nuit il gelait demain tout recommencera je suis tenu nous rendrons compte au monde du soleil fixé

 

III

 

À l’heure des confidences entre les doigts sous la peau le cœur battu les ombres démêlées les souvenirs les heures inquiètes nous avançons nous tenons une main les doigts sur l’écorce branches feuilles petits animaux 

 

Une idée neuve le carreau le bec pour s’y poser le sang au-dessus d’eux ici ils arrivent nous sommes un peu plus à l’heure du triomphe je te laisse une pierre sur le cœur je te donne le poids une épreuve qui dévaste le feu

 

Nous brûlons nous y sommes nous revenons nous entendons nous comprenons les épaules le tronc la vie les yeux écartés un reste de plume le chant plaintif petit animal perdu entre l’écorce les doigts près de nous

 

IV

 

Pour s’y poser le sang au-dessus d’eux ils arrivent nous y sommes tu entends le sursaut tu tiens ce qui nous emporte rentrons nous tirerons la toile les yeux se fermeront adieu peut-être va-t-il pleuvoir onde chère 

 

Le temps pour revenir les herbes les yeux les cailloux le cœur entre les doigts nous agitons nous comprenons au reste tout est à prendre la vie les yeux les larmes histoires dites cœurs éclairés le ciel d’un cœur soupiré 

 

Un seul moment une seule ouverture les yeux dans les nuages tout commence à brûler comme nous revenons le moment de l’air frais des couleurs nous nous calmons si rien de ce qui nous reste ne reste à l’avenir  

 

V

 

Les herbes les yeux les cailloux le cœur entre les doigts nous agitons nous arrivons nous régnons sur les bois les prairies l’avenir du temps nous cherchons un présent nous défendons ce qui descend de ce qui remonte 

 

Les troupeaux les familles la vie à travers les forêts les vallons perdus les sources secrètes une ferveur pour la reconnaissance nous sommes depuis toujours nous avançons au calme au ciel les yeux ouverts encore sourire

 

La vie les petits animaux entre les doigts nous avançons nous comprenons le sort s’acharne nous tenons nous devenons les cheveux démêlés touffe par touffe un sac un cent le pouls entre les doigts bat le sang 

 

18 décembre 2024.

retour laisse-moi

Nous sommes 

le soleil des sabliers
les insectes sur le fil 
cicatrices du silence 
le temps des nuits d’absence
les mains de chaque jour 

le réveil du temps passé
les pierres du chemin
l’obscurité des jours
la trame d’un ciel absent
les fils de l’espérance

le miroir de l’inconstance
les rivières de sable roux
qui glissent entre nos mains
le grain d’une peau aimée
la douce nuit qui marche

21.9.26

laisse-moi


I

 

Nous sommes en avance nous survivons le soleil les insectes les fils au ciel tracent la surface je suis blessé tu m’offres de bien belles cicatrices du silence du temps les mains pour chaque jour pour les nuits absentes tu tiens 

 

Tu réveilles temps passé remords nous pensons je te tiens tu avances au temps tu dis les pierres les chemins l’obscurité tu cherches un lieu étroit tu trames les fils qui flottent une espérance nous reviendrons donc je te dis ici 

 

Ce qui fut nous tient encore tout revient je passe miroir au fond de la rivière du sable des cailloux je glisse sur le grain peau et velours le pied plus grand sur les rochers laisse-moi Ô Thésée reviens tourne que la nuit marche

 

II

 

Laisse encore retends la rampe l’escalier le cuir sur la joue une heure encore nous n’avançons plus tu reviens je discerne ne prenons ne venons ne donnons le sucre les oiseaux le vent dans les branches la nuit toute longue 

 

Tout marche ici tu entends le rossignol les heures oubliées le clair soleil il chauffe encore je te comprends nous n’avançons plus le pied si grand sur le rocher le grain tu frémis je commence tu racontes ton histoire tu t’effleures 

 

Au bord de l’eau si volent les oiseaux tu tournes les genoux dans l’herbe la nuque tu tiens les yeux ouverts tu broies le paysage leur voix sans nuances abeilles bourdons ne plus entendre sans voir s’il fait chaud s’il fait froid 

 

III

 

Donc si rien n’avance laisse-moi compter la lune et les étoiles je ne sais jour ou nuit je tremble tu tiens le pied si long sur le rocher la peau les grains le regard il semble noir il semble entre la fraicheur les mensonges et les songes 

 

La peur éclairée je tourne tu y reviens pour toujours vous fûtes nous serions la vie avancée les heures arrosées nous avançons le regard au loin tu tiens sans y penser le pied sur le rocher laisse-moi je ne viens respirer ni avouer

 

Le pied tombe entre les cailloux le temps ouvre les voix sur l’eau tu murmures tu avoues nous sommes sur la trace des cœurs étonnés nuages dans le ciel nuances perdues je tourne tu reviens : jamais l’abandon ne sera 

 

14 décembre 2024.

 

commentaire 19 septembre 2026

DORIO

"les doigts ouverts à un encore"


Un parler ouvert ouvre un autre parler 
et le tire hors comme le fait le vin et l’amour.

Michel de Montaigne

17.9.26

au fond y rester


I

 

Tu cherches du jour à la fin du reste à ce qui demeure je te suis nous allons je te tiens serions-nous accoudés tu tiens le rebord il te faut voir il reste du marbre il se donne à la joie je tiens nous sommes descendus si nous allons

 

Nous reviendrons du calme à l’étreinte à la vie sauvage les oiseaux dans le ciel les feuilles sur les branches la vie tumultueuse je tourne nous sommes depuis peu nous allons tu reviendras tu tourneras nous irons écorcer allons

 

Les écorces sous le pied la mousse les graviers tu crisses gravillon tu penches voix tenue nous sommes sur le toit nous allons de planches en planches il te revient nous sommes allongés irions-nous plus vite allons-y

 

II

 

Je vois je tiens je veux nous sommes à te voir te tenir vouloir nous sommes perdus retrouvons tournons les branches les feuilles les petites bêtes sous l’écorce sous le temps sous ce qui te reste de peau de larmes tu pousses cela 

 

Va allez la vie va allons le temps nous irions je le sens tout est sur le côté il te reste au flanc il nous reste les manches les branches les feuilles l’horizon nouveau la terre est ronde au soleil tout est caché à la courbe 

 

De l’horizon il nous reste les troncs à travailler les heures à composer le calme les erreurs ce qu’il faut d’ambition de charme de rires les heures sous le ciel la vie fermement conduite les oiseaux passent ils restent à regarder  

 

III

 

Et là revient ce qu’il en reste le temps la vie les combats je tiens tu cours nous avançons une rame à l’épaule à la bouche le proverbe ne ris plus ne tiens plus il faut le dire tu ris comme une clé il te reste à dire ce qui en coulera

 

Le temps perdu la vie dans l’ombre le calme tout de même je te suis tu acceptes les mains sur les épaules l’épreuve l’effort la peau arrachée tu tannes tu déposes je prends il faut forcer la main les doigts ouverts à un encore

 

Tu prends la main tu tiens la peau un reste d’écorce au fond du chaudron la peur le courage tu suis le reste couple d’enfer silence sans écho je te vois tu le veux on le tient je suis celui qui avance tu tiens la main et au fond y rester

 

13 décembre 2024.

commentaire 17 septembre 2026 12h07

DORIO

"sommes-nous d'ici?"


Un ange passe, un imposteur, issu des lettres d’un livre pieux.

Des moutons paissent sur nos insomnies que l’on compte depuis notre pieu.

Un cauchemar nous prive, lors, de nos pièces d’identité.

Nos cartes sont rebattues.

Qui sommes-nous?

Ange ou démon.

D’où venons-nous?

Des grottes de l’Ariège ou de la glotte de Lacan.

Où allons-nous?

Nous enterrer définitivement dans une crypte

ou nous régénérer dans un cryptogramme?

Au réveil, nous ouvrons en grand portes et fenêtres, afin d’expulser les fantômes de l’ange.

Sur la platine passe Angel eyes, un standard de Johnny Mathis,

A new sound in popular song.

16.9.26

où


Entendre reprendre tirer tordre et je et tu et ils se gardent tout est compté les heures les jours le silence avançons si nous si tu si je où la vie en retour les ombres la certitude tout est prêt je sens tu tournes : sommes-nous d’ici 

 

Le regard au-devant proches la vie les évidences je suis celui qui vient je tiens ce qu’il te faut tu arrives nous descendons irions-nous viendriez-vous devant et vient ce qu’il te faut tu vois le nécessaire : sûrs tenons venons 

 

Le haut la dune au vent les ombres les grains la vie entre les doigts si tout nous tient si rien ne vaut le plus sur les épaules entendre reprendre tirer compter et je et tu ils nous nous gardons si la vie recommence : jour sans fin

 

11 décembre 2024.

commentaire 16 septembre 2026 19h04

DORIO

 

"es-tu le visage

les cendres

les yeux détournés"

 

 le temps te dévisage
 tu dévisages le temps
 sans visa sans visage
  
 le temps te dévisage
 tu ne sais ce qu’il cherche
 braise ou cendre

15.9.26

continuez nous avons grand besoin


I

 

Du temps perdu des lignes à oublier tu tires les cordes lignes claires à obscures de la souplesse du tremblement des outils allongés tu tiens sur le lit tu tires les évidences une pour l’autre au changement j’avance ancien oublié 

 

Au plus récent qui ne parle ni nouvelles impressions ni fraicheurs sombres on se dit il faut penser aux baisers aux yeux noirs aux cordes tu me tiens je te cerne nous entourons la vie les conséquences pour dire ici commence le jour 

 

Sur l’océan les formes les frissons de la différence du soutien je te vois tu commences nous entrons pieds et carreaux nous sommes pour l’ensemble nous tenons toujours pour la loi plus les murs ce qui est ouvert un peu noué

 

II

 

Tu exploses nous voyons aux portes les fidèles tombent tout va a plus de force plus de joies offertes nous ouvrons au malheur ils ont conquis les arbres les animaux les troupeaux les forêts les branches les feuilles : ont-ils 

 

Au pied du mur je te tiens tu ouvres la fenêtre on chante le sucre dans le cœur les phrases incomparables tu dis le temps tu dis l’espace et je reprends ce qu’il faut dire les images trop vastes vers nous tout s’élance au cœur tu es 

 

Reviens trop vastes bois et plaines je suis séduit je mord je tremble tu tiens au plus serré tu cernes la profondeur nous montons nous descendons nous venons pour partager les montants les descendants un acte pour chaque fois 

 

III

 

À l’autre un temps pour commencer et nous jetterons le pain sur l’eau et je et tu et nous devant la vie devant tout ce qui semble les végétaux nombreux les fleurs innocentes montant descendant rocs cailloux : chemins encombrés 

 

Issues imprécises la vie la mort nous ne prenons ni feu ni joie ni surprises ni bétail ni troupeau ce qui tiens sur la laine ce qui est accroché les graines les cailloux devant le seuil nous sommes arrêtés entrerons-nous ces jours certes 

 

Verrons-nous les autres qui trainant qui bouillant qui pour être de beaux humains foule parmi la foule bergers sur le rocher soufflez et continuez nous avons grand besoin de beauté le charme : les yeux rougissants et domptés 

 

IV

 

La vie au présent le cœur pour tout comprendre les heures je n’oublie que le sel je ne cherche ni cendre ni plumes nous avançons nous y tenons les bâtons fouillent nous sommes au-dessus nous rendons compte la vie la seule 

 

Les certitudes tu calmes le brouillard tu franchis le sommet en haut les nuages coulent nous sommes depuis et peu et incrédules le verre coule les nuées descendent nous monterons nous descendrons allons faisons un signe 

 

Le faux la vérité les branches arrachées le monde nous renverse il te revient ce qui t’est dû tu as jeté le pain sur l’eau les heures nous oublient nous deviendrons et vase et sable et cendres déposés cœurs oubliés : il nous reste 

 

V

 

Les paroles les yeux rouges domptés le cœur en morceau pain de sucre éclaté nous rendons compte nous tenons pied la route est longue les heures sont propres devant le seuil ô arrêté devancerons-nous comprendrons-nous 

 

Es-tu le visage les cendres les yeux détournés ce qui semble un point pour le jour une ligne si tu traces ce qu’il te reste le temps perdu les heures sourdes les griffes ouvertes tu cherches les épines : tu tiens les fils un temps rompus

 

Il compte le matin perdu les eaux portent le pain jeté les heures effacées les barques tout arrive et tiens : nous sommes un peu de pas un peu de cendre des cailloux des épines la vie en pièces un seul morceau une ligne à oublier 


10 décembre 2024.

14.9.26

le plus


I

 

On se dirait bien tu vas tu viens allons venons un retour tu tournes je te suis nous sommes sous le vent je tiens ce qui cerne les feuilles oubliées le sel et le souffre devant le seuil : un peu arrêtés un peu saisis peur ou réflexion lues

 

Je tiens tu vois nous devenons une herbe tu penses pauvre tu redeviens sauvage au large les esprits au calme à la fureur un livre feuilleté une main le poids un peu trop une effusion tu tiens tu es trop lourd tu tombes : plomb 

 

Le sommeil un peu tu tiens au large les heures comptées les rires sois les eaux le sel le souffre le mercure le calme cherche retrouve ta mémoire d’un cœur d’une espérance ici tu saisis ce qui nous reste : une chevalerie rustique 

 

II

 

De plomb de souffre tu cherches le sel il faut que cela passe nous sommes au four nous tournons moulins perdus tu tiens ce qu’il te faut main perdue nous sommes longs et courts un rang pour la surface des perles marguerites 

 

Nous prenons les pourceaux je le dois tu le tiens nous comprenons à la recherche des anges au poids du métal tu grinces tu vois je tiens en avance pour relever portes ou fenêtres tu tends les draps reste à dévoiler les pierres

 

Nous nous retrouvons je suis à la dérive tu cours sur le sable il trace il enfonce tu cours sur le signal un rêve de petit enfant une circonstance je suis le seul responsable tu pourrais nous serions le sel la terre la cendre : ô clarté  

 

III

 

Un jour un retour la vie les conséquences je garantis tu fermes nous coupons le bois les feuilles les papiers un peu de cendres des éclairs tu avances je le vois tu retiens j’en suis certain on parle un peu d’amour ou de tendresses dis 

 

Des mains nouées de doigts dans la paume tu vas je viens nous signons tout te vas les heures la fin le temps perdu le rêve je dirais les fleurs les fruits ô branches du silence le soleil on coule on je te dirais tu es à voir : tu soutiens 

 

Il suffit il s’impose je cherche le poids de courage les sels le souffre tu parles des éléments on dit la terre l’eau l’air le feu ce qui s’impose les yeux sur l’horizon on lisse la chevelure tu respires le beau le calme le lointain : le plus

 

06 décembre 2024.

retour Barbarie

Comme la soie froissée 
il nous reste l’enfance
ses plis sur les branches

chemins oubliés
heures odorantes
il nous reste ce fruit
qui court sous les feuilles
cette trace de l’enfance


comme la lune suspendue
dans un ciel de givre
quand passent les cigognes

il nous reste la vie
le calme et les erreurs
le visage des fleurs
le mystère des rêves
de la joie endormie


comme le cœur qui nous dit
le parfum des silences
les plantes qui palpitent

les animaux tapis 
dans le cœur de l’enfance
les sources fugitives
au creux de notre lit
il nous reste la vie

11.9.26

Barbarie


I

 

Comme s’il le fallait je vois je tiens tu acceptes il te fait dire ce qu’il y a entre les étoiles en cercle tout avance je ne disparais pas nous sommes au refuge nous sommes à la déchirure tu tires sur la toile un coup sec : la soie froissée  

 

Il faut trancher les heures oubliées tu te souviens d’éblouissements en éblouissements du thym sur le chemin routes et plantes odorantes tenons pour l’aneth et le myrte sent-il bon : il nous reste les fruits perdus 

 

Il reste des branches des feuilles pour tendre et soutenir la vie sur la route le chemin entre les feuilles les heures les nuages les sillons tu traces sous les feuilles comme s’il le fallait l’aneth le thym le myrte : enfant chante 

 

II

 

Comme s’il le fallait situation antique je tourne tu comprends il te donne le temps il te prend la mesure je suis venu tu vois la lune à l’horizon et tournent encore les cigognes tout passe le ciel le givre viennent : enfin dus

 

Tu savais attendre le point pour voir la nuit le vent la lune les étoiles je suis sur le chemin tu tournes sous les nuages la vie en avance le calme les erreurs je suis à ton côté je suis ta différence : tout argente le visage les fleurs

 

En chemin tu donnes je vois resterons-nous deviendrons-nous anciens sans jours devant le ciel nous sommes descendus nous sommes sans conséquence de rêves et de joies : il reste le mystère des choses endormies    

 

III

 

Comme s’il le fallait les choses endormies le rêve la barbarie reste tu achèves il faut courir encore de parfums en silences les yeux ouverts le cœur palpite tu sais tu le sens il te reste les plantes oubliées : le cœur pour tout dire 

 

Oh entendre je te vois tu saisis il reste les outils les animaux les ramiers tu restes qu’il est doux dormirions-nous cherches-tu ce qui reste les eaux dispersées les sources fugitives les près soumis le bord le bruit : ce qui reste 

 

Et ne reste pas il faut ce que je ne dois plus entendre et dire nous allons au pied les troncs les oliviers les vignes tu trembles je le vois saurons-nous encore dormir pour nous réjouir l’aneth et le myrte et le thym : tout croissant   


30 novembre 2024.




Tyndaris

Ô blanche Tyndaris, les Dieux me sont amis 
Ils aiment les Muses Latines ;
Et l'aneth, et le myrte et le thym des collines 
Croissent aux prés qu'ils m'ont soumis.

Viens ! mes ramiers chéris, aux voluptés plaintives, 
Ici se plaisent à gémir ;
Et sous l'épais feuillage il est doux de dormir 
Au bruit des sources fugitives. 

Études latines, XV, Charles-Marie Leconte de Lisle  (1818 - 1894)

Commentaire 11septembre 2026 11h35

DORIO

"c'est là tu dis ce que tu penses, rossignol."

"Les rossignols tenaient encore bon, bien que démodés, et (j'étais) encore de cette génération là, une époque où l'idéalisme et l'humanisme n'étaient pas encore considérés comme maladies professionnelles des intellectuels bourgeois". 
Romain Gary "Adieu Gary Cooper

9.9.26

Roméo et Juliette


Jour : de cela reste encore de deuil d’horreurs et de larmes tu penses ils avaient froid je reste sur la faim le calme revient nous sommes au-delà tu vas je vais nous sommes fleurs et cailloux mains griffées paille liée 

 

Tu reviens brin de choses corps tremblant de deuil d’horreurs et de larmes mains griffées jours embarrassés tu reprends tu deviens je rentre pour voir tu dirais nous sommes fourbus nous pensions éreintés 

 

Nous sommes nous devenons de reste et de sanglots de deuil d’horreurs et de larmes tu cherches non ce n’est pas le jour l’alouette monte au ciel reste encore nuit tu chantes c’est là tu dis ce que tu penses : rossignol 

 

28 novembre 2024.

commentaire 09 septembre 2026 13h00

DORIO

Poètes, poètes plus encore que la gloire de votre vivant, craignez les monuments posthumes et les anthologies

rien de grave

I    Je nous tu il le sens des choses le poids tu tiens nous venons ils sont abandonnés je reprends cela tourne du dehors au dedans fuis et ...